L'amour des ennemis

Travail pour les étudiants de l'institut Foi vivifiante

Lectures bibliques :

Mt 5, 43-45 et les références données dans le chapitre.

Exercices :

1) Jésus annule-t-il le psaume 101 : « Je hais les façons des dévoyés » ?

2) Jésus annule-t-il le Lévitique : « Tu dois réprimander ton compatriote » ?

3) Expliquez le rapport aux ennemis dans la perspective de la parabole de l’ivraie (Mt 13, 24-30).
 N.B. Le chapitre ne distingue pas « le jugement dernier » au moment de la Venue glorieuse du Christ et « la fin du monde » proprement dite, ce qui aurait apporté une nuance importante… Cf. Françoise Breynaert, La Venue glorieuse du Christ, Edition du Jubilé 2016. 

4) Dans quel but les chrétiens acceptent-ils, depuis les origines de l’Eglise, de vivre au milieu des « infidèles » ?

5) Comment imaginez-vous la Vierge Marie quand elle entendit Jésus crucifié dire « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ? »

Etude :
Françoise Breynaert, Parcours biblique : Le berceau de l'Incarnation (imprimatur), Parole et silence 2016, p. 309-316
Disponible en librairie et sur internet, à la Procure (merci de privilégier les librairies catholiques).

Parcours biblique -54- L'amour des ennemis (la divinité du Christ)

L’amour des ennemis

On ne peut aimer que le bien (Ancien et Nouveau Testament)

            L’amour de Dieu inclut la haine du mal. « Point de place devant mes yeux pour rien de vil. Je hais les façons des dévoyés, elles n’ont sur moi nulle prise » (Ps 101, 3).

            Le christianisme ne supprime pas cela : « Fuyez le mal avec horreur » (Rm 12, 9). On ne peut aimer que le bien. Un père de l’Eglise l’explique admirablement :

       « En premier, le nom de charité est pour Dieu, c’est pourquoi nous avons l’ordre d’aimer Dieu ‘de tout notre cœur, de toute notre âme et de toutes nos forces’, comme Celui de qui nous tenons cela même : de pouvoir aimer.

       En Lui, dès lors, sans nul doute est inclus l’ordre que nous aimions la sagesse, la justice, la piété, la vérité et pareillement toutes les vertus. Car c’est une seule et même chose d’aimer Dieu et d’aimer les biens.

       En second lieu, pour ainsi dire d’un terme impropre et dérivé de là, nous avons l’ordre aussi d’aimer le prochain comme nous-mêmes (cf. Mt 22,39).

       Mais la troisième acception est de nommer faussement sous le titre de charité le fait de chérir l’argent, les plaisirs et tout ce qui concerne la débauche et l’erreur. »[1]

       « La charité de Dieu tend toujours vers Dieu, dont elle tire son origine, et regarde vers le prochain avec lequel elle participe, comme pareillement créé dans l’incorruptibilité. »[2]

           

            La charité ne doit pas se dégrader, même sous le prétexte d’aimer le prochain ou d’évangéliser ; on ne peut aimer ni l’erreur, ni la débauche. Nous sommes bâtis pour aimer Dieu.[3] Ceci dit, nous aimons le prochain, même imparfait : l’amour des ennemis, c’est un regard d’espérance. Le pardon reconstruit. Mais avançons pas à pas.

 

Les risques d’hérésie

            L’hérésie, du grec aireo, "séduire, prendre" est une séduction. Du grec airesis, "choix, parti" l’hérésie est aussi un enthousiasme pour un aspect de la vérité qui amène à méconnaître d’autres vérités, l’hérésie choisit et divise.  

            Prenons des exemples.

