Livre du Ciel 5 - Commentaire par F. Breynaert

Livre 5 : La dame Église, les confesseurs

Récit inaugural

« La dame Église » (24-25 octobre 1903)

« L’infirmité » de l’Église et ses « ennemis » au début du XXe siècle

Le confesseur et la volonté de Jésus

Livre 5 : La dame Église, les confesseurs

Récit inaugural

Se préoccuper de l’Église, la « colonne » de l’Église, (livre 3) ou « la dame » Église (livre 5) constitue une prévention contre les gnoses. Tous les systèmes gnostiques ont nié l’autorité doctrinale de l’Église, d’une manière générale ou sur un point particulier. Saint Irénée, après avoir démasqué les hérésies, écrit : « Dès lors, cette foi, que nous avons reçue de l’Église, nous la gardons avec soin, car sans cesse, sous l’action de l’Esprit de Dieu, telle un dépôt de grand prix renfermé dans un vase excellent, elle rajeunit et fait rajeunir le vase même qui la contient. »[1]

Le récit inaugural (non daté) commence ainsi : « Mon précédent confesseur[2] est très occupé. Quand, au cours des années où il me dirigeait, il ne pouvait pas venir, mon confesseur actuel[3] commença à venir à sa place. »

Le verbe « diriger » indique le souci des pasteurs de l’Église : conduire quelqu’un au but ultime, aider les gens à ne pas rater le but de leur vie. Quand Jésus ressuscité dit à Pierre « Pais mes brebis », c’est le verbe araméen rᶜā : paître, faire paître, diriger (Jn 21,17). Divers scandales étalés dans la presse ont attiré sur les prêtres le soupçon (pédophilie, abus d’autorité spirituelle), et nos contemporains craignent (et c’est sain), un sacerdoce dominant les consciences[4]. Cependant, ce n’est pas parce qu’il y a des couples qui divorcent que l’on doit supprimer l’enseignement sur la vocation du mariage chrétien. De même, ce n’est pas parce que les problèmes existent que l’on doit rejeter le dessein divin concernant le sacerdoce.

Les écrits de Luisa ne sont pas naïfs. Et l’on peut rappeler, dans le 2e livre du ciel : « Et que devrais‑Je dire, ô ma fille, au sujet de certains prêtres ? On peut dire qu’ils agissent de façon quasi satanique en devenant des idoles pour les âmes qu’ils dirigent» (16 avril 1899)[5]. Cependant, Luisa ne renonce pas à transmettre dans toute sa grandeur le dessein divin.

Après avoir prié le Seigneur, Luisa dit : « Et toi, sainte obéissance, pardonne‑moi si je te fais toujours la guerre. Accorde‑moi la force de te suivre paisiblement en tout, même si parfois tu ne me sembles pas très raisonnable. Comment puis‑je lutter contre toi dans cette histoire des écrits que je dois faire par obéissance à mon confesseur ? » Plus tard, Luisa parlera de l’ardeur de l’amour de Dieu (livre 6) et de l’abandon confiant à sa grâce divine (livre 8). Il est juste d’obéir à Dieu, mais ce n’est qu’un début : l’Église s’abandonne à Dieu comme une épouse dans les bras de son époux : « l’obéissance se rattache à la vertu cardinale de justice, tandis que l’abandon se relie à la vertu théologale de charité. »[6]

Et Jésus précise : « Quand je confie une âme victime à un confesseur, son travail dans la vie intérieure de cette personne doit être continuel. Tu diras à ton confesseur qu’il devra vraiment coopérer avec Moi. Sinon, Je te mettrai entre les mains de quelqu’un d’autre. »

« La dame Église » (24-25 octobre 1903)

Jésus est l’époux, nous dit saint Jean Baptiste (Jn 3,29). L’Église est donc l’épouse, et une lecture chrétienne du Cantique des Cantiques est possible, où l’époux figure le Christ, et l’épouse figure tantôt l’Église, tantôt chaque âme en particulier. C’est ainsi que Luisa voit l’Église sous l’apparence d’une dame. C’est donc une histoire d’Alliance, une histoire d’Amour…

Saint Paul avait dit que le Christ « est aussi la tête du corps, la tête de l’Église. C’est lui le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il ait en tout la primauté. » (Col 1,18). En devenant « premier-né d’entre les morts », Jésus ouvre un passage vers la vie nouvelle pour toute l’humanité. L’Église, son corps, vit de sa vie et reçoit de lui sa cohésion et son unité. Cette image du corps était déjà présente quand « Toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron et lui dirent : ‘Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair.’ » (2 S 5,1). Les mots « de tes os et de ta chair » évoquent en effet la solidarité charnelle et spirituelle. Le peuple affirme ainsi qu’il appartient à la même réalité vivante que son roi. Il se reconnaît comme un seul corps, uni autour de celui que Dieu a choisi.

