Medjugorje et Fatima

A Fatima au Portugal, l’ange de la paix apparait en 1916 à trois jeunes enfants, Lucie, Jacinthe et François et leur enseigne des prières. En 1917, la Vierge Marie leur apparait et le 13 juillet 1917, elle leur communique trois secrets. En juillet, l'apparition promet pour le 13 octobre « un miracle que tous verront pour vous croire ». Le 13 octobre 1917 à midi, c'est une foule qu'on a estimé à 70.000 personnes qui se retrouve sur place. Le temps est pluvieux et les assistants sont trempés. A midi, la pluie cesse, les enfants entrent en extase, puis Lucie se retourne et s'écrie : "Regardez le soleil !" La foule est très émue. Les gens sont à genoux. Lorsqu’ils se relèvent, leurs vêtements sont secs. Les faits ont été repris par toute la presse portugaise, chrétienne ou anticléricale. 
Les apparitions de Fatima au Portugal, en 1916 et 1917, avec quelques compléments reçus par Lucie en 1925, ont été reconnues par l’évêque de Leiria le 13 octobre 1930. Le calendrier liturgique romain en fait mémoire le 13 mai. 
 
A Medjugorje en Bosnie et Herzégovine, la Vierge Marie apparaîtrait depuis juin 1981. Pour le moment, seuls les pèlerinages à titre privé sont autorisés à Medjugorje.
Lors de sa venue à Medjugorje le 01.04.2017, Monseigneur Hoser, Envoyé spécial du Saint Siège pour la paroisse de Medjugorje,  a déclaré : « J'aimerais vous encourager et vous réconforter, en tant qu'envoyé spécial du Pape. /…/ Dites au monde entier qu'à Medjugorje, on retrouve la Lumière ! /…/ Il nous faut une intervention du Ciel. Et la présence de la Sainte Vierge, c'est cette intervention » .
Le 31 mai 2017, Monseigneur Henryk Hoser nommé comme « Visiteur apostolique à caractère spécial pour la paroisse de Medjugorje ».
 
Le 25 août 1991, depuis Medjugorje, Notre-Dame adresse au monde un message reliant Fatima et Medjugorje : 
« Je vous invite au renoncement durant neuf jours, de telle sorte qu’avec votre aide, tout ce que je voulais réaliser à travers les secrets que j’ai commencés à Fatima, puisse être accompli. Je vous invite, chers enfants, à bien saisir l’importance de ma venue et la gravité de la situation. Je veux sauver toutes les âmes et les offrir à Dieu. C’est pourquoi prions pour que tout ce que j’ai commencé puisse être pleinement réalisé » 25.08.91 (entier).
 
Le 13 juillet 1917 à Fatima, Lucie, François et Jacinthe reçurent une apparition de Notre-Dame et trois secrets qui sont en partie des visions. 
1. Le premier secret concerne la révélation de l’enfer, et il a été révélé le 31 août 1941. 
2. Le second secret concerne la dévotion réparatrice au cœur immaculé de Marie et la conversion de la Russie, il a été dévoilé le 8 décembre 1941. 
3. Le troisième secret concerne les persécutions de l’Eglise et la fécondité spirituelle des martyrs. Il a été dévoilé le 13 mai 2000 et se présente comme la vision d’un vaste Chemin de Croix.

I. Le Ciel, le purgatoire et l’enfer.

 

1.A Fatima et à Medjugorje

A Fatima, la vision de l’enfer (premier secret dévoilé en 1941)[1] :

« Le secret comporte trois choses distinctes, et je vais en dévoiler deux.

La première fut la vision de l’Enfer. Notre-Dame nous montra une grande mer de feu, qui paraissait se trouver sous la terre et, plongés dans ce feu, les démons et les âmes, comme s’ils étaient des braises transparentes, noires ou bronzées, avec une forme humaine. Ils flottaient dans cet incendie, soulevés par les flammes, qui sortaient d’eux-mêmes, avec des nuages de fumée. Ils retombaient de tous côtés, comme les étincelles retombent dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, avec des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui horrifiaient et faisaient trembler de frayeur. Les démons se distinguaient par leurs formes horribles et dégoûtantes d’animaux épouvantables et inconnus, mais transparents et noirs.