            On peut penser accomplir l’attente prophétique par une vengeance sur les nations et une domination triomphale. Le prophète Isaïe n’a-t-il pas parlé d’une vengeance sur le pays d’Edom (Is 63, 1-6), et le prophète Zacharie n’a-t-il pas annoncé un jour où Dieu cherchera « à détruire toutes les nations qui viendront contre Jérusalem » (Za 12, 9) ? Choisir pour isoler de tels passages, attendre un messie humain menant Israël au triomphe d’une nation reine du monde entier, c’est une séduction trompeuse, c’est littéralement une hérésie. Nous devons au contraire, au lieu d’isoler tel ou tel verset, rechercher une vue d’ensemble et voir aussi tout ce que l’Ancien Testament annonce en terme d’intercession des ennemis et même en terme de justification des ennemis.

            On peut au contraire isoler les passages bibliques qui parlent d’un temps d’universalisme dans lequel il n’y a plus d’ennemis, ils sont détruits ; si l’on omet de dire que ces temps sont pour l’au-delà, on produit alors le rêve illusoire d’un amour sans frontière qui, en réalité, dénature l’amour en amour du bien et du mal. C’est un autre type d’hérésie.

            Enfin, il ne faut pas juger les personnes : « Ne jugez pas, afin de n'être pas jugés; car, du jugement dont vous jugez on vous jugera » (Mt 7, 1-2).

 

De la haine à l’intercession pour l’ennemi

            Dans l’Ancien Testament, la haine du mal devient haine des méchants : « Je hais les gens à double face, mais ta Loi, je l’aime » (Ps 119, 13) ; et elle justifie les guerres de David, celles de Josias et celles des frères Maccabées.

            Autrement dit, dans la vie publique juive, les ennemis sont les ennemis de Dieu, et aucun Juif ne se donne le droit de leur pardonner, ce serait prendre une prérogative de Dieu.

            Cependant, les prophètes Jérémie et Ezéchiel acceptent de partir à Babylone sans se révolter, non pas que Babylone soit sainte, mais parce que c’est mieux ainsi. Au retour d’exil, le prophète Zacharie annonce un roi humble et pacifique.

            Il est possible d’intercéder pour les ennemis de Dieu. Ainsi par exemple, Abraham intercède pour Sodome et Gomorrhe, afin que le juste ne meure pas avec le pécheur (Gn 18, 16-33). Un peu plus tard, il intercède pur Abimeleck qui, de bonne foi, avec cru que Sara était sa sœur, il intercède pour qu’il puisse de nouveau avoir des enfants (Gn 20, 17).

            Dans ces deux cas, il s’agit d’une prière pour que la miséricorde s’étende sur les ennemis : nous ne pouvons pas fermer les yeux sur le péché des impies comme si nous étions les seuls offensés ou comme si le péché de l’homme laissait Dieu indifférent. La miséricorde est le fait de Dieu et l’homme ne peut pas se mettre à la place de Dieu pour pardonner et aimer. Abraham ne fait qu’intercéder.

            L’Ancien Testament enseigne même à faire du bien à son ennemi : « Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger, s’il a soif, donne-lui à boire » (Pr 25,21). Mais cette parole ne concerne que le comportement privé.

            La nouveauté du Nouveau Testament vient du fait que Jésus apporte la rédemption à tous les hommes, il est donc possible d’invoquer sur tous les hommes la grâce divine en les bénissant au nom du Seigneur. Ce que nous allons expliquer.

 

Le processus de pardon, amour et vérité

            Déjà dans l’histoire du patriarche Joseph, on peut parler de pardon. Et il y a une certaine cohérence dans toute la Bible dans la manière de pardonner. Tout d’abord, il y a un travail de vérité avant le pardon, ou en vue du pardon. Par exemple, David commet des péchés et le prophète Nathan les lui fait comprendre en lui racontant une histoire, c’est seulement après cette prise de conscience que commence le repentir et le pardon de David. Il en est de même avec Achab, averti par le prophète Elie.