Cependant, au cours de l’histoire, le Christ ressuscité étant au ciel, l’image de la « tête » a été reportée sur le pape. La hiérarchie de l’Église eut tendance à devenir une hiérarchie de commandement à l’image de celle d’un Empire politique. Or, la vérité est tout autre : « le pape lui-même est soumis au droit divin, et il est lié aux dispositions tracées par Jésus-Christ à son Église. Il ne peut pas modifier la constitution donnée à l’Église par son divin fondateur, comme un législateur temporel peut modifier la constitution de l’État. » Il est faux de le considérer comme un monarque qui priverait les évêques de leurs initiatives, et « ce n’est pas dans l’Église catholique qu’est admis le principe immoral et despotique que l’ordre d’un supérieur dégage sans restriction la responsabilité personnelle »[7].

De nos jours, on voudrait corriger l’image pyramidale héritée de l’Empire romain par celle d’une pyramide inversée[8]. Le Livre du Ciel propose plutôt de revenir à l’image de la femme Église, l’Église épouse :

« J’étais dans mon état habituel. Après avoir beaucoup souffert, je vis, pendant peu de temps, mon adorable Jésus dans mes bras. Une lumière sortait de son front et, dans cette lumière, les paroles suivantes étaient écrites : ‘L’Amour est tout, et pour Dieu et pour l’homme. Si l’Amour cesse, la vie elle‑même cesse. Il y a cependant deux sortes d’amour : l’un est spirituel et divin, l’autre corporel et désordonné. […] Si l’amour est saint, il conduit à la sanctification. Si l’amour est pervers, il conduit à la damnation.’ » (23 mars 1903)

« Si l’Amour cesse, la vie elle-même cesse », et la « dame Église » peut en mourir, comme le disent les visions de l’Église données les 24 et 25 octobre 1903 et que nous allons résumer.

« Je me retrouvai dans une chambre où une femme noble et vénérable, gravement infirme était couchée dans un lit. La tête de son lit était si haute qu’elle touchait le plafond. J’étais forcée de rester en haut de cette tête de lit, soutenue par un prêtre, pour garder le lit stable et veiller sur la femme malade. Pendant que j’étais dans cette position, je vis quelques religieux entourant le lit et préparant des traitements pour la patiente. Avec beaucoup d’amertume, ils se disaient entre eux : ‘Elle est très malade, tellement malade ! Il suffirait d’une petite secousse du lit.’ Je me concentrais à tenir fermement la tête du lit de peur qu’un mouvement du lit puisse causer la mort de la dame. » (24 octobre 1903).

C’est l’Église qui est symbolisée par une femme vénérable dans un lit, c’est-à-dire « dans la paix et la sécurité dans le Sein paternel de Dieu, comme un bébé dans le sein de sa mère » (25 octobre 1903). La tête du lit atteint le plafond : « Tout ce que comporte l’Église lui vient du Ciel : les sacrements, la doctrine et tout le reste. Tout y est céleste, saint et pur. Il y a une communication continuelle entre le Ciel et l’Église. » (25 octobre 1903).

La dame Église est orientée vers le haut : son Amour est spirituel, ordonné, son but est divin. Ce caractère céleste s’exprime notamment dans la musique sacrée. Avec sa connaissance du chant grégorien et de sa restauration, Pie X donne des instructions concernant la musique sacrée dans son motu proprio « Inter pastoralis officii sollicitudines », daté du 22 novembre 1903, fête de Sainte-Cécile, patronne de la musique.

Dans la vision de Luisa, la dame (l’Église) est infirme et près de mourir. Luisa, par son offrande, a une mission pour la soutenir. On pourrait rapprocher sa mission de celle de Padre Pio, qui, en 1910, écrivit d’une manière assez similaire : « Depuis quelque temps, Jésus me manifeste son désir de me faire partager les douleurs de son Corps mystique »[9] ; et il écrira en 1918 : « Mon rôle est de souffrir pour tous. Le Seigneur me fait sentir les plaies de son Corps mystique et il veut que je les porte en moi. »[10].

