7. Mariam et son peuple

6- L'éducation de Mariam

Quelle éducation Marie-enfant a-t-elle reçue ? Marie connaît l’histoire de ses ancêtres.

Lorsque Israël échappe au Pharaon et sort d’Egypte, il s’agit de beaucoup plus que de quelques anecdotes dans la grande histoire du monde. Dieu s’est révélé Celui qui voit la misère et qui descend pour délivrer de l’oppresseur (Exode 3, 7-8). Mais aussi Celui qui appelle à quitter les idoles produites par l’homme et les systèmes occultes qui finissent par occulter le vrai Dieu, et par rendre esclave. Au Sinaï, avec Moïse, Israël avait dit Oui. Tous, hommes et femmes, ils avaient dit Oui (Exode 19). Les musulmans appellent Moïse « Moussa ». Le Coran ne raconte pas l’Alliance au Sinaï : il n’y a pas d’Alliance.

Pendant des siècles, Dieu encourage par des victoires son peuple à vivre l’Alliance. Et le peuple progressivement est sorti de la magie, a cessé les sacrifices d’enfants, les prostitutions, les injustices (Ex 22,17-26). Une lumière l’a guidé, une vie nouvelle a commencé. Cette vie nouvelle s’est progressivement organisée en un royaume, avec notamment David, qui est appelé « Daoud » par les musulmans, 16 fois dans le Coran. Dans la Bible, ce sont les deux livres de Samuel et les deux livres des Rois.

Mais il y eut un tournant très grave. Samarie tombe aux mains des Assyriens en 721 avant J-C, il n’y a plus de victoires pour nous conforter, seuls les signes intérieurs guident désormais l’homme dans son discernement du bien et du mal. Jérusalem est brûlée en 598 avant J-C.

Et Dieu semblait se taire. Les prophètes prient. Le Coran cite plusieurs prophètes bibliques, tels que Nahum, Malachie Jérémie, Isaïe, mais leur discours semble simplement répéter le même rappel depuis Adam et jusqu’à Muhammad, sans rapport les questions que les gens se posent devant l’épreuve. Le peuple ou ses ancêtres devaient-ils expier un péché ? C’est alors le temps pour devenir plus humble, infiniment plus humble. Le peuple devait-il partir en exil pour découvrir que Dieu était plus grand que ce qu’on avait compris jusqu’à présent ? Cyrus, le Perse croyait en une seule et unique divinité, Ahura-Mazda, lui permettant de centraliser pacifiquement son empire, d’unir les philosophes et les croyances, mais c’était une divinité abstraite, impersonnelle. Isaïe ne fut pas impressionné, il admit bien sûr l’idée d’un Dieu unique pour tout l’univers, mais ce Dieu est le Dieu personnel révélé au Sinaï (Isaïe 44, 6).

Puis les exilés rentrent au pays. Le temple fut rebâti. Certains pensaient humblement que la lumière céleste, nul ne pouvait prétendre la comprendre, pas même le sanhédrin, le péché obscurcissait trop les cœurs. Il fallait à Dieu un temple non fait de main d’homme, un temple céleste, un nouveau pardon, alors on aurait la lumière. « Ah! si tu déchirais les cieux et descendais -- devant ta face les montagnes seraient ébranlées » (Isaïe 63,19)

Dans sa prophétie des soixante-dix semaines, le prophète Daniel annonce la venue du Messie (Dn 9), un Messie « Saint des Saints » (Dn 9, 24), demeure ou Dieu réside, il est aussi « Prince-Messie » (Dn 9, 25), donc roi, mais « Messie massacré » (Dn 9, 26). Daniel fait cette annonce avec un comput dont les chiffres se lisent selon les coutumes numériques des Babyloniens et de l’ancien Orient, ainsi, très probablement, on compte en années aux versets 24-25 puis , en Dn 9, 26, on compte en mois au verset 26, et en jour au verset 27, on compte en jours. Les 70 semaines d’années de la prophétie nous mènent en 26 ans avant J-C, au moment des travaux d’Hérode le grand pour l’esplanade du Temple de Jérusalem, avec une fourchette de 70 ans, c’est-à-dire pour une période qui couvre la vie de Jésus et celle de la Très Sainte Vierge Marie.

Date de dernière mise à jour : 11/07/2019