            L’Ancien Testament enseigne à réprimander sans haïr : « Tu n’auras pas dans ton cœur de haine pour ton frère. Tu dois réprimander ton compatriote et ainsi tu n’auras pas la charge d’un péché. Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune envers les enfants de ton peuple » (Lv 19, 17-18). Pas de haine du prochain, mais on l’avertit pour ne pas partager sa faute (On pourrait mentionner aussi la vocation du prophète Ezéchiel comme guetteur[4]). De même, « Souviens-toi des commandements et ne garde pas rancune au prochain, de l’alliance du Très-Haut, et passe par-dessus l’offense » (Sirac 28,7).

            Pour Jésus aussi, la vérité est nécessaire au pardon ; il enseigne aux disciples : « Si ton frère vient à pécher, réprimande-le et, s’il se repent, remets-lui. Et si sept fois le jour il pèche contre toi et que sept fois il revienne à toi, en disant : Je me repens, tu lui remettras » (Lc 17, 3-4, cf. Mt 18, 1).

            Lorsque Jésus dit « Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs, afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux… » (Mt 5, 44-45). L’amour est orienté vers le bien (ce qui est vrai, ce qui est juste) et la prière a pour but la restauration de ce bien.

            La nouveauté vient du fait que Jésus apporte la rédemption à tous les hommes, il est donc possible d’invoquer sur tous les hommes la grâce du pardon de Dieu.

8 nouveau testament amour des ennemis photo jesus fra elia 2002

De la vengeance à la bénédiction

            La religion des Hébreux autorise d’abord à se venger proportionnellement, « Œil pour œil, dent pour dent » (Ex 21, 23-25), mais ensuite, il est interdit de se venger. Tu dois « réprimander » le pécheur (Lv 19, 17) mais « Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune » (Lv 19, 18), car la vengeance appartient à Dieu (Dt 32, 35). Ce qui se retrouve dans le Nouveau Testament : « A moi la vengeance. C’est moi qui rétribuerai » (Hé10, 30). Le passage d’une attitude où l’homme se venge lui-même à une attitude où la vengeance est confiée à Dieu se fait en même temps que la croissance de la foi biblique qui comprend progressivement que Dieu est le roi de l’univers.

            Le mal reste un mal. La jalousie meurtrière des frères du patriarche Joseph reste un crime. Cependant, la puissance de Dieu est telle qu’elle est capable de renverser les situations et de les transformer en bien. Joseph sauve ses frères de la famine et il reconstruit en eux le bien moral.

            La puissance de Dieu est telle qu’elle a transformé la douloureuse Passion de Jésus en une fontaine d’amour et de vie, de Rédemption. Il convient donc de puiser à la fontaine : « Ne rendez pas mal pour mal, insulte pour insulte. Bénissez, au contraire…» (1P 3, 9).

 

Le mal aura une fin, les ennemis deviendront justes     

            Le troisième Isaïe annonce le jour du Seigneur en ces termes : « Quant aux fils d’étrangers, attachés au Seigneur pour le servir, je les mènerai à ma sainte montagne, je les comblerai de joie dans ma maison de prière » (Is 56,4-7). Et « ils s’approcheront de toi, humblement, les fils de tes oppresseurs, ils se prosterneront à tes pieds, ils t’appelleront "ville du Seigneur"» (Is 60, 14). En attendant ce jour, le rôle d’Israël est de témoigner devant les nations, quitte à le faire par le martyre (cf. Is 53), et non plus par la guerre, pour que les païens voient la grandeur de ce Dieu qui a de tels adorateurs.

            Il ne s’agit pas de syncrétisme avec les ennemis de Dieu, il s’agit d’accueillir les anciens ennemis de Dieu désormais convertis au Seigneur. L’amour des ennemis ne consiste pas en un modernisme où désormais le bien et le mal n’auraient plus de sens et où l’on pourrait tout aimer. L’amour des ennemis consiste en une réponse à l’action divine qui a changé le cœur des ennemis.