Le geste de soutenir la dame (l’Église) dans une position (verticale) correcte, suggère aussi un rapprochement de la mission de Luisa avec celle d’autres saintes, par exemple sainte Thérèse d’Avila, dont voici l’oraison de la fête : « Dieu qui as suscité par ton Esprit sainte Thérèse d’Avila pour montrer à l’Église le chemin de la perfection, fais-nous trouver notre nourriture dans sa doctrine spirituelle et brûler du désir de la véritable sainteté ».

« L’infirmité » de l’Église et ses « ennemis » au début du XXe siècle

À cette époque, le royaume d’Italie est dominé par les libéraux. Pour un chrétien, le libre arbitre est un moyen, la liberté n’est pas un but en soi, mais elle s’épanouit dans la vie divine. Au contraire, dans le libéralisme, la liberté (y compris de pécher) est devenue un but en soi. Le 4 octobre 1903, Pie X écrivait : « Notre but unique dans l’exercice du suprême Pontificat est de tout restaurer dans le Christ (Ep 1,10) afin que le Christ soit tout et en tout (Col 3,11) […] Il est loisible assurément, à l’homme qui veut abuser de sa liberté, de violer les droits et l’autorité suprême du Créateur ; mais au Créateur reste toujours la victoire »[11]. Le « sens de l’Histoire » sera développé au livre 12.

À cette époque, en France, une loi liberticide, votée en 1900, contraint les associations religieuses à obtenir leur autorisation d’un vote au Parlement. En 1903, la Chambre repousse la totalité des demandes d’autorisation des congrégations, à l’exception des missionnaires dont le régime a besoin pour son entreprise coloniale. La loi de 1905, qui ne fut jamais négociée avec la hiérarchie catholique, proclame la séparation de l’Église et de l’État. Le pape Pie X proteste contre cette rupture unilatérale du Concordat de 1801 et critique une loi qui prétend confier l’administration du culte public à des associations de laïcs, détruisant le principe hiérarchique de l’Église[12]. En août 1906, Pie X interdit de constituer les associations cultuelles prévues par la loi. Finalement, en 1907, un compromis est trouvé : la République laisse les édifices du culte (dont la puissance publique reste propriétaire) à la disposition du clergé et des fidèles.

 L’infirmité de l’Église et l’attaque des ennemis représente aussi les difficultés que l’on résume avec le terme « modernisme » [13]. Expliquons en quelques mots le problème.

Peut-on confondre le mouvement « descendant » de Dieu qui est « descendu » délivrer son peuple (Ex 3,8) ou du Fils de Dieu qui descend s’incarner (Lc 1,35) avec la croyance païenne en un homme divinisé dans un mouvement « ascendant » ? Pourtant, à la suite de Loisy, beaucoup d’universitaires feront une telle confusion en affirmant que des communautés auraient inventé la foi en la divinité du Christ – avec un mouvement ascendant typiquement païen –, et comme cela nécessitait du temps, les évangiles auraient été composés beaucoup plus tardivement que ce qu’en disaient les Pères de l’Église, et ils auraient été composés dans la langue de ces communautés issues du paganisme : en grec. On reste songeur : les apôtres et les premiers papes étaient juifs, le socle hébréo-araméen biblique et cultuel assurait l’unité, en particulier l’unité liturgique (les Indiens de Saint Thomas célèbrent aujourd’hui encore en araméen)…

La vie de Luisa est un témoignage du contact avec les réalités d’en haut ; Luisa n’invente pas sa foi : Jésus lui parle et lui fait des surprises, et dans sa vision du 24-25 octobre 1903, l’image de la tête du lit qui touche le plafond exprime le rapport avec le Ciel : la foi n’est pas inventée par des communautés, mais elle est reçue d’un événement, le Christ qui vient d’en haut (Jn 8,22).

Le confesseur et la volonté de Jésus

Le premier livre du Ciel nous apprenait déjà que Luisa obéit à son confesseur, qui « déliait mes bras et mes mains contractées » et « ordonnait que les douleurs cessent » [14], et, à l’inverse, Luisa ne peut pas être « crucifiée » sans son confesseur (14 juillet 1899). Mais le confesseur n’est qu’à l’extérieur, la crucifixion est fondamentalement une action du Christ : « Je Me transformerai en toi et tu resteras crucifiée avec Moi. Ah, ne serais‑tu pas heureuse si tu pouvais dire : l’Époