Divine volonté et Histoire

Luisa Piccarreta a vécu à Corato en Italie (1865-1947). Vierge consacrée, elle portait invisiblement les stigmates de la Passion et a cessé de s’alimenter vers l’âge de 17 ans : sa nourriture, c’était la volonté du Père.

Son journal, intitulé « le livre du Ciel », est écrit de 1899 à 1938 (36 volumes connus + 3 volumes qui ont été perdus). « Les 24 heures de la Passion » sont écrites de 1913 à 1914, et « La Reine du Ciel dans le royaume de la Volonté divine » (un mois avec Marie) en 1930.

Luisa 1

Après sa mort, en 1986, Mgr Carata a commencé l’Association de la Divine Volonté et lui a accordé l’approbation canonique. En 1994, les écrits de Luisa ont reçu le nihil obstat et l’imprimatur et, le 20 novembre 1994, jour de la fête du Christ-Roi, fut ouvert son procès de béatification.

Quant au père Annibale Maria Di Francia (1851-1927), son confesseur extraordinaire et le réviseur officiel de ses écrits, il fut canonisé le 16 mai 2004 par Jean-Paul II.

Jésus dit :          

« Mon enseignement n’est pas de moi, / mais de celui qui m’a envoyé !
Qui veut faire Sa volonté, / comprend si mon enseignement est de Dieu,
Ou bien si c’est selon le désir de mon âme / que je parle ! » (Jn 7, 16-17 FG, de l’araméen)

Les écrits de Luisa Piccarreta sont animés d’un puissant souffle et d’une grande espérance qui font leur succès. Ils nous placent dans la perspective du Père qui veut se faire reconnaître pour que la création puisse accomplir son but.

Tel un soleil, « la Divine Volonté va à la rencontre des créatures pour se faire reconnaître et former en chacune d’elles sa vie de beauté, de sainteté, de lumière et de douceur infinie ; Elle veut détruire en elles toutes les amertumes, les laideurs, les misères, et, en leur administrant le baiser de la vie, par son souffle, Elle veut les transformer en des créatures bonnes, belles et saintes ». Beaucoup d’âmes refusent de recevoir ces biens. Mais l’histoire n’est pas terminée. La Divine Volonté « veut former son règne », « on verra des prodiges » et « un nouvel enchantement de beauté prodigieuses » (9 juin 1929, Tome 26).

 

 

 

1. Le « Fiat » de la Création

« Fiat » est un mot latin qui signifie « que cela soit », par exemple quand Dieu dit : « que la lumière soit (Fiat) ! » au moment de la création.

Gn 1

Le Fiat de Dieu dans la création a activé les mouvements corporels d’Adam, tels que le battement de son cœur, ainsi que les premiers mouvements intellectuels et volontaires d’Adam, et il se présente une disposition stable, un enracinement de l’humanité en Dieu. Adam vivait beaucoup plus qu’une simple coopération avec son Créateur. Luisa dit qu’Adam avait reçu le don de la Divine Volonté : le mouvement éternel et premier de Dieu était engagé d’une manière habituelle dans les mouvements humains, de sorte qu’Adam recevait des grâces continuelles et que ses actes étaient des actes divins continus : il vivait à l’image et la ressemblance de Dieu au point que « ses pensées, ses paroles, ses ouvrages et ses pas étaient animés par l’unité du Fiat qui embrasse tout et contient tout » (10 septembre 1928, Tome 24). Adam vivait « par le souffle de Dieu » (Gn 2, 7). Les actes qu’Adam faisait en suivant la volonté divine étaient autant de souffles que la Divine Volonté formait en lui comme un souffle divin. Et Dieu prenait plaisir à respirer son œuvre(9 juin 1929, Tome 26).

« Ma fille, ce que je désirais en créant l’homme, c’était qu’il fasse ma Volonté en toute chose et que, petit à petit, par des actes répétés dans la Volonté, le soleil de ma vie se forme en lui. Ainsi, le soleil de ma vie aurait trouvé en lui ce même soleil et les deux se seraient fondus en un seul. Alors, je l’aurai amené aux joies du Ciel » (3 avril 1920, Tome 12).

Le péché a bloqué ce projet. Et il est écrit : « Ne dis pas : "C’est le Seigneur qui m’a fait pécher", car il ne fait pas ce qu’il a en horreur. Ne dis pas : "C’est lui qui m’a égaré", car il n’a que faire d’un pécheur » (Sirac 15, 11-12).

Cependant, l’homme ne porte pas toute la responsabilité du mal : « c’est par l’envie du diable que la mort est entrée dans le monde » (Sg 2, 24). En cédant à la tentation diabolique, Adam et Ève ont donné au diable et aux anges déchus une permission, une emprise sur le monde. Jésus soupire : « Par la Création, j’ai lancé mes travaux, mais je ne suis pas resté comme centre de la vie dans les choses créées » (6 juin 1921, Tome 13).