           

            Zacharie, lui aussi, va dans le même sens. Tout d’abord, il annonce un temps mystérieux : « Et il y aura un jour unique --le Seigneur le connaît --plus de jour ni de nuit, mais au temps du soir, il y aura de la lumière » (Za 14, 7) et, en ce temps-là, « il arrivera que tous les survivants de toutes les nations qui auront marché contre Jérusalem monteront année après année se prosterner devant le roi YHWH Sabaot et célébrer la fête des Tentes » (Za 14, 16), ceux qui auront refusé étant frappés de mort par une putréfaction et par une sécheresse (Za 14, 12.17). Attention, il ne s’agit pas de l’afflux d’étrangers à la fête des Tentes à Jérusalem que nous pouvons voir de nos jours, car il s’agit d’un temps où il n’y aura « plus de nuit, mais au temps du soir, il y aura de la lumière », nous n’y sommes pas !

            L’auteur de l’Apocalypse fait allusion à cette prophétie lorsqu’il évoque la cité céleste et la joie des élus après la fin du monde : « De nuit, il n'y en aura plus; ils se passeront de lampe ou de soleil pour s'éclairer, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière. » (Ap 22,5). C’est seulement alors que sera réalisé la prophétie de Zacharie : Jérusalem n’aura plus d’ennemis. Ses ennemis qui ne se seront pas convertis, seront bien loin, avec le Diable dans un lieu de supplice jour et nuit (Ap 14, 11 ; 20, 10) !

           

            En attendant ce dernier jour, Jésus dit : « Vous avez entendu qu'il a été dit: Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien! moi je vous dis: Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs, afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes» (Mt 5, 43-45). Et Jésus a l’audace d’ordonner à son Père, comme s’il était sûr de son accord : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 33).     

            La grâce de l’amour des ennemis que Jésus répand dès le début de son ministère est le fruit anticipé de sa Passion durant laquelle il a aimé ses ennemis en priant pour eux, pour qu’ils se convertissent. C’est une grâce de Rédemption. Or la Rédemption n’appartient qu’à Dieu.

            C’est dans cette perspective qu’il faut entendre « Aimez vos ennemis ».

            Ceux qui suivent Jésus comprennent de l’intérieur que Jésus est Dieu, créateur et sauveur, il est « Verbe de vie » (Jn 1, 1-4). Et, une fois de plus, nous pouvons remarquer que « Le majestueux prologue de l’Evangile de Jean […] ne dit rien d’autre que ce qu’affirme Jésus dans le sermon sur la montagne. »[5]

           

L’attitude des disciples qui accueillent Jésus

            Tout d’abord, ce sont des hommes qui ont des idées claires sur le bien et le mal. Encore une fois, il ne s’agit jamais d’aimer le mal.

            Ensuite, ce sont des hommes qui voient les hommes de l’intérieur. On peut aimer un ennemi politique quand on le regarde de l’intérieur et que l’on voit qu’il est, tout autant que nous, touché par la grâce du Christ. Ce qui est nécessaire pour accueillir Jésus, c’est l’intériorité. Ce que Jésus enseigne aussi dans ce même sermon sur la montagne (Mt 6, 6)[6].

            Enfin, ce sont des hommes qui connaissent l’enseignement de Jésus sur le royaume, qui est comme le levain dans la pâte (Mt 13, 33), et qui attendent le Jour du Fils de l’homme, le jugement dernier et la vie éternelle (Mt 24-25). Oublier cette perspective conduirait à imaginer que l’amour des ennemis puisse pleinement s’accomplir sur cette terre où le péché est comme une ivraie partout répandue (Mr 13, 25-29). Autrement dit, oublier la perspective de la vie éternelle conduirait à aimer le mal, ce qui est un contresens.

 

Un déplacement du sens du péché

            Si au début de notre parcours biblique, de Déborah à David, et de Jéroboam à Achaz et Manassé, le péché consistait surtout dans les pratiques magiques de Canaan, à cela s’ajoutait l’oppression du pauvre, le mensonge, etc. Le péché était perçu collectivement, tout comme le pardon divin s’exprimait à travers une bénédiction bien tangible.

