Billets de francoisebreynaert

Le Christ Roi

Avec la fin de l’année liturgique, nous fêtons le « Christ Roi ». Partout dans le monde, les chrétiens ont un rôle essentiel à jouer parce que les valeurs qu’ils défendent contribuent tout particulièrement à la cohésion sociale. Mais il y a plus : le christianisme apporte une espérance qui éclaire l’histoire.

En effet, l’Ecriture nous enseigne que l’histoire n’est certes pas une tranquille évolution vers un paradis terrestre, mais une lutte qui trouvera son paroxysme lors de la manifestation de l’Antichrist. Celui-ci, résume saint Irénée, recevra toute la puissance du diable et fera toutes les hérésies, provoquant une extrême persécution des chrétiens. Mais la Venue glorieuse du Christ anéantira l’Antichrist (2Thes 2, 3-12), en apportant le salut et la vie à ceux qui l’attendent (He 9, 28), permettant alors la réalisation du Règne de Dieu sur la terre comme aux Cieux (Mt 6, 10). Ce que saint Irénée appelle le Royaume des justes qui s’accoutumeront à l’éternité (Traité contre les hérésies V), et ce que le jeune saint Augustin appelait le 7° jour, avant le huitième qui est l’éternité (sermon 259).

Alors que l’hérésie du millénarisme nous fait rêver d’instaurer le règne de Dieu sur la terre avant la Venue glorieuse du Christ, le véritable enseignement sur la « Parousie », avec le royaume des justes, le millenium et la Jérusalem céleste nous font entrer dans la véritable espérance pour le monde.

​Françoise Breynaert, auteur de : La Venue glorieuse du Christ. Véritable espérance pour le monde. Editions du Jubilé (octobre 2016). « Solidement ancré sur les fondements scripturaires et patristiques, le livre de Françoise Breynaert nous expose l’enseignement de l’Église sur le retour glorieux du Christ, tout en nous mettant bien en garde contre les autres messianismes, religieux ou politiques. » (+ Mgr Dominique Rey Évêque de Fréjus-Toulon)

Eglise, où vas-tu ?

On discute beaucoup dans l'Église de l’œcuménisme, des musulmans, du concile Vatican II, de la miséricorde, du jugement, du relativisme, des papes, d'un grand Reset… Mais on ne parle pas beaucoup d’une chose qui me semble être la clé de toutes ces discussions…

Je vais parler en deux étapes, l’une simple et compréhensible par les périphéries, l’autre documentée et savante, car je suis docteur en théologie. Tout doit être publié en même temps, de grâce, sinon ma pensée, tronquée, pourrait sembler hérétique.

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Pour les gens simples, dans l’Église latine, occidentale, quand on dit « Apocalypse » on pense à « destruction »

mais c’est un raccourci.

Le raccourci remonte à la fin de l’œuvre de saint AUGUSTIN, vers l’an 410… Depuis des siècles par conséquent. Mais il est temps de ne plus faire ce raccourci.

L'étymologie du mot Apocalypse veut dire révélation, dévoilement. Le livre de l’Apocalypse n’annonce pas une destruction finale, mais une révélation finale.

Un verset du Nouveau Testament est éloquent : « Jésus reviendra pour la vivification de ceux qui l'attendent » (saint Paul lettre aux Hébreux chapitres 9 verset 28). Il n'est pas d'abord dit que Jésus vient pour juger ou pour détruire, il vient pour vivifier. Le mot araméen est très clair même si on traduit généralement pour le mot « salut » ; il s’agit d’une vivification (salutaire). Un peu comme des vitamines ! Jésus est la vie qui vient nous donner la vie, avant de nous donner l'éternelle vie. Avec lui nos actes seront pleinement vivants, puissants, efficaces dans l’ordre du bien.

Vers l'an 180, il y a à Lugdunum (Lyon) en Gaule saint IRENEE de Lyon. C’est un disciple de Polycarpe en Asie Mineure, lui-même disciple de saint Jean l'auteur du livre de l'Apocalypse. Il est au plus proche de sa pensée.

Il explique ceci : il y a à la fin des temps la venue glorieuse du Christ qui va anéantir celui qu’on appelle l'Antichrist, sombre personnage appelé aussi le « faux prophète ».