Les « rondes de la création » consistent à visiter toute la création en bénissant Dieu, en le remerciant, en l’adorant, et, de la sorte, nous renouons les liens entre la création et le Créateur, et la création tout entière rentre dans l’ordre (17 mai 1925, Tome 17). Ces rondes ne sont pas tant quantitatives que qualitatives (nous n’aurions pas assez de toute la vie pour bénir Dieu pour chaque créature et chacun de ses mouvements).

 

Jésus raconte à Luisa un discours qu’il donna lorsqu’il était lui-même un enfant exilé en Égypte et qu’il s’adressait aux enfants.

Jesus enfant icone

« Mes enfants, écoutez-Moi, Je vous aime beaucoup et veux vous faire connaître votre origine. Regardez le ciel, là-haut, vous avez un Père qui vous aime tellement, qu’IL ne se contenta pas de vous guider, de se conduire en tant que Père depuis le Ciel, de créer pour vous un soleil, une mer et une terre fleurie pour vous rendre heureux, mais, éprouvant pour vous un amour exubérant, IL voulut descendre dans votre âme, devenant un doux prisonnier de vos cœurs, former son palais au fond de vous, mais dans quel but ? Pour donner vie à vos pulsations, à votre respiration et à votre mouvement. […]

Combien de baisers et d’étreintes cachés vous recevez de votre Père céleste, et puisque, n’étant pas attentifs, votre baiser n’a pas rencontré le sien, et vous n’avez pas senti ses bras paternels vous enlacer, IL souffre de ne pas recevoir en retour les baisers et les étreintes de ses enfants. Maintenant, mes chers enfants, savez-vous ce que votre Père Céleste souhaite avoir de vous ? Siégeant au centre de votre âme, IL veut votre amour en tout ce que vous faites […]

Dites avec moi : ‘Nous vous aimons notre Père qui êtes aux Cieux, et qui résidez dans nos cœurs’ » (10 janvier 1938, Tome 35).

Ceci correspond à l’enseignement de saint Paul : « [La divinité] n’est pas loin de chacun de nous. C’est en elle en effet que nous avons la vie, le mouvement et l’être » (Actes 17, 26-28), développé par saint Thomas d’Aquin[1].

« En créant Adam, nous avons agi comme un Père qui met ses biens et sa vie elle-même en commun avec son fils. […] La vie de ma Volonté dévoile qui je suis » (24 novembre 1935, Tome 33).

 

[1] S. Thomas explique que Dieu est au-dessus de toutes choses (cf. Ps 113, 4), mais il est en toutes choses comme source créatrice de leur être à toutes (cf. Is 26, 12). Si on prend le cas extrême des démons, rendus difformes par le péché, Dieu ne leur est présent « seulement selon qu'ils sont des étants » (Prima Pars Qu.8 a.1). Puis, commentant le verset « Je remplis le ciel et la terre » (Jr 23,24), saint Thomas explique que Dieu remplit tout lieu en donnant l'être ; et comme « la blancheur est tout entière en chaque partie de sa surface », « l'âme est tout entière dans chaque partie du corps » et « Dieu est tout entier dans tous les êtres et dans chacun » (I Prima Pars Qu.8 a.2). Enfin, saint Thomas explique que la présence de Dieu, lorsqu’elle est reconnue, devient plus intime (I Prima Pars Qu.8 a.3).

 

2. Le « Fiat » de la Rédemption

La vie terrestre du Fils de Dieu a commencé lorsque la Vierge Marie dit : « qu’il me soit fait (Fiat) selon ta parole » (Lc 1, 38).

Jésus a vécu « avec les qualités de l’Adam innocent » (12 mai 1929, Tome 26). Il posait des actes divins continus.

Après le péché originel, le Père n’a pas détruit la création parce que le Fils incarné lui était présent avec ses mérites pour toutes les générations passées, présentes et futures. Jésus explique à Luisa : « Si le Verbe éternel n’avait pas offert ses mérites anticipés de futur rédempteur […] tout serait tombé en ruine » (7 octobre 1929, Tome 17).  En effet, en Dieu, il n’y a ni passé, ni futur, mais tout est présent. Ce qui ne signifie pas que les générations passées avaient déjà le salut.

À Jésus est associé Marie. Jésus explique à Luisa : « Deux personnes avaient détruit ce Royaume de ma Divine Volonté, Adam et Ève, et deux autres allaient le refaire, Moi et la Sainte Reine » (11 mars 1928, Tome 23).

Lors de son baptême au Jourdain (Mc 1, 9-11), « l’Esprit, comme une colombe, descendit sur Jésus » et une voix céleste se fit entendre : « Tu es mon Fils bien-aimé, toi, en qui (bāk) je me suis complu (araméen : eṣṭbīt) » avec la forme passive ou réfléchie du verbe vouloir, ṣbā. Il y a dans cette forme verbale l’expression d’un dynamisme et d’une puissance : Jésus est le Fils bien-aimé en tant qu’il porte en lui le divin vouloir.

