32. Le Paraclet promis : Mohammed ?

32. Le Paraclet promis : Mohammed ??

Il faut comprendre que, transcrit à la mode arabe (sans tenir compte des voyelles), le mot grec paraklètos s’écrit brklts (lire : biriklutos), et vaut fortuitement pour la transcription arabe d’un autre terme grec : périklutos, qui signifie renommé, donc loué. Il suffira donc que mu-hammad signifie « celui qui est loué » pour que l’on dise que Jésus l’ait annoncé et que l’islam soit l’accomplissement du christianisme. Ce qui est bien sûr erroné[1].

Venons-en aux évangiles.

Le mot Paraclet est à la fois un mot araméen et un mot grec.

Dans le monde grec, le paraclet est l’avocat qui prend la défense de son client, donc celui qui sauve d’une condamnation. D’où la traduction fréquente du mot « paraclet » par « avocat ».

Dans le monde sémite, à la synagogue, le paraclet est le souffleur qui aide le récitateur des textes sacrés, et au tribunal, c’est le conseiller qui « souffle » au témoin sa déposition qu’il a préparé et apprise par cœur, sans toutefois parler à la place du témoin.

L’Esprit Saint est le conseiller dont le « souffle » est saint, on l’appelle donc Paraclet. Mais dans le monde grec, cette fonction de souffleur n’existe pas, et l’on comprend que la traduction grecque amène un appauvrissement dans le domaine de la théologie de l’inspiration.

« Si vous éprouvez de l’amour pour Moi, /mes commandements, garde-les !
Et Moi, je supplierai Mon-Père, / et il vous donnera un autre Paraclet.
Afin qu’il soit avec vous, /pour toujours
L’Esprit /de Vérité !
Celui que le monde /n’est pas capable de recevoir,
Parce qu’il ne l’a pas vu /et ne le connaît pas. » (Jn 14, 15-17 FG)

Date de dernière mise à jour : 31/01/2020