Cette vision dura un moment, grâce à notre bonne Mère du Ciel qui auparavant nous avait prévenus, nous promettant de nous emmener au Ciel (à la première apparition). Autrement, je crois que nous serions morts d’épouvante et de peur.

Ensuite nous levâmes les yeux vers Notre-Dame, qui nous dit avec bonté et tristesse : Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. /…/ »

 

A Medjugorje, les visions du Paradis, du purgatoire et de l’enfer.

Première vision[2].

Le jour de la Toussaint 1981, Notre Dame a montré le paradis aux voyants, ils étaient tous présents sauf Yvan.

« Le paradis est une beauté inexprimable ─ avec une foule d’anges et d’hommes » a noté Vicka.

Ils ont demandé à Notre-Dame pourquoi elle leur avait montré cela, elle a répondu « pour que vous voyiez ce qui attend tous ceux qui seront restés fidèles à Dieu ».

 

Yanko dit : Quatre jours après, au cours d’une apparition, Notre Dame avait disparu et devant vos yeux vous est apparu l’enfer. C’est Vicka, Maria et Jakov qui l’ont vu. Vicka, tu as noté que c’était horrible, semblable à une mer de feu. Qu’il y avait pas mal de gens. Tous noirs comme des diables. Au milieu, tu as vu une femme avec des longs cheveux et des cornes. Les diables sautaient autour d’elle.

Vicka explique : - Je l’ai décrit comme j’ai pu, mais c’est indescriptible.

 

Seconde vision[3].

Une quinzaine de jours après, Vicka et Jakov ont eu une autre vision du ciel du purgatoire et de l’enfer, alors qu’ils étaient à Citluk. « Notre Dame nous a pris par la main et nous avons commencé à nous élever ». Ils ne voient plus la terre. Vicka raconte que c’était terrifiant et ineffable. Elle commente : « j’ai lu une phrase de saint Paul : Ce que les yeux humains n’ont pas vu et les oreilles n’ont pas entendu. Voilà, saint Paul a tout dit ». Vicka précise : « tout était inondé d’une magnifique lumière… des fleurs… des gens… des anges… Tout était rempli d’une joie indescriptible. Mon cœur a failli s’arrêter en regardant ! » Et elle ajoute : « Là où nous nous trouvions avec Notre Dame, il y avait comme un couloir avec une porte. Devant cette porte se tenait un homme. Notre Dame nous a dit que tout le monde ne pouvait pas y entrer. Là aussi, il faut une sorte de laisser-passer. Chacun doit passer par une sorte de couloir. »

Notre Dame leur a aussi montré le purgatoire. Vicka raconte : « C’était un espace sombre et plein de ténèbres entre le paradis et l’enfer. Il était rempli d’une sorte de cendre. Cela aussi c’était effrayant. Notre Dame nous a expliqué : « c’est l’endroit où les âmes se purifient. Il faut prier beaucoup, beaucoup pour elles ». /…/ « Horrible, c’est le seul mot ».

Après, Notre Dame les a emmenés en enfer. Vicka raconte : « Le feu, les diables, les gens répugnants… Tous avec des cornes… des queues… Ils ressemblaient tous aux diables ! Ils souffraient… Que Dieu nous en protège ! J’ai vu de nouveau cette fille blonde, dans le feu, les diables autour d’elles. Horrible ! »

Ensuite Notre Dame les a ramenés là où elle les avait pris par la main, dans la cuisine de Jakov. La mère de Jakov leur demanda où ils s’étaient cachés : elle les avait cherchés partout. Et en voyant le visage de Jakov, elle a pleuré. Vicka termine son récit : « Tout le monde nous a cru car nos visages manifestaient que quelque chose d’insolite nous était arrivé ».

2.La rencontre à l’heure de la mort

Vicka a décrit comme elle a pu : « il y avait comme un couloir avec une porte. Devant cette porte se tenait un homme ».

La mort est une rencontre, un événement ayant une certaine consistance, et non pas le simple passage d’une porte allant de cette terre au Ciel (ou au purgatoire, ou à l’enfer) :

« Chers enfants, en ce temps de grâce je vous appelle à la prière. Priez et recherchez la paix, petits enfants. Lui qui est venu ici sur la terre pour vous donner Sa paix, sans faire de différences : qui que vous soyez et quoi que vous soyez. Lui, mon fils, votre frère, vous appelle à la conversion à travers moi, car sans Dieu vous n'avez ni avenir, ni vie éternelle. C'est pourquoi, croyez et priez, vivez dans la grâce et dans l'attente de votre rencontre personnelle avec Lui. Merci d’avoir répondu à mon appel » (25 novembre 2017).