Or Jésus déclara : « Quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là m’est un frère et une sœur et une mère » (Mt 12, 46-49).

Jésus dit : « Je suis dans le Père et le Père est en moi » (Jn 14, 10).
Nous pourrions paraphraser en nous inspirant du thomisme [1] : Je suis dans le Père parce que le Père me connaît et il veut mon existence, et le Père est en moi comme agent efficient, c’est lui qui agit en moi et donne à mes œuvres puissance et beauté. 

Et Jésus a prié en disant : « Père, je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, pour que l'amour dont tu m’as aimé soit en eux et moi en eux » (Jn 17, 26).

Jésus est ainsi le premier-né d’une multitude de frères (Rm 8, 29) qui peuvent appeler Dieu leur Père (Jn 20, 17).

Jésus dit encore à Luisa : « J’ai choisi les apôtres pour fortifier les fruits de la Rédemption, et ils devaient chercher l’homme qui était perdu et assurer son salut par les Sacrements » (3 décembre 1921, Tome 13). « Je te donne ma chair en nourriture afin que tu puisses vivre complètement immergée en moi. Si tu es malade, je te guéris avec les Sacrements ; si tu es tachée, je te lave avec mon Sang » (12 mai 1917, Tome 12). « Ma fille, pourquoi les Sacrements sont-ils appelés Sacrements ? Parce qu’ils sont sacrés – ils ont la valeur et le pouvoir de conférer la grâce et la sainteté » (26 décembre 1919, Tome 12). « Les sacrements opèrent selon les dispositions des âmes. Et parfois les Sacrements restent stériles, incapables de conférer le bien qu’ils contiennent » (26 décembre 1919, Tome 12).

Pendant sa vie sur la terre, Jésus a montré aux hommes ce que devait être la nature humaine telle que Dieu la voulait, mais il ne pouvait pas révéler l’éclat de sa divinité ; notamment, sa transfiguration n’eut que trois témoins... Quand l’humanité verra le Christ glorieux, c’est-à-dire dans l’éclat de sa divinité, cela provoquera un jugement car un certain nombre ne seront pas prêts et ne le supporteront pas. Mais pour ceux qui auront été préparés, ce sera une grâce inouïe qui leur donnera de vivre continuellement dans la Vie Divine.

 

[1] « Il est de la nature de la science et de la volonté que ce qui est su soit dans celui qui sait, et ce qui est voulu dans celui qui veut. Donc, selon la science et la volonté, les choses sont en Dieu plutôt que Dieu n'est dans les choses. Au contraire, la puissance est par sa nature un principe d'action sur un autre; aussi, en raison de sa puissance, tout agent dit un rapport et une application de son énergie à quelque chose d'extérieur. Et c'est de cette manière que l'on peut dire d'un agent qu'il est en un autre par sa puissance » (I Prima Pars Qu.8 a.3, S3)

3. Le Troisième « Fiat »

L’expression « troisième Fiat » est typique des écrits de Luisa. Jésus explique : « Par la Rédemption [deuxième Fiat], je me suis fait le centre de la vie de ma propre Humanité, mais non le centre de la vie chez les créatures. Et si leur volonté n’adhère pas à la mienne, les fruits de la Rédemption sont inutiles. Au contraire, par mon troisième Fiat, la créature plonge sa vie dans ma Volonté et je deviens le centre de sa vie. C’est pourquoi, je te le répète, mon Fiat Voluntas tua sera la véritable gloire de la Création et l’accomplissement des fruits abondants de la Rédemption » (6 juin 1921, Tome 13).

« Je tarde [à faire le don du Royaume de ma Divine Volonté] parce que je veux qu’ils soient informés, qu’ils prient et désirent que vienne le Royaume, et qu’ils comprennent le grand don qu’il apporte […] Sans un peuple élu un royaume ne peut pas être formé […] Aussi ne sois pas surprise de me voir désirer le règne de ma Volonté, et de le retarder. Telles sont les voies de notre impénétrable sagesse qui dispose tout avec ordre et utilise ces retards pour répandre sa connaissance » (26 février 1930, Tome 28).

« Par conséquent, sois attentive, parce qu’il s’agit de donner les droits à une Volonté divine pour achever l’œuvre de la Création [premier Fiat] » (26 mai 1929, Tome 16).

Shema general trois fiat

Un message en ces temps si tristes

En révélant à quelle communion avec Dieu le Père nous sommes appelés, les écrits de Luisa Piccarreta sont la réponse à nos temps si tristes. C’est un don qui réveille les âmes pour les détourner de la tentation démoniaque de construire le monde sans Dieu notre Père. C’est un don capable de guider les gens vers les vraies solutions, dans la sagesse divine.

