« L’empire », quelques réflexions eschatologiques.

Il est vrai que les « nationalismes » furent utilisés pour opposer les nations dans la guerre, mais fondamentalement, une nation signifie simplement un peuple souverain, un peuple maître de son destin.

Un empire signifie une unification forcée. C’est par exemple l’empire romain qui écrase un million de gaulois par l’intermédiaire d’une élite que l’on a cherché à corrompre… Et où César Auguste s’élève au rang divin. Il y eut l’empire de Charlemagne ; il n’a pas duré longtemps. Celui de Napoléon n’a pas duré non plus. Encore moins celui d’Hitler qui prétendait durer 1000 ans…

De nos jours dans le jargon populaire, « l’empire » désigne l’empire financier usurier

            Au XIII° siècle, l’Angleterre abolit l’usure. L’Etat faisait des prêts sans intérêts marqués par des bâtons de comptage appelés « tallia », de sorte qu’il était impossible de transformer les moyens d’échange en marchandise sur un « marché financier ». (Principe repris actuellement par certaines monnaies locales – cf. le film « demain »). Il s’en suivi un âge d’or d’une grande richesse qui s’acheva avec le régicide du roi Charles 1° en 1647. Cromwell mit en place une dictature militaire, puis, la première banque centrale privée, en 1694, dès lors le pays connut la misère au milieu de l’abondance. Le but des banquiers était d’hypothéquer les terres, les maisons…

            Au début du XX° siècle la démocratie américaine abandonne son pouvoir de création monétaire aux banques privées, le peuple n’a pas compris le drame : « Lorsque le gouvernement aura signé cette loi, le gouvernement invisible du pouvoir monétaire dont l’existence a été prouvée par l’enquête Pujo, sera légalisé » (C. A Lingbergh, The senate, vol 51, novembre 1912). Depuis lors, les USA n’ont cessé de s’endetter, auprès de banques qui sont, rappelons-le privées. La banque de réserve fédérale n’a jamais fait l’objet d’audit, il y a eu 19 récessions aux USA, la dette nationale a explosée, et ses intérêts servent des banquiers privés (Rothschild, Frères Lazard, Goldman Sachs, etc.)

            J’ai entendu que 5 millions d’Américains ont signé un engagement à ne pas dénoncer ce qu’ils savent ! N’y a-t-il pas aussi chez nous une mafia où les gens tirent profit les uns des autres et ne peuvent donc plus se dénoncer. Une mafia avec un pouvoir séparé de l’autorité, nettement plus secrète et plus perverse. Une mafia au service de « Babylone la prostituée », avec sans doute aussi des  collusions possible entre la dépravation sexuelle et l’islam (Mahomet était pédophile (Aïcha) et homosexuel, hadith Dawud 5224). Des collusions des états profonds avec les intérêts de l’industrie de la guerre. Etc. Une confusion généralisée : même Al Gore, auteur de films écologistes, est le plus large actionnaire du seul marché du carbone  opérant aux USA www.centpapiers.com/maurice-al-le-chicago-climate-exchange/5378)... Comment faire une écologie efficace dans de telles conditions ?

            La Russie tsariste avait une banque d’Etat. En 1912, la législation du travail était si avancée et humaine que le président des Etats unis William Taft déclara, « l’empereur de Russie (Nicolas II) a promulgué une législation des travailleurs plus proche de la perfection que celle de n’importe quel pays démocratique » (Goodson). Par la suite, la Russie tsariste fut renversée. Le Japon avait une banque d’Etat depuis 1882, il fut renversé. La Lybie de Kadhafi, aussi une banque d’état qu’elle voulut répandre dans le Maghreb, on connait la suite. Etc.

            Lorsque les gens parlent « d’empire », ils pensent aussi à la pulvérisation des états syriens et iraquiens, application d’un plan militaire vieux de plusieurs décennies pour permettre leur domination.

            Lorsque les gens parlent « d’empire », ils pensent au « glocal », ce mélange d’immigration et de régionalisation qui peu à peu soustrait les peuples aux lois nationales protectrices en matière de travail et de prêt.

En quoi l’eschatologie nous éclaire-t-elle ?

            L’eschatologie nous enseigne cette chose très simple : le Christ apporte le salut du monde. Après le Christ, les hommes rêveront d’apporter le salut au monde, à ceci près qu’ils rêveront l’apporter eux-mêmes… Et ils n’apportent qu’une œuvre humaine, une tour de Babel, éphémère, qui finira par être la Babylone de l’Apocalypse, cité de commerce de marchandise humaine, prise en dégoût et détruite par la bête et le faux prophète eux-mêmes…

Avant la Parousie, le divin vouloir sera toujours du côté des humbles réalisations à taille humaine, c’est-à-dire à taille nationale, librement, et non pas asservis par l’endettement.

La Pastorale à développer serait donc :

  • Lucide : nous sommes face à la montée d’une mafia qui nous rendra tous esclaves, à commencer par les plus fragiles d’entre nous. Il nous faut donc une grande prudence envers tout ce qui peut être affilié à ce que les gens appellent « l’empire », par exemple, les loges maçonniques, récemment interdite aux fidèles par plusieurs évêques d’Afrique, qui, eux, voient de très près les fruits des systèmes de corruption mafieux, fussent-ils sous couvert de « philosophie » ! Non pas qu’ils n’y ait pas de braves gens aux idées intéressantes, mais parce que le système d’organisation est une pyramide mafieuse qui ne peut que devenir, tôt ou tard, l’outil de l’Antichrist.

 

  • Pleine de vraie espérance : le salut (après la « chute de Babylone ») appartient à ceux qui refuseront le chiffre de la bête, dussent-ils ne pouvoir ni acheter ni vendre pendant un temps (Ap 13, 17).

            Toujours utile de  poursuivre la réflexion sur l’écologie et l’énergie locale, le développement local, tout ce qui peut préserver les gens du gigantisme et de « l’empire »… ainsi qu’aux monnaies locales (SEL, etc.) qui pourront se révéler d’heureuses soupapes…

 

Françoise Breynaert

 

 

 

A lire : 

Françoise Breynaert, La Venue glorieuse du Christ. Véritable espérance pour le monde. Préface père Cyrille Pasquier (Osb), postface Daniel Ange. Editions du Jubilé (octobre 2016). Ce livre est une étude biblique et patristique. Il réveille une grande espérance dans le cœur des chrétiens en abordant un thème que les chrétiens d’Orient n’ont jamais oublié.

La Venue glorieuse du Christ, véritable espérance pour le monde (Jubilé 2016)