 

Le récent catéchisme de l’Eglise catholique remet en valeur la Bonne nouvelle aux défunts :

« "La Bonne Nouvelle a été également annoncée aux morts…" (1P 4,6).

La descente aux enfers [(le mot « enfers » signifiant ici les lieux inférieurs, le séjour des morts] est l’accomplissement, jusqu’à la plénitude, de l’annonce évangélique du salut.

Elle est la phase ultime de la mission messianique de Jésus, phase condensée dans le temps mais immensément vaste dans sa signification réelle d’extension de l’œuvre rédemptrice à tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux, car tous ceux qui sont sauvés ont été rendus participants de la Rédemption. » (CEC 634)

Autrement dit, à l’heure de la mort le Christ rejoint le défunt pour une évangélisation ("La Bonne Nouvelle") et une "œuvre rédemptrice", inséparables l’une de l’autre. Et le défunt "participe" ou refuse de participer, en tout cas, il est actif, appelé à une réponse, une adhésion, un choix, une crise, un jugement.

 

Le Catéchisme de l’Eglise catholique continue :

« Le Christ est donc descendu dans la profondeur de la mort (cf. Mt 12,24 ; Rm 10,7 Ep 4,9) afin que "les morts entendent la voix du Fils de l’Homme et que ceux qui l’auront entendue vivent" (Jn 5,25). Jésus, "le Prince de la vie" (Ac 3,15), a "réduit à l’impuissance, par sa mort, celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et a affranchi tous ceux qui leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort" (He 2,14-15). Désormais le Christ ressuscité "détient la clef de la mort et de l’Hadès" (Ap 1,18) et "au Nom de Jésus tout genou fléchit au ciel, sur terre et aux enfers" (Ph 2,10). […] » (CEC 635)

 

Benoît XVI, prolongeant ce catéchisme, insiste et décrit la mort de chacun comme un véritable évènement de rencontre. La mort est un passage, un évènement qui a une richesse phénoménologique : « La rencontre avec Lui est l’acte décisif du Jugement. Devant son regard s’évanouit toute fausseté »[4].

 

Tous les hommes, baptisés ou non, connaîtront cette rencontre dans leur mort. Pour ceux qui n’avaient pas connu le Christ durant leur vie terrestre, ce sera le filet de sauvetage – enfoui dans la miséricorde de Dieu – qui leur permettra de croiser le regard du Christ leur Sauveur et de l’invoquer pour être sauvés (Rm 10, 13-14).

Il ne s’agit évidemment pas d’opposer le salut durant la vie terrestre (pour les baptisés), et le salut des autres qui rencontrent le Christ dans le passage de leur mort : le salut est une rencontre d’Amour, et quand on est sauvé, on désire que les autres ne risquent pas de se perdre mais qu’ils soient sauvés le plus vite possible !

 

Cette rencontre personnelle avec le Christ à l’heure de la mort n’est pas un encouragement au laxisme, loin s’en faut. En 1981, après avoir eu la vision de l’enfer, Vicka et Jacob disent que Notre Dame leur alors explique ce qu’ils ont vu et elle leur dit :

« Certaines personnes sur la terre font toujours tout contre Dieu, contre sa volonté, consciemment. Celles-là commencent alors un enfer dans leur propre cœur. Et quand vient le moment de la mort, si elles ne se repentent pas, c'est ce même enfer qui continue. L'enfer ne finira pas, ceux qui y vont ne veulent plus rien recevoir de Dieu, ils ont choisi librement d'être loin de Dieu pour toujours ! Dieu ne peut forcer personne à l'aimer »[5].

 

C’est aussi ce que dit Jésus, dans l’évangile selon saint Jean : « Quiconque, en effet, commet le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient démontrées coupables, mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, afin que soit manifesté que ses œuvres sont faites en Dieu » (Jn 3, 20-21).

 

En Matthieu 25, Jésus s’adresse à tout homme et prévient que le jugement, l’orientation finale, se fait à partir des actes - « ce que vous avez fait… ce que vous n’avez pas fait… » Les actes de sa vie pèsent donc sur son choix.

3.L’existence de Satan et de l’enfer

En 2014, il m’a semblé important de publier un ouvrage pour développer l’enseignement concernant la rencontre avec le Christ à l’heure de la mort[6].C’est un livre à la fois réconfortant, parce qu’il rappelle ce que dit l’Ecriture Sainte (et le catéchisme de l’Eglise catholique § 634-635) sur la Bonne nouvelle aux défunts, mais que, pour des raisons pastorales, saint Augustin (†430) a souhaité mettre en parenthèse (Lettre 164 à Evodius). Ainsi, saint Augustin est le premier père de l’Eglise à ne plus lire Jn 5, 25-27 « les morts entendent la voix du Fils de l’homme », comme une rencontre entre le Christ et les défunts[7]. Saint Augustin commente dans le même sens 1P3, 19-20, mais avec cette délicieuse remarque finale : « Que ceux qui n’adopteront pas cette explication des paroles de saint Pierre... me fassent part du résultat de leurs études et de leurs recherches » (Lettre 22 à Aurelius) !

En réalité, au cours des siècles, les conséquences d’un tel oubli ont été très graves. Voyons plutôt : S’il n’y a pas de Bonne nouvelle aux défunts, l’enfer se remplit vite !

En réaction, à l’époque moderne, on a imaginé que l’enfer ne soit que virtuel. Un enfer où « ne s’y trouve personne »[8]. Mais alors, pourquoi l’Ecriture nous dit-elle que le Christ est venu pour détruire l’œuvre du diable (1Jn 3, 8 : si diable il y a, l’enfer n’est donc ni vide, ni virtuel) ?

En corollaire, si l’enfer n’a plus de consistance, la morale a des conséquences finalement assez négligeables... Satan lui-même est une non-personne, il n’a aucune importance.

 

Dans un tel contexte occidental, on comprend pourquoi il était devenu très important que Notre Dame rappelle l’existence de l’enfer, et le montre à des enfants, à Fatima en 1917 et à Medjugorje en 1981, à Kibeho en 1982… Oui, l’enfer existe, Satan et les démons existent, les damnés existent.

 

Attention donc aux péchés d’argent, détournements et tricheries en tout genre, ce fut le premier péché de Judas ; ce fut aussi le péché d’Ananie et Saphire (Ac 5), ils moururent.

Attention aux péchés sexuels, aux unions illégitimes comme disent les apôtres (Ac 15 ; Lv 18-20 ; Mt 19).

Attention aux péchés d’occultisme, devins, magie, incantations en tout genre.

 

 « Alors il dira encore à ceux de gauche : Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges. Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger, j'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire, j'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli, nu et vous ne m'avez pas vêtu, malade et prisonnier et vous ne m'avez pas visité. Alors ceux-ci lui demanderont à leur tour : Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé ou assoiffé, étranger ou nu, malade ou prisonnier, et de ne te point secourir ? Alors il leur répondra : En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait » (Mt 25, 41-45).

Et l’auteur de l’Apocalypse dit plus sobrement :

« Et celui qui ne se trouva pas inscrit dans le livre de vie, on le jeta dans l’étang de feu » (Ap 20, 15).

4.Ne laissez pas Satan vous séduire

Jésus appelle le diable « le Prince de ce monde » … C’est dire combien le monde a besoin d’en être sauvé ! Jésus est déjà Roi, il a déjà libéré les nations de l’emprise de Satan (Ac 26, 17-18), afin de nous introduire dans son admirable lumière (1P 2, 9). Mais le salut a besoin d’être reçu par l’humanité dans son ensemble. Or l’Evangile s’est heurtée à une formidable opposition. Le combat spirituel de l’humanité trouvera son paroxysme lors de la manifestation de l’Antichrist (2Thes 2, 3-12).

En 1985, trois messages de Medjugorje, dont la succession est éloquente, illustrent ce combat :

« Satan a pris une partie du plan et veut le posséder.» (1er août 1985).

« Satan veut agir davantage maintenant que vous êtes conscients de son activité. Chers enfants, revêtez l’équipement de combat et soyez victorieux, le chapelet à la main. Merci d’avoir répondu à mon appel » (8 août 1985).

« Continuez à prier toujours plus, ainsi Satan sera loin de ce lieu. Chers enfants, le plan de Satan est tombé. Priez pour que se réalise ce que Dieu a prévu en cette paroisse. Merci spécialement aux jeunes pour les sacrifices qu’ils ont offerts. Merci d’avoir répondu à mon appel » (5 septembre 1985).

 

Ce qui s’est passé à Medjugorje n’est qu’un exemple : le combat spirituel concerne le monde entier.

Pour lever un peu le voile sur les enjeux de ce combat, nous pourrions rappeler par exemple qu’Helena Blavastsky (1831-1891), la fondatrice du Nouvel Age, avait repris le mythe de Prométhée, considérant que le dieu de la Bible est mauvais parce qu’il interdit, et que Satan est bon parce qu’il promet à l’homme d’être comme des dieux (Gn 3, 5)[9].

De nos jours, une statue dorée de Prométhée est placée devant le « Rockefeller center » à New York, c’est une manière de témoigner de l’hommage que le pouvoir maçonnique de Mammon (l’argent) doit à l’autorité des mages. Et cela aboutit à une société pyramidale qui se déshumanise.

Plus subtiles encore, initiés avec W.E. Swing à la cathédrale de San Francisco le 25 juin 1995, des rites syncrétistes se multiplient et se fédèrent dans l’URI (United religions initiative), rassemblant chrétiens, juifs, musulmans, hindous, disciples du New Age et de la Wicca (mouvement néopaïen de personnes pratiquant la sorcellerie) !

A Medjugorje, il nous est dit :

« Si vous priez, Satan ne peut vous faire aucun mal, car vous êtes les enfants de Dieu et je veille sur vous /…/ » (25.02.88)

« Chers enfants, d’une manière particulière, je vous invite tous à prier à mes intentions afin qu’à travers vos prières vous arrêtiez le plan de Satan sur cette terre qui est chaque jour plus loin de Dieu et se met à la place de Dieu et détruit tout ce qui est beau et bon dans l’âme de chacun de vous. C’est pourquoi, petits enfants, armez-vous de la prière et du jeûne afin d’être conscients de combien Dieu vous aime, et accomplissez la volonté de Dieu. Merci d’avoir répondu à mon appel » (25.10.08)

 

En enfer, Satan se montre tel qu’il est : horriblement laid. Sa simple vue torture les damnés. Mais sur notre terre, Satan nous tient un langage séducteur.

Satan ligote les gens par la crainte d’avoir de mauvaises retombées si on ne fait pas ce que sa « mafia », son « réseau », nous dit de faire, et finalement il nous tient esclave par la crainte de la mort. Jésus est venu afin de nous délivrer de l’esclavage du diable et « affranchir tous ceux qui, leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort. /…/ Car du fait qu'il a lui-même souffert par l'épreuve, il est capable de venir en aide à ceux qui sont éprouvés » (He 2, 15-18).

Medjugorje est un lieu de résistance à la séduction de Satan, un lieu pour sauver ceux qui sont sous son influence, sous son emprise :

« Chers enfants, aujourd’hui encore, je voudrais vous appeler à la prière et à l’abandon total à Dieu. Sachez que je vous aime et que c’est par amour que je viens ici pour vous montrer le chemin de la paix et du salut de vos âmes. Je veux que vous m’écoutiez et que vous ne permettiez pas à Satan de vous séduire. Chers enfants, Satan est assez puissant et c’est pour cela que je recherche vos prières pour que vous les présentiez pour ceux qui sont sous son influence, pour qu’ils se sauvent. Témoignez par votre vie. Sacrifiez vos vies pour le salut du monde. Je suis avec vous et je vous remercie. Au Ciel, vous recevrez du Père la récompense qu’Il vous a promise. C’est pourquoi, petits enfants, n’ayez pas peur. Si vous priez, Satan ne peut vous faire aucun mal, car vous êtes les enfants de Dieu et je veille sur vous. Priez ! Que le chapelet soit toujours en vos mains le signe, pour Satan, que vous m’appartenez. Merci d’avoir répondu à mon appel. 25.02.1988 (entier)

 

Satan séduit par une sagesse faite uniquement de calculs.