Et tous ceux qui avaient rejeté le système de cet Antichrist formeront alors sur la terre le royaume des justes. Jusque-là, ils n'étaient pas forcément des chrétiens.

Désormais, ces justes vivent dans la présence glorieuse du Christ, accompagné des saints du paradis et des anges et se préparent à l’éternelle Vie (car cette terre-ci finira par passer).

Tout ceci n'est pas un discours facile.

Nous ne parlons pas d’une évolution tranquille vers un avenir radieux. De nos jours, dans l’Église, il y a des discours très naïfs concernant la modernité.

Nous parlons d'un Antichrist donc d'une lutte, d'un choix, d’une prise de position.

Nous parlons d'un Jugement, et pas seulement un jugement entre le bien et le mal qui sont au fond de mon cœur mais d'un jugement entre les hommes. Ce n'est pas un jugement que moi je vais faire, c'est un jugement qu'un autre fera.

Jésus reviendra dans la gloire. Tous le verront.

Et il règnera par le rayonnement de sa grâce.

Enfin, il remettra son royaume au Père.

Jésus revenant DANS LA GLOIRE ne contraindra pas les hommes par un pouvoir politique ou militaire mais va les attirer par son amour.

Mais d’abord… L’Antichrist, et tous les ennemis de la foi et du bien devront être jugés. Ce jugement ne peut qu’être fait par le seul qui soit innocent, le Christ, et par ses anges. Donc seulement lors de sa Venue. Avant la moisson, dit Jésus, nous ne devons pas arracher nous-mêmes l’ivraie du champ ; on risquerait d’arracher aussi le bon grain (Mt 13, 40-43). C’est cette patience qui fonde la « tolérance ».     

           

Vous avez vu que ce processus de la fin ne concerne pas uniquement les chrétiens. Il est question d'un Antichrist et de se positionner pour ou contre l'Antichrist. Même un non-chrétien peut se positionner contre l'Antichrist, en disant « non, ça c'est pervers je n'en veux pas, je veux pas ça ». L’indifférence religieuse est une erreur qui cherche à combler le vide résultant de l’oubli de la Révélation concernant la Venue glorieuse du Christ.

Justement, la question importante, c'est de savoir si ce serait grave pour l’humanité, pour notre société, d'oublier ou d'omettre cette idée de la venue glorieuse du Christ et du royaume des justes sur la terre qui doit advenir avant l’éternelle vie.

En fait, de nos jours, alors que le monde entier a plus ou moins connu les idées chrétiennes, si on oublie la Venue glorieuse du  Christ alors les mécanismes les plus pervers se mettent en route ; des mécanismes messianistes, totalitaires et mortifères.

Avant le christianisme on n’avait pas l'idée d'un monde sans mal. On s'était accoutumé à l'idée eh bien qu'il y a du mal sur la terre et même les dieux se font la guerre.

L'idée d'un monde où il n'y aurait plus de mal est une idée chrétienne. Si on garde cette idée mais si on oublie la fin de la phrase, c’est-à-dire l'idée de la Venue glorieuse du Christ et du royaume des justes, et bien on va vouloir accomplir tout seul l'idée d'un monde où il n'y aurait plus de mal !

Et donc on va vouloir éliminer les méchants les mécréants, ceux qui ne pensent pas comme nous, les mauvais et ça va donner des goulags, des Jihads, des dictatures, des épurations ! Certains auteurs de ce blog se sont plaints de ce qu’ils ont appelé des dérives dictatoriales, mais sans jamais en analyser le ressort profond.

Ces mécanismes sont les conséquences d'une idée chrétienne tronquée, amputée.

Mieux, je me suis demandé quelle « valeur », pour notre société, développe l'idée de la venue glorieuse avec le royaume des justes.