             En même temps que l’exil, une nouvelle conscience du péché a vu le jour, beaucoup plus personnelle. Chacun est responsable de soi et la rétribution divine peut être reportée dans l’au-delà de la mort. La sainteté est encore très fortement liée à la séparation matérielle avec les peuples païens, bien qu’il y ait, ici ou là, un regard positif sur ces derniers.

 

            Dans la prédication de Jésus, un grand changement s’opère.

            Premièrement, le contact avec les païens n’est plus péché quand c’est pour les évangéliser ou les accueillir dans la communauté des disciples. Jésus l’a montré par son attitude accueillante vis-à-vis de la Samaritaine, du centurion romain (Jn 4), des Grecs (Jn 12, 20)…

            Deuxièmement, apparait une autre forme de péché, celle de refuser de faire miséricorde à son prochain. Les acquis précédents restent valables : pour qu’il y ait pardon, il faut qu’il y ait vérité, reconnaissance de la dette, tout comme les frères du patriarche Joseph, David ou Achaz ont dû prendre conscience de leurs péchés. Mais le refus de pardonner est très grave. Dans une parabole (Mt 18, 23-25), Jésus fait comprendre que nous devons pardonner aux autres. Les dettes que les hommes ont les uns envers les autres sont de toute façon infiniment plus petites que celle que Dieu remet à chacun d’eux. « Oui, si vous remettez aux hommes leurs manquements, votre Père céleste vous remettra aussi; mais si vous ne remettez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous remettra pas vos manquements » (Mt 6, 14-15, cf. Mc 11, 25).

            En corollaire, il est tout aussi important d’avoir confiance en la miséricorde divine pour soi-même, selon la parole du lépreux s’adressant à Jésus « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier » (Mt 8, 2 ; Mc 1, 40 ; Lc 5, 12). Il faut désirer pour soi-même la miséricorde, la rédemption, selon la parole de Jésus aux pharisiens : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché; mais vous dites : Nous voyons! Votre péché demeure » (Jn 9, 41), et s’adressant à Pierre : « Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi » (Jn 13, 8).

            La charnière du Magnificat est « sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent » (Lc 1, 50), et sa conclusion « il se souvient de sa miséricorde » (Lc 1, 54).

           

 

 

 


[1]ORIGENE, Commentaire sur le Cantique des Cantiques, Sources Chrétiennes 375, par Luc Brésard et Henri Crouzel, Cerf, Paris, 1991, Prologue 2,35 ; Tome I, p.117 ; La définition de la charité qui « est pour Dieu »se retrouve presque mot pour mot chez saint Thomas, Somme Théologique, II-II Qu.25 a. 1.

[2] Ibid., Prologue 2,32 ; Tome I, p.115

[3] Ibid., Prologue 2,29 ; Tome I, p. 113

[4] « Si je dis au méchant : Tu vas mourir, et que tu ne l’avertis pas, si tu ne parles pas pour avertir le méchant d’abandonner sa conduite mauvaise afin qu’il vive, le méchant, lui, mourra de sa faute, mais c’est à toi que je demanderai compte de son sang. Si au contraire tu as averti le méchant et qu’il ne s’est pas converti de sa méchanceté et de sa mauvaise conduite, il mourra, lui, de sa faute, mais toi, tu auras sauvé ta vie. »(Ezéchiel 3, 18-19)

[5]JOSEPH RATZINGER, BENOIT XVI, Jésus de Nazareth, Flammarion, Paris 2007, p. 133

[6]La grande intériorité de la Vierge Marie, qui prie seule dans le secret de sa maison de Nazareth, voilà ce qui donne à Marie d’accueillir Jésus qui enseigne l’amour des ennemis !

Date de dernière mise à jour : 16/07/2019