Le Père notre Créateur a voulu des humains ayant une intégrité corporelle reçue de Dieu, et possédant chacun ou en petits groupes (famille, clan) un espace approprié à l’exercice de la liberté, sans voler ni même convoiter ce qui est à l’autre, comme le dit le décalogue, mais il y a plus :

Jésus a dit :
« Amen, amen / je vous le dis :
Quiconque fait le péché, / est esclave du péché !
Et l’esclave / ne demeure pas pour toujours dans la maison !
Le fils, en revanche, / y demeure pour toujours !
Si lui, par conséquent, le Fils, vous libère, / vous serez vraiment des fils libres » (Jn 8, 34-36 FG).

Jésus est le Rédempteur qui rend l’accès au jardin comme on rentre « à la maison ». Mais le pécheur qui s’obstine ne demeure pas pour toujours dans la maison, parce qu’il y aura un jour un jugement du monde, et les pécheurs obstinés ne pourront plus demeurer sur la terre, ils tomberont dans l’étang de feu, l’enfer.

Pour les gens de bonne volonté, le temps de la Venue glorieuse du Christ sera au contraire un temps de préparation à l’éternité et de passage de l’état de serviteur à celui de fils :

Pour les gens de bonne volonté, le temps de la Venue glorieuse du Christ sera au contraire un temps de préparation à l’éternité et de passage de l’état de serviteur à celui de fils :

« Ma fille, la vie dans ma Volonté est ce qui se rapproche le plus de la vie des bienheureux dans le Ciel. La distance entre ceux qui vivent dans ma Volonté et ceux qui sont seulement en conformité avec ma Volonté est du même ordre que la distance entre le Ciel et la terre, la distance entre le fils et le serviteur, la distance entre le roi et ses sujets. Le don de vivre dans la Divine Volonté est un cadeau que je veux faire dans ces temps si tristes. Qu’on ne se contente pas uniquement de faire ma Volonté, mais qu’on la possède ! Ne suis-je pas libre de donner ce que je veux, quand je le veux et à qui je veux ? Le maître n’est-il pas comme un seigneur qui peut dire à un serviteur : vis dans ma maison, mange, prends, commande comme un autre moi-même ? » (18 septembre 1924, Tome 17).

 

Notre Père, que ton règne vienne

Jésus explique à Luisa :

« Ma fille, quand Adam a péché, Dieu lui a fait la promesse d’un Rédempteur. Des siècles ont passé et la promesse s’est réalisée : les générations ont pu bénéficier de la Rédemption.
Par la suite, après que je sois descendu du Ciel pour réaliser la Rédemption, avant de quitter la terre, j’ai fait une autre promesse, très solennelle. Celle de la venue du Royaume de la Divine volonté. Je l’ai faite dans la prière du Notre Père - en demandant au Père que son Règne vienne et que sa Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel. […]
La formulation - Que ton Règne vienne ; que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel - laisse entendre que je ne devais pas établir le Royaume de la Divine Volonté au temps même de ma venue sur la terre. Autrement, j’aurais dit quelque chose comme ‘Mon père, que le Royaume que j’ai établi sur cette terre soit confirmé par toi...’ Plutôt, j’ai dit : ‘Que ton Règne vienne’ qui signifie que ce Règne doit venir et que les créatures doivent l’attendre avec la certitude avec laquelle les Hébreux ont attendu le Rédempteur.
Ma Divine Volonté est liée par les paroles du Notre Père, et quand ma Volonté est liée, ce qui est promis est plus que certain, spécialement parce que tout a été préparé par moi […].
Si je fais connaître présentement autant de vérités concernant le Troisième Fiat, ce n’est pas une simple information. Non ! C’est parce que je veux que tous sachent que ce Royaume est proche. Qu’ils sachent apprécier ses belles prérogatives et espèrent entrer et vivre dans ce Royaume si saint, si rempli de félicité et de bienfaits.
Ce qui paraît difficile pour les hommes est facile pour la puissance de notre Volonté parce qu’elle sait comment éliminer toutes les difficultés et tout conquérir quand elle le veut et au moment qu’elle a choisi. » (5 février 1928, Tome 25).

Nous avions parlé des sacrements dans le « Fiat » de la Rédemption. Les Sacrements sont aussi « l’acte premier » de la « complète sanctification », et peu à peu, l’âme atteint l’accomplissement de l’union à Dieu que Jésus appelle le Sacrement de ma Volonté : « Le Sacrement de ma Volonté est formé entre ma Volonté et la volonté de l’âme ; les deux volontés sont liées ensemble et forment le sacrement. Ma Volonté est la vie, et l’âme qui est déjà disposée reçoit la vie, ma volonté est sainte et l’âme reçoit la sainteté, elle est forte et l’âme reçoit la force, et ainsi de suite pour tout le reste. […] Seul le Sacrement de ma Volonté peut clamer la gloire et la victoire » (26 décembre 1929, tome 12).

