Prière du pardon

Le chapelet du pardon

Le Chapelet du Pardon se compose d’une Croix et de 77 perles.

Introduction :

« Alors Pierre s’approcha de lui, et dit: Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi? Sera-ce jusqu’à sept fois? Jésus lui dit: Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. » (Mathieu 18, 21-22)

Sur la Croix :

Jésus mon Seigneur, Tu connais ma faute. Libère-moi! Délivre-moi! Tu connais toutes les blessures ouvertes et cachées qui m’ont été infligées. Aide-moi à pardonner et à guérir les blessures de mon âme. Aide aussi tous ceux que j’ai offensés à me pardonner. Amen. Fiat.

Sur chacune des 77 perles :

Seigneur, aide-moi et les autres, à tout pardonner.

Prière finale :

Jésus-Christ, Vous nous avez dit: « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. » (Jn 14, 27)


Cf. Françoise Breynaert, Extraits de : Maranathons de prière, éditions Sakramento, préface Mgr Léonard.

Le bien et le mal

« Qui nous fera voir le bonheur ? » (Ps 4, 7)

            Dans le livre du Deutéronome, le décalogue est donné dans la perspective du bonheur, « cet heureux pays » (Dt 1, 35 ; 4, 21 ; 4, 22) ou cette « heureuse montagne » (Dt 3, 25), « afin qu’ils soient heureux » (Dt 5, 29) ou parce que le Seigneur veut « te rendre heureux » (Dt 6, 3).

            La première parole du Décalogue ne consiste pas en un commandement, mais simplement dans le fait d’accueillir l’amour libérateur de Dieu : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude. » (Dt 5, 6)

            Tout commence dans l’Amour ; les commandements sont les exigences de l’Amour. (Et sans les commandements, ce sont les pulsions et les désirs qui prennent force de loi, jusqu’à la violence institutionnalisée…)

            Viennent d’abord des commandements qui concernent notre relation à Dieu :

-           L’interdit de l’idolâtrie (Dt 5, 7-10), (spiritisme ou magie, cupidité, égocentrisme…).

-           L’interdit de l’hypocrisie (prononcer le nom de Dieu à faux) (5, 8)

-           Le repos hebdomadaire du shabbat « Observe le jour du sabbat pour le sanctifier, comme te l’a commandé le Seigneur, ton Dieu. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage, mais le septième jour est un sabbat pour le Seigneur ton Dieu. Tu n’y feras aucun ouvrage… » (5, 9-15)

-           Et « Honore ton père et ta mère, comme te l’a commandé le Seigneur ton Dieu, afin que se prolongent tes jours et que tu sois heureux sur la terre que le Seigneur ton Dieu te donne. » (5, 16)

-           « Tu ne tueras pas. » (5, 17)

-           « Tu ne commettras pas l’adultère. » (5, 18)

-           « Tu ne voleras pas. » (5, 19)

-           « Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. » (5, 20)

-           « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, tu ne désireras ni sa maison, ni son champ, ni son serviteur ou sa servante, ni son bœuf ou son âne: rien de ce qui est à ton prochain. » (5, 21)

 

            Il y a de nombreuses correspondances entre les divers commandements. Dieu qui libère les esclaves s’oppose celui qui tue. L’idolâtrie est un adultère spirituel. Dans ce dernier verset, la triple convoitise contient le germe de l’adultère (désirer la femme), du meurtre (envier la maison, c’est envier l’honneur), et du vol. C’est la triple concupiscence qu’il faut arracher du cœur comme on arrache les mauvaises herbes d’un jardin.     L’enseignement de Jésus attachera beaucoup d’importance à ce travail sur le cœur (Mt 5-7).

            Nous confessons les fautes commises « par pensée, par paroles, par action, par omission ».

 

Psaume 50 (51)

1 Du maître de chant. Psaume. De David. Quand Natân le prophète vint à lui parce qu’il était allé vers Bethsabée.

Pitié pour moi, Dieu, en ta bonté,

 en ta grande tendresse efface mon péché,

lave-moi tout entier de mon mal

 et de ma faute purifie-moi.

Car mon péché, moi, je le connais,

 ma faute est devant moi sans relâche;

contre toi, toi seul, j’ai péché,

 ce qui est coupable à tes yeux, je l’ai fait.

Pour que tu montres ta justice quand tu parles

 et que paraisse ta victoire quand tu juges.

Vois: mauvais je suis né, pécheur ma mère m’a conçu.

Mais tu aimes la vérité au fond de l’être,

dans le secret tu m’enseignes la sagesse.

Ote mes taches avec l’hysope, je serai pur;

lave-moi, je serai blanc plus que neige.

Rends-moi le son de la joie et de la fête:

qu’ils dansent, les os que tu broyas!

Détourne ta face de mes fautes,

et tout mon mal, efface-le.

Dieu, crée pour moi un cœur pur,

restaure en ma poitrine un esprit ferme;

ne me repousse pas loin de ta face,

ne m’enlève pas ton esprit de sainteté.

Rends-moi la joie de ton salut,

assure en moi un esprit magnanime.

Aux pécheurs j’enseignerai tes voies,

à toi se rendront les égarés.

Affranchis-moi du sang, Dieu, Dieu de mon salut,

et ma langue acclamera ta justice;

Seigneur, ouvre mes lèvres,

et ma bouche publiera ta louange.

Car tu ne prends aucun plaisir au sacrifice;

un holocauste, tu n’en veux pas.

Le sacrifice à Dieu, c’est un esprit brisé;

d’un cœur brisé, broyé, Dieu, tu n’as point de mépris.

En ton bon vouloir, fais du bien à Sion:

rebâtis les remparts de Jérusalem!

Alors tu te plairas aux sacrifices de justice --

holocauste et totale oblation -- alors on offrira de jeunes taureaux sur ton autel.

Date de dernière mise à jour : 18/07/2019