44. La mort de l’Antichrist

Le Nouveau Testament dit que l’Antichrist nie la divinité du Christ, il nie le Père et le Fils (1Jn 2, 22). Nous pouvons l’imaginer comme le chef d’une maffia mondialisée, tenant à peu près ce discours : « Jésus n’est pas Dieu, ne l’adorez pas, il ne sauve pas, mais moi, j’ai développé en moi le divin, adorez-moi, et c’est moi qui sauve le monde ». Saint Paul écrit à son propos : « [Doit venir l’apostasie] et se révéler l’Homme impie, l’Etre perdu, l’Adversaire, celui qui s’élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu ou reçoit un culte, allant jusqu’à s’asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu, se produisant lui-même comme Dieu. […] Alors l’Impie se révélera, et le Seigneur le fera disparaître par le souffle de sa bouche, l’anéantira par la manifestation de sa Venue » (2Th 2, 3-8).

Les musulmans se pensent élus pour combattre l’Antichrist : « Le Prophète (~) a dit: «Vous combattrez la Péninsule arabique et Allâh vous accordera la victoire, puis vous combattrez la Perse[1] et Allâh vous accordera la victoire, puis vous combattrez les Romains et Allâh vous accordera la victoire, puis vous combattrez l’Antéchrist et Allâh vous accordera la victoire » (Muslim)[2].

Pour l’islam, ‘Îsâ (Jésus), qui pourtant n’a jamais manié l’épée pendant sa vie, reviendrait en combattant armé. Le Prophète (~) a dit : «L’heure n’aura pas lieu sans que les Romains aient stationné leurs troupes à al-A’mâq ou ad-Dâbiq. /…/ Pendant que les musulmans se prépareront à le combattre, on appellera à la prière. Ce faisant, ‘Îsâ viendra [litt. descendra] puis dirigera la prière. Quand l’ennemi d’Allâh le verra, il se mettra à fondre comme le sel fond dans l’eau; n’eût été [le décret] d’Allâh, il se serait décomposé jusqu’ à en mourir, mais Allâh le fera périr par la main [de ‘Îsâ] et il leur montrera son sang sur sa lance’" » (Muslim)[3].

 

Peut-on interroger une telle croyance ?

Le jugement ne peut être fait que par le seul qui soit innocent, Jésus-Christ, et par ses anges. L’Eglise attend le retour de Jésus dans « la gloire » (et non pas corporellement comme le dit l’islam). Sa venue anéantira l’Antichrist (2Th 2,8), et elle seule !

Dans la parabole de l’ivraie, Jésus avertit ses disciples qu’ils ne doivent pas arracher l’ivraie eux-mêmes, autrement dit, ils ne doivent pas opérer le jugement par eux-mêmes : « De même que l’on enlève l’ivraie [c’est-à-dire la mauvaise herbe dans un champ de blé] pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à l’aboutissement du temps (grec : én têi sunteleïai tou aíônos), le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume tous ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal, et ils les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père » (Mt 13, 40-43).

 

Comprenons-bien, la justice humaine peut et doit châtier les crimes (civils ou militaires), mais le jugement des hommes n’appartient qu’à Dieu.

Nous attendons cet événement, celui de la venue glorieuse de Jésus, le Fils de l’homme et ses anges, dans la piété et la douceur : ni djihad ni de goulag, seul Dieu peut nettoyer la terre.

 

[1] La Perse du V° siècle s’étendait de l’Indus (Tibet) à l’Anatolie (Turquie) et la Palestine.

[2] Mohamed BENCHILI, La venue du Mahdi selon la tradition musulmane, éditions Tawhid, 2009, p. 64

[3] Mohamed BENCHILI, Ibid., p. 68-69

44. La mort de l'Antichrist-Dajjal (Sr Françoise parle aux musulmans)

Date de dernière mise à jour : 06/11/2019