L’Église catholique enseigne : « Que ton règne vienne (Mt 6, 10). […] Dans la prière du Seigneur, il s’agit principalement de la venue finale du Règne de Dieu par le retour du Christ (cf. Tt 2,13)… » (CEC 2818).

 

À travers un jugement

2th

Jésus explique à Luisa :

« Celui qui pense que le règne de notre Volonté n’aura pas lieu, met en doute la puissance suprême. Nous pouvons tout et, quand Nous le voulons, notre pouvoir est si immense que rien ne peut lui résister ; ainsi, Nous pouvons réhabiliter l’homme, le rendre encore plus beau qu’avant, renforcer son habitation croulante, la rendant encore plus stable qu’elle ne l’était, et, par notre souffle, faire tomber dans de sombres abîmes, ses voleurs et ses ennemis.

Bien qu’il ait fait un faux pas dans notre Divine Volonté, l’homme n’a cessé d’être notre œuvre et même s’il devint désordonné, pour la dignité de notre création qui doit devenir parfaite et achevée, telle que Nous la voulons, par son pouvoir notre puissance mettra fin à son désordre, à ses faiblesses et, avec autorité elle lui dira : "Assez, ça suffit ! Reviens dans l’ordre, reprends ta place d’honneur en tant qu’œuvre digne de ton Créateur" » (2 avril 1932, Tome 30).

Jésus dit encore :
« Le Règne de la Divine Volonté sur la terre comme au Ciel est un décret émis de toute éternité par la très Sainte Trinité, au même titre que les décrets de la Création et de la Rédemption.  […] Pour l’application de ce décret, j’aimerais gagner l’homme par la force de mon Amour, mais la perfidie humaine me fait obstacle. C’est pourquoi je vais utiliser la Justice : je vais balayer la terre, je vais éliminer toutes les créatures mauvaises qui, comme des plantes empoisonnées, contaminent les plantes innocentes. Quand j’aurai tout purifié, mes vérités trouveront leur voie et donneront aux survivants la vie, le baume et la paix. À la confusion de ceux qui n’auront pas cru – ce qui d’ailleurs sera leur condamnation -, ma volonté régnera ; j’aurai mon royaume sur la terre comme au Ciel ! » (2 octobre 1938, Tome 36).

 

L’accomplissement du règne de la Divine Volonté va passer par un jugement. Ce ne sont pas les petits et les faibles qui doivent craindre, car pour eux, la venue glorieuse du Christ sera comme un soleil avec la guérison dans ses rayons (Ml 3, 12).

Mais pour ceux que l’Apocalypse désigne comme la « bête » et le « faux prophète », ils seront ruinés par la venue glorieuse du Christ. Jésus à Luisa : « Quand je suis venu sur la terre pour racheter les hommes, il a été dit de moi que j’allais être le salut et la ruine d’un grand nombre. Concernant ma Volonté, on pourra dire qu’elle amènera sur la terre la grande sainteté car ma Volonté est la sainteté absolue, ou la ruine d’un grand nombre » (20 mai 1936, Tome 34).

Jésus a fait référence à sa présentation au Temple, lorsqu’il était enfant : « Syméon dit à Marie, sa mère : "Vois ! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël » (Lc 2, 34).

Dans l’Apocalypse, à l’ouverture du 7e sceau, les serviteurs de Dieu sont scellés, c’est-à-dire fixés dans le Bien (Ap 7, 2-3). Ensuite, Jean voit sous l’image de la marque de la bête, ceux qui sont fixés dans le mal. Attention : l’idéologie messianiste classe, dès cette terre, les hommes en deux camps, « les bons » d’un côté et, de l’autre, ceux qui ne suivent pas les bons et qui sont donc mauvais.

En fait, cette idée de classifier les gens, plus que jamais actuelle dans les propagandes médiatiques, vient d’une dramatique laïcisation du tri opéré par Dieu dans l’au-delà et lors du Jugement qui n’appartient qu’à Lui ‒ une conviction qui imprègne tout le Nouveau Testament et particulièrement l’Apocalypse. Le glissement entre un Jugement opéré par Dieu (et par ses Anges) et un Jugement opéré par des pouvoirs messianistes à coup d’exterminations et de génocides est une dénaturation radicale.

 

Avec l’armée du Ciel

2th 1

« Qu’il fortifie vos cœurs pour que vous soyez dans une sainteté irréprochable devant Dieu notre Père, lors de la venue de notre Seigneur avec ses saints » (1Th 3, 13).

Déjà, les apparitions du ressuscité furent une consolation pour les disciples, mais la foi est plus importante encore, or, longtemps, ils ne crurent pas, ils n’eurent pas confiance tout de suite [haymen]. Lors de la Venue glorieuse du Christ, tous le verront (Mt 24, 27.30), mais c’est la foi qui sera décisive. En effet, le Christ n’impose ni son salut ni son règne : il faut lui faire confiance. (En araméen, il n’y a qu’un seul mot pour dire la foi et la confiance : haymānūtā).