Dans Apocalypse 17, est-ce qu'on voit des chrétiens faire une croisade pour détruire Babylone la cité marchande où il y a même de la marchandise humaine et plein de perversion ? Pas du tout ! Qui est-ce qui détruit Babylone ? Et bien figurez-vous que c'est la bête et le faux prophète! Autrement dit l'Antéchrist va produire sa propre destruction! La bête et le faux prophète qui ont suscité Babylone vont la prendre en dégoût et la détruire ! Quel Nihilisme ! Le faux prophète conduit au néant. Il est vide. Il conduit à la solitude, même s'il fait une grande ville. Il conduit à la destruction, à l’auto-destruction.

Si vous m’avez suivi jusqu’ici, vous comprenez qu’une nouvelle piste d'espoir de paix se dégage : Si on approfondissait ce processus de la fin, eh bien on attendrait avec confiance, espérance, cette venue glorieuse du Christ qui anéantira l'Antichrist, et ce sont les anges qui arracheront l’ivraie, et on se garderait bien de faire des Jihads,  des goulags, des épurations ethniques, par ce qu'on se souviendrait que c'est le Christ qui va anéantir les mauvais et les mécréants, les méchants, et on deviendrait patient. La vraie tolérance chrétienne, c'est la patience. Je ne juge pas par ce que le jugement final ne m'appartient pas. Bien sûr je ne dis pas qu'il ne faut pas un ministère de la justice.

Vous voyez ainsi que le relativisme moral est une erreur qui a rempli le vide laissé par l’oubli de l’enseignement concernant la venue glorieuse du Christ.

Si on croit que le monde, cette terre, avant l'éternité, connaîtra un royaume des justes, alors le nihilisme s'évapore et on peut avoir envie de faire plein de belles choses sur cette terre. On peut avoir envie en toute confiance d'être ingénieur, ingénieur des eaux et forêts, agronome comme moi quand j’étais jeune : développer la vie des sols, médecin, pédagogue, éducateur, et que sais-je artiste, bâtisseur, architecte. Bien sûr que la paix mondiale ne peut définitivement venir qu'au moment de la venue glorieuse du Christ, quand le mal sera exorcisé de la terre. Mais on peut déjà commencer le germe de la paix mondiale.

Certaines des promesses des Écritures, certaines des prophéties, pourraient ne s’accomplir qu’au moment de la Venue glorieuse du Christ… Ah, qu’attend-on pour l’expliquer aux Juifs ?

Attention, il s’agit d’une venue glorieuse : Jésus ne reviendra pas d’une manière corporelle pour exercer une contrainte politique et militaire, mais sa royauté s'exercera spirituellement par une attraction d'amour. Alors les justes seront comme les rameaux au cep de la vigne, enrichis, vivifiés de l’intérieur.

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Voilà, j’ai parlé pour les simples. Il est temps maintenant que je donne des références savantes.

Le retour de Jésus dans « la gloire » anéantira l’Antichrist (2Th 2, 8). Il reviendra pour une « restauration » et une « régénération » (Mt 19, 28 ; Ac 3, 21), accomplissant le règne de Dieu « sur la terre comme au ciel » (Mt 6, 10), avant de « remettre » le royaume au Père (1Co 15, 22-28). Telle est la richesse biblique que les chrétiens d’Orient n’ont jamais oubliée.

Les Pères de l’Église savaient distinguer la Parousie de l’éternité : la Parousie, dit saint Irénée, est « le prélude de l’incorruptibilité, royaume par lequel ceux qui en auront été jugés dignes s’accoutumeront peu à peu à saisir Dieu »[1]. Les Pères de l’Église parlaient souvent du 7° et du 8° jour : le 7° jour, qui est « comme mille ans », accomplira la création sur cette terre, et ensuite viendra le 8° jour, l’éternité. On lit encore cette doctrine dans un sermon du jeune saint Augustin[2] ; malheureusement, à la fin de sa vie, il n’en parlera plus[3].

           

            Ce langage a le mérite de nous aider à bien comprendre les erreurs possibles :

  • Oublier le 8° jour conduit à rêver d’un paradis matériel sur la terre éternellement! (Témoins de Jéhovah?)
  • Oublier le 7° jour (la Parousie) conduit à une vision cynique et nihiliste, oubliant la Parousie et imaginant que de toute façon le monde est voué à la disparition et qu’il n’y a aucune espérance à avoir pour ce monde qui passe…
  • Ou bien, cet oubli du 7° jour conduit à rechercher le « règne de Dieu sur la terre comme au Ciel » par les seules forces humaines (militaires? la charia ?).