Prenons l’exemple de la famille Soubirous à Lourdes. Elle vivait dans un ancien cachot, humide et froid. Sainte Bernadette, qui souffrait d’asthme, avait été envoyée chez sa nourrice, à la montagne. C’était aussi une bouche de moins à nourrir, car chez les Soubirous, on ne mangeait à peu près que du pain. Mais parce qu’elle désirait faire sa première communion, Bernadette est revenue à Lourdes. Si Bernadette s’était contentée de faire des calculs sur les bouches à nourrir, sur la température, ou sur son niveau scolaire bien plus faible que celui des autres enfants du catéchisme, elle ne serait sans doute pas revenue, surtout en plein hiver. Et il n’y aurait pas eu la grâce des apparitions de Lourdes.

Jésus dit : « Si, dans les champs, Dieu habille de la sorte l'herbe qui est aujourd'hui, et demain sera jetée au four, combien plus le fera-t-il pour vous, gens de peu de foi ! Vous non plus, ne cherchez pas ce que vous mangerez et ce que vous boirez ; ne vous tourmentez pas. Car ce sont là toutes choses dont les païens de ce monde sont en quête ; mais votre Père sait que vous en avez besoin. Aussi bien, cherchez son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît. Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s'est complu à vous donner le Royaume. Vendez vos biens, et donnez-les en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où ni voleur n'approche ni mite ne détruit. Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. » (Luc 12, 28-34)

A Medjugorje, comme Bernadette, les paroissiens ont résisté au froid pour aller aux prières du soir, ils ont accepté le jeûne, on peut dire que c’est l’ensemble d’une paroisse qui a dû résister aux calculs et aux plans mesquins de Satan. Ecoutons ce message de Medjugorje :

« Chers enfants, aujourd’hui je vous invite à l’abandon total à Dieu. Tout ce que vous faites et tout ce que vous possédez, donnez-le à Dieu afin qu’Il règne sur votre vie comme un roi sur tout ce que vous possédez. De cette manière, à travers moi, Dieu peut vous conduire à la profondeur de la vie spirituelle. Petits enfants, n’ayez pas peur, car je suis avec vous, même quand vous pensez qu’il n’y a pas d’issue et que Satan règne. Je vous apporte la paix. Je suis votre Mère et la Reine de la Paix. Je suis votre Mère et la Reine de la Paix. Je vous bénis avec la bénédiction de la joie afin que Dieu soit tout pour vous dans la vie. Merci d’avoir répondu à mon appel » (25.07.88).

 

Enfin, Satan agit dans les circonstances les plus petites et ordinaires, et il suffit parfois d’un sourire pour le faire fuir…

« Chers enfants… priez et ne laissez pas Satan agir dans vos vies par des malentendus, des incompréhensions et le fait de ne pas vous accepter les uns des autres » (25.01.90).

 

 

 

 

[1] Troisième mémoire de sœur Lucie, daté du 31 août 1941 (http://www.vatican.va) ou Mémoires de sœur Lucie, Vice-Postulaçāo dos videntes, Fatima 1991, p. 108-109

[2] Yanko BUBALO, « Je vois la Vierge », Vicka raconte. Edition ŒIL 1984, p. 154

[3] Yanko BUBALO, « Je vois la Vierge », Vicka raconte. Edition ŒIL 1984, p. 155 à 157

[4] BENOIT XVI, Encyclique Spe Salvi § 47

[5] Sœur EMMANUEL, Medjugorje, les années 90, EDB, p. 47.

[6] Françoise BREYNAERT, La bonne nouvelle aux défunts, nouveau paradigme de la théologie des religions, Via romana, Versailles, 2014 (Préface Mgr Minnerath).

[7] Saint Augustin, La Cité de Dieu, XIII, 1, 1

[8] Rapporté dans E. Busch, Karl Barths Lebenslauf, Munich, 1976, p.376 – cité in Lang B., art. Enfer in Eicher Peter & Coll., Nouveau dictionnaire de théologie, Paris, Cerf, 1996, p.268.

[9] Helena BLAVASTSKY, La dottrina segreta, Antropogenesi, éd. Bocca, Milano, 1953. p. 389. 397