Comme je l’explique dans un livre dédié, l’Apocalypse est une composition orale qui se médite « en filet » : avec des fils horizontaux (par exemple les 7 Églises) et des fils verticaux (la 1e Église avec le 1e sceau, la 1e trompète, etc.). Ce qui permet une compréhension plus fine et plus riche.

Suivons le 4e fil. Il s’achève par : « Voici, Je viens, d’un [coup] ! […] Je [suis] l’Aleph et Je [suis] le Taw, le Premier et le Dernier, le Commencement et l’Accomplissement » (Ap 22, 12-13 FG – 4e conclusion). Or, au début, Jésus promet : « Au vainqueur et gardien de Mes œuvres, Je donnerai autorité sur les peuples » (Ap 2, 26 FG – 4e Église). Quand ? Après un événement inouï : Jésus se manifestera d’une manière céleste comme « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Ap 19, 16 – 4e jugement).

Grande consolation pour ceux qui « décèdent en Notre-Seigneur » (Ap 14, 13 – 4e prise de position) avant son retour dans la gloire, il est dit que Jésus le Messie le Verbe de Dieu, viendra accompagné d’une cavalerie céleste : « Et les puissances des Cieux Le suivent sur des cavales blanches et revêtues de byssus blanc et pur ! » (Ap 19, 14 FG4e jugement).

Les « puissances des Cieux » désignent les anges, qui, comme dans la parabole de l’ivraie (Mt 13, 41-42), opèrent le jugement. L’image du byssus pur désigne « les [actions] droites des saints » (Ap 19, 8). Autrement dit, Jésus viendra avec les justes qui sont décédés et qui sont avec lui au Paradis. À la 4e Église Jésus disait : « Je connais tes œuvres et ton amour [brûlant] et ta foi, et ton service, et ta persévérance ; et tes dernières œuvres sont plus nombreuses que les premières » (Ap 2, 19 FG). Ces œuvres bonnes « courent » jusqu’au jour où la milice céleste accompagnant la Venue glorieuse du Christ livrera une guerre d’Amour, non sanguinaire, en apportant des cadeaux, des grâces, des remèdes, de quoi stupéfier les hommes et les attacher au Seigneur.

Jésus dit à Luisa :

« Ma fille, je te le répète, ne t’attarde pas à la terre ! Laissons les créatures faire ce qu’elles veulent. Elles veulent faire la guerre, qu’il en soit ainsi. Quand elles seront fatiguées, je ferai moi aussi ma guerre. Leur fatigue du mal, leurs désillusions et leur souffrances les disposeront à accepter ma guerre. Ce sera une guerre d’Amour. Ma Volonté descendra du Ciel au milieu des créatures. Tes actions faites dans ma Volonté, de même que celle d’autres âmes faites aussi dans ma Volonté, feront la guerre aux créatures, une guerre non sanguinaire. Elles batailleront avec les armes de l’Amour, apportant aux créatures des cadeaux, des grâces et la paix. Elles donneront des choses si surprenantes que les hommes en seront stupéfiés.

Ma Volonté, ma milice du Ciel, confondra les hommes avec des armes divines ; elle les submergera, leur donnant la lumière pour qu’ils voient les dons et la richesse avec lesquels je veux les enrichir. Les actions faites dans ma Volonté, portant en elles la Puissance créatrice, seront le nouveau salut de l’homme et leur apporteront tous les biens du Ciel sur la terre. Elles amèneront l’ère nouvelle de l’Amour et son triomphe sur l’iniquité humaine.

Par conséquent, multiplie tes actions dans ma Volonté afin de former les armes, les cadeaux et les grâces qui descendront au milieu des créatures et engageront la guerre d’Amour avec elles. » (26 avril 1921, Tome 12).

 

Le monde sera confondu par l’Amour

« Ce monde est au point précis où il était à l’époque où je vins sur la terre : tous attendaient un grand événement, une nouvelle ère, comme cela s’est en effet produit. Ainsi en est-il maintenant. Le grand événement qui doit venir, la nouvelle ère dans laquelle la Volonté de Dieu sera faite sur la terre comme au Ciel, tous l’espèrent. Ils sont inquiets du présent, sans savoir ce que sera cette nouveauté, ce changement, comme on ne se rendait compte de rien quand je suis venu sur la terre. » (14 juillet 1923, Tome 15).

« Ô monde inique, tu fais tout pour me chasser de la surface de la terre, pour me bannir de la société, des écoles, des conversations, de tout ; tu complotes pour démolir les temps et les autels, pour détruire mon Église et tuer mes ministres. Et moi, je prépare une ère d’Amour, l’ère de mon ‘Troisième Fiat’. Tu continueras dans tes efforts pour m’éliminer et je te confondrai avec l’Amour. Je vais te suivre de près et je te ferai face pour te confondre par l’Amour. Là où tu m’as banni, j’érigerai mon Trône, et je régnerai, mais d’une manière tout à fait surprenante, à tel point que tu tomberas aux pieds de ce Trône comme subjugué par mon Amour » (8 février 1921, Tome 12).