Saint Augustin ne parle plus du royaume des justes inauguré par la Venue glorieuse du Christ. Il transforme alors les « mille ans » en « temps de l’Église » (qu’il fait commencer tantôt en Jésus, tantôt en Abel…)

Après la fin de la vie de saint Augustin (V° siècle), on peut dire que toute l’Église latine a oublié le 7° jour, ou l’a regroupé avec le 8° jour en confondant la Venue glorieuse avec l’entrée dans l’éternité, ce que nous pourrions appeler « une dérive de l’augustinisme ».

Comme saint Augustin, saint Thomas ignore l’eschatologie telle que saint Irénée l’enseignait : « Saint Thomas d’Aquin ne nomme pas une seule fois saint Irénée de Lyon dans toute son œuvre. Les manuscrits d’Irénée étaient fort rares au XIII° siècle, se trouvant plus dans les monastères que dans les bibliothèques universitaires et conventuelles et expurgés de leur finale millénariste[4] »[5].

En conséquence, pour saint Thomas, « les mille ans signifient tout le temps de l’Église, au cours duquel les martyrs, ainsi que les autres saints, règnent avec le Christ, tant dans l’Église présente, appelée le royaume de Dieu, que dans la patrie céleste en ce qui concerne les âmes »[6]. Saint Thomas fait commencer ces « mille ans » en Jésus ; pour assurer la transcendance, il ajoute qu’à chaque instant il y a une ouverture vers l’éternité – ce qui ressemble à un tour de passe-passe car « ce millénium comme temps de l’Église a tôt fait de se transformer en millénium comme temps de l’Empire.

C’est la ligne d’Eusèbe de Césarée, d’Orose, d’Otton de Freising et de ce que H.-X. Arquillière a appelé l’augustinisme politique[7]. Dans cette théorie, la priorité est donnée au pouvoir spirituel, mais celui-ci ressemble sous bien des aspects à un pouvoir temporel de droit divin. Avec la réforme grégorienne, « la puissance spirituelle ne pouvait faire un effort d’affranchissement à l’égard de l’emprise séculière sans qu’il parût se traduire par un effort de domination »[8]. On reste toujours dans la perspective de l’Empire temporel qui retient la venue de l’Antéchrist et permet ainsi le maintien d’un millénium prospère »[9].

           

Il ne s’agit pas d’un mince problème.

            Les chrétiens peuvent-ils espérer le règne de Dieu sur terre ?

Oui, mais. Oui, et c’est l’objet de la prière du Notre Père « que ton règne vienne sur la terre comme au ciel ».

Cependant, en dénonçant le millénarisme, le magistère veut éviter toutes les illusions idéologiques d’un règne de Dieu sur la terre avant la grâce très spéciale de la venue glorieuse du Christ[10]. Le magistère veut notamment dénoncer les faux messianismes, qui sont tous fondés sur la négation de la divinité du Christ. Leurs partisans n’attendent rien d’un retour glorieux du Christ qu’ils n’adorent pas !

            Pourquoi ne peut-on pas imposer le règne de Dieu sur terre ?

Le règne de Dieu sur terre implique un jugement des ennemis de la foi. Les ennemis de la foi répandent non seulement l’impiété mais tout ce qui va avec, le mensonge et les idéologies, l’impureté et la violence, la cupidité et l’endettement, l’ésotérisme et le satanisme. Le règne de Dieu ne peut s’établir qu’une fois la terre purifiée de l’Antichrist et de ses suppôts, rejetés en enfer.

Or, le jugement ne peut être fait que par le seul qui soit innocent, Jésus-Christ, et par ses anges. Dans la parabole de l’ivraie, Jésus avertit ses disciples qu’ils ne doivent pas arracher l’ivraie eux-mêmes, autrement dit, ils ne doivent pas opérer le jugement par eux-mêmes (Mt 13, 40-43).

