Fête du 8 septembre, Nativité de Marie

La commémoration liturgique de la Nativité de Marie est liée à la dédicace d’une église, au 5e siècle, à Jérusalem, dans les environs de la piscine probatique, là où, selon la tradition, était la maison des parents de Marie : Joachim et Anne.

La date du 8 septembre ouvre l’Année liturgique byzantine à partir du 6e siècle.

La fête du 8 septembre fut accueillie par l’Église de Rome au cours du 7e siècle et devint une grande fête dans toute l’Europe.

Les textes liturgiques guident la foi, non sans un profond émerveillement. De manière sobre mais sûre, ces textes orientent vers l’expérience de tout ce qui vient de Dieu.

Quelques textes byzantins du 8 septembre :

Le Kontakion (oeuvre de Romain le Melode, VI siècle) : « Par ta naissance, o Immaculée, Joachim et Anne furent libérées de la honte de la stérilité et Adam et Ève de la corruption de la mort. Ton peuple, racheté de l’esclavage des péchés, fête ta naissance en t’acclamant : la stérile enfante de la Mère de Dieu, la nourrice de notre vie. »

Une strophe des vêpres : « Venez tous, vous les fidèles vers la Vierge ! Voici en effet que naît celle qui a été choisie, dès avant sa conception, pour être la mère de notre Dieu, elle qui est le joyau de la virginité, le bâton d’Aaron fleuri par la racine de Jessé, l’oracle des prophètes, le rameau des justes Joachim et Anne. Elle naît et, avec elle, le monde est restauré ; elle naît et l’Église s’enveloppe de sa splendeur. Elle est le temple saint, l’habitacle de la divinité, l’instrument virginal, la vraie chambre nuptiale où s’accomplit le prodige de l’union ineffable des natures qui se rejoignent en Christ, mystère parfait. Adorons-le en glorifiant la naissance de la Vierge pure ! »

Les premiers textes liturgiques en Occident pour le 8 septembre

Sacramentaire Gélasien (§ 1016-1019) : « Que nous aide Seigneur, nous t’en prions, l’intercession glorieuse de sainte Marie dont nous rappelons le jour de l’heureuse naissance » (collecte)

Dans le "sacramentarium Gregorianum hadrianum" (GrH 680-682) :

Procession : « Dieu miséricordieux, exauce la supplication de tes serviteurs, nous qui nous sommes réunis pour la nativité de la mère de Dieu toujours Vierge, par son intercession nous sommes appréciés de toi et protégés des dangers » (GrH 680).

Messe :

« O Seigneur, accorde les grâces célestes à tes serviteurs, puisque l’enfantement de la Vierge bienheureuse fut pour nous le commencement du salut, que la fête de sa Nativité nous apporte un surcroît de paix » (Gr H 681).

« Que l’humanité de ton Fils unique nous sauve o Seigneur, lui qui en naissant de la Vierge ne diminua pas, mais consacra la virginité de sa Mère. En la solennité de sa nativité, qu’il nous délivre de nos péchés et te rende agréable notre offrande » (Gr H 682 Sur les offrandes).

Quelques textes liturgiques actuels (Missel Romain 1969)

Antienne d’ouverture : « Célébrons avec joie la naissance de la Vierge Marie, par elle nous est venu le Soleil de justice, le Christ notre Dieu. »

Collecte : « Ouvre à tes serviteurs, Dieu très bon, tes richesses de grâce ; puisque la maternité de la Vierge Marie fut pour nous le commencement du salut, que la fête de sa Nativité nous apporte un surcroît de paix. Par Jésus... » [c’est une reprise du Gr H 681]

Prière après la communion : « Par cette communion, Seigneur, tu refais les forces de ton Église ; donne-lui d’exulter de joie, heureuse de la nativité de la Vierge Marie qui fit lever sur le monde l’espérance et l’aurore du Salut. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. »

Cf. Corrado MAGGIONI, Benedetto il frutto del tuo grembo, Due millenni di pietà mariana, Portalupi Editore s.r.l. 2000, p.91-94 Synthèse F. Breynaert

 

Date de dernière mise à jour : 05/08/2023