« Oh, comme l’homme sera heureux ! Avec notre souffle nous allons le restaurer, l’assainir, le guérir. » (25 Décembre 1937, Tome 21).

C’est la promesse même du Nouveau Testament, d’abord au plan individuel par le baptême qui est aussi appelé « le bain de la régénération et de la rénovation en l’Esprit Saint » (Tt 3, 5), puis au plan général à la Parousie : le retour de Jésus sera effectivement une « régénération » et une « restauration » (Mt 19, 28 ; Ac 3, 21), accomplissant le règne et la volonté de Dieu « sur la terre comme au Ciel » (Mt 6,10), de sorte que Jésus puisse « remettre la royauté » au Père (1Co 15, 24).

 

 

La création sera libérée

La fête du Christ-Roi avait été instaurée par le pape Pie XI en 1925. Aujourd’hui célébrée le dernier dimanche du calendrier liturgique, donc vers la fin du mois de novembre, cette fête est devenue la fête du « Christ Roi de l’univers », ce qui change son orientation : elle met l’accent sur l’idée que, dans le Christ, toute la création sera récapitulée, restaurée.

Saint Paul dit : « J’estime donc qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous. En effet, la création aspire de toutes ses forces à voir cette révélation des fils de Dieu. Car la création a été livrée au pouvoir du néant, non parce qu’elle l’a voulu, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu. » (Rm 8, 18-21).

Si Dieu maintient l’existence de l’univers, c’est en vue de cet avenir heureux qui s’accomplira indubitablement. Jésus explique à Luisa :

« Ce fait que la création existe encore après tant d’ingratitudes humaines et de péchés qui font horreur, annonce la certitude du Règne de Ma Volonté sur la terre ; parce que la créature, en possédant la Divine Volonté, sera capable de recevoir les joies de la création, pour nous donner la gloire, l’amour, la récompense de ce que nous avons fait et pour faire tout le bien que l’on puisse imaginer que peut faire la créature » (2 août 1937, Tome 34).

Ceux qui sont devenus fils de Dieu « font le tour de mes œuvres, pour les connaître, les aimer… » ; ils font dire à Dieu par chaque fleur (chaque être, chaque atome, chaque photon, chaque souffle…) : « Je t’aime, je te glorifie, je t’adore, et que ton FIAT vienne régner sur la terre » (22 janvier 1936, Tome 34). À l’inverse, tant que l’homme ne vient pas vivre dans la Volonté divine, Dieu se plaint : « Nos champs sont abandonnés » (21 décembre 1931, Tome 30).

« [Jésus à Luisa :] Vivre dans ma Volonté est précisément cela : nous ramener aux buts, aux joies, aux fêtes prévues lors de la création. Et tu dis que je devrais cacher cela à mon Église ? […] Peut-être que cela ne te semble rien ou que tu penses qu’il y a actuellement des choses semblables dans mon Église ! Non ! Non ! pour moi c’est là le tout de mes œuvres et, à ce titre, tu devrais l’apprécier et être plus attentive à remplir la mission que je t’ai confiée. » (20 février 1924, Tome 16)

Dans le livre de l’Apocalypse s’entend la liturgie céleste qui est un hymne au Créateur et à sa Divine Volonté : « Tu es digne, ô notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance, car c’est toi qui créas l’univers ; par ta volonté, il n’était pas et fut créé » (Ap 4, 10-11).

Jésus dit encore à Luisa :

« N’est-ce pas une seule qui, se coupant de ma Volonté, a brisé et gâté mes plans, détruit le but de la Création ? Par conséquent, une seule créature peut l’embellir et réaliser son objectif. Cependant, mes œuvres ne restent jamais isolées. Ainsi, une armée d’âmes va vivre dans ma Volonté. En elles, la Création sera restaurée, toute belle et attirante comme lorsqu’elle est sortie de mes mains ; autrement, je n’aurais pas autant d’intérêt à faire connaître cette science de ma Divine Volonté » (11 septembre 1922, Tome 14).

 « Combien l’ignorent, combien n’utilisent pas ces droits que Dieu leur a attribués, et, tout en étant riches, ils mènent une vie pauvre, si éloignés de la vraie sainteté, comme s’ils n’avaient pas été engendrés par ce Dieu trois fois saint qui ne sait créer que des êtres saints, beaux et heureux tels que Lui. Mais un jour viendra où les créatures s’approprieront tout ce que Nous avons généré dans notre extase d’amour, car, jusqu’à présent, elles ont pris très peu de ce que Nous avons mis à leur disposition »( 30 janvier 1932, Tome 30).

« Celui qui siège sur le trône déclara : "Voici, je fais l’univers nouveau" » (Ap 21,1-5).