Mais tant qu’on n’enseigne pas que la Venue glorieuse du Christ anéantira l’Antichrist (2Th 2, 3-12), les hommes seront toujours tentés de s’en charger eux-mêmes… C’est ce qu’on appelle le messianisme politique, qui aboutit aux totalitarismes tels que l’islam, le communisme, le nazisme, et ce n’est pas fini… Cette tentation peut aussi affecter les chrétiens eux-mêmes.

Saint Thomas d’Aquin (1225-1274) avait gardé les idées claires, parce qu’il savait distinguer le temps terrestre et le temps du jugement dernier : « Toutes les réalités sont soumises au Christ en raison du pouvoir qu’il a reçu de son Père sur toutes choses. "Tout pouvoir, dit-il, m’a été donné au ciel et sur la terre" (Mt 28,18). Cependant, tout ne lui est pas soumis dès maintenant, en ce qui concerne la réalisation de son pouvoir ; celle-ci n’aura lieu que plus tard, lorsque le Christ accomplira sa volonté sur tous en sauvant les uns et en punissant les autres »[11].

Mais, malheureusement, ces distinctions ont été peu écoutées, ce qui a conduit à reporter l’espérance chrétienne sur des espoirs humains, territoriaux, militaires, politiciens. La majesté de la royauté du Christ s’est perdue dans la poussière des palais d’empereurs. Les « à-peu-près » de l’enseignement sur la fin des temps n’ont donné au monde que peu d’empereurs dignes de la canonisation (saint Henri II, empereur romain-germanique mort en 1024)…

La faiblesse de saint Thomas, c’est qu’il n’offrait pas au monde l’espérance qu’est la véritable « millénie » enseignée par l’Écriture et par saint Irénée.

           

A notre époque, on met l’accent sur ce qui est incertain dans le processus de la Fin des temps, c’est l’autre aspect de la dialectique augustinienne : tout est « incertain »[12] –; le millénium devient alors le temps du relativisme. Mais on n’a toujours pas proposé de véritable espérance pour le monde.

Nous avons élevé le débat, nous sommes allés à la racine d’un problème qui ne remonte pas à Vatican II, mais à l’augustinisme médiéval… Comme je l’ai expliqué, l’indifférence religieuse et le relativisme moral sont des erreurs qui cherchent à combler le vide de l’oubli concernant la Venue glorieuse du Christ.

Un livre pour tout comprendre :

 Françoise BREYNAERT, La Venue glorieuse du Christ. Véritable espérance pour le monde. Le Jubilé, 2016.

La traduction en italien est faite, avec une préface de Mgr Rey. Elle attend un éditeur.  De même, les traductions en anglais, espagnol, portugais (avec imprimatur), attendent leur publication.

Françoise Breynaert

 

[1] Saint Irénée, Contre les hérésies, V, 32, 1

[2] Saint AUGUSTIN, Sermon 259

[3] Saint AUGUSTIN, La cité de Dieu, livre XX.

[4] « Millénariste » n’a pas ici de signification hérétique, mais signifie « qui concerne Apocalypse 20 et l’idée du règne des 1000 ans (avec le Christ glorieux et les apparitions des saints ressuscités).

[5] Cyril PASQUIER, o.s.b., Saint Thomas et l’eschatologie millénariste. Revue thomiste 2017, n° 2, p. 179-212, Note 119, p. 180

[6] S. THOMAS D’AQUIN, Contra Gent., IV, 83, 21

[7] H.-X. ARQUILLIERE, L’augustinisme politique, Essai sur la formation des théories politiques du Moyen Age, « Etudes de philosophie médiévale, 2 », Paris Vrin 2006.

[8] H.-X. ARQUILLIERE, Saint Grégoire VII. Essai sur sa conception du pouvoir pontifical, Paris, 1934, p. 335.

[9] Cyril PASQUIER, o.s.b., Saint Thomas et l’eschatologie millénariste. Revue thomiste 2017 n° 1, p. 30-31

[10] Catéchisme de l’Église catholique § 675-676

[11] Saint THOMAS D’AQUIN, Somme Théologique, III Qu.59 a.4, s.2.

[12] S. AUGUSTIN, La Cité de Dieu XX, 1, 2 ; XX, 7, 3 ; XX 19, 2. (Ce que Cyril Pasquier appelle « agnosticisme historique »)

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