 

Pour s’accoutumer à l’éternité, il faut une charité stable

Après l’accomplissement de la volonté de Dieu sur la terre comme au ciel, ce sera l’éternité, non pas sur la terre, mais au ciel. Le royaume de la Divine Volonté a pour but de nous y préparer, de nous accoutumer à l’éternité. Pour cela, il nous faut être fixé dans le bien, être stable dans les vertus, comme la sainte Famille qui sut garder Jésus sain et sauf pendant la persécution d’Hérode (17 septembre 1905, Tome 6).

Jésus insiste sur cette stabilité :

« Ma fille, la créature doit habiter dans mon Cœur, et ses vertus doivent être enracinées dans mon Cœur et se développer dans son propre cœur. Autrement, elle n’aurait que des vertus naturelles et instables alors que les vertus dont les racines sont dans mon Cœur et qui se développent dans le cœur de la créature sont stables, s’adaptent à tous les temps et à toutes les circonstances ; elles sont valables pour tous.

Il arrive que des gens éprouvent une charité illimitée pour quelqu’un, pour qui ils sont tout feu et font de vrais sacrifices, et pour qui ils voudraient même donner leur vie. Une autre personne se présente, une personne peut-être dans un plus grand besoin que la première, et la scène change complètement : on se montre froid envers elle, on ne veut même pas faire le sacrifice de l’écouter ou de lui parler ; tout irrité, on la renvoie. Est-ce là la charité dont la racine est fixée dans mon cœur ? Certainement pas, c’est plutôt une charité vicieuse, tout humaine, qui semble fleurir à un moment et disparaît à un autre » (25 août 1905, Tome 6).

 

Kalisz 17 dec

Prions :

« Jésus, Marie et Joseph,
admettez-moi à vivre avec vous
dans le Royaume
de la Volonté de Dieu »

(Luisa PICCARRETA, La Reine du Ciel dans le Royaume de la Volonté divine, 24e jour).

 

 

Une sainteté divine

Les saints donnés en exemple par l’Église demeurent importants à connaître en tant que préparation : « Les saintetés mineures préparent la sainteté dans la Divine Volonté qui est toute divine » (3 décembre 1921, Tome 13).

Mais il faut savoir qu’il y aura une autre dimension à la sainteté :

« Je provoquerai la sainteté dans ma volonté qui n’est pas une sainteté humaine, mais une sainteté divine. Cette sainteté sera si haute que, comme des soleils, les âmes qui la vivront éclipseront les étoiles qu’étaient les saints des générations passées. C’est pourquoi je veux purifier la terre, elle est indigne de ces prodiges » (20 novembre 1917, Tome 12).

« Ma fille, le plus grand miracle que mon omnipotence puisse réaliser, c’est qu’une âme vive dans la Divine Volonté. Est-ce que cela te semble une chose infime que ma sainte Volonté, immense et éternelle, descende dans une créature qui, unifiant sa volonté et la mienne, s’immerge en moi ? Alors, tous ses actes deviennent miens, même les choses les plus anodines. Ainsi, ses battements de cœur, ses paroles, ses pensées, ses mouvements et sa respiration sont ceux de Dieu qui vit en elle. Elle porte à la fois le Ciel et la terre ; c’est seulement en apparence qu’elle semble être une simple créature. » (6 juin 1921, Tome 13).

Dans la parabole du fils prodigue, on se contente généralement d’observer que le fils ainé ne comprend pas l’accueil qui est fait au fils pécheur qui revient à la maison. On remarque moins qu’à ce fils qui sert fidèlement le père sans jamais avoir transgressé un seul de ses ordres (Lc 15, 29), le père dit cette parole extraordinaire : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi » (Lc 15, 31).

Un passage du journal de Luisa illustre cette belle réalité.

« En poursuivant dans mon état habituel, je vis la Maman Reine disant à Notre-Seigneur : ‘Viens, viens dans ton jardin pour te délecter.’ En disant cela, elle semblait faire allusion à moi. En entendant cela, je me sentais pleine de honte et je me disais intérieurement ‘Je n’ai en moi rien de bon, comment pourrait-il se délecter en moi ?’

Pendant que je pensais ainsi, Jésus béni me dit : ‘Ma fille, pourquoi rougis-tu ? Toute la gloire d’une âme est associée au fait que tout ce qui se trouve en elle ne vient pas d’elle, mais de Dieu. Et moi, en échange, je dis à cette âme que tout ce qui est mien est sien’.

Pendant qu’il disait cela, il me sembla que mon petit jardin, façonné par Jésus lui-même, s’unissait à son très grand jardin qui se trouve dans son Cœur, que les deux ne faisaient qu’un, et que nous nous y délections ensemble. » (17 août 1905, Tome 6).

Françoise Breynaert

Préparer le retour du Christ et le royaume du Divin vouloir avec Luisa Piccarreta (Tequi 2018)

Divine volonté et sens de l'histoire

Date de dernière mise à jour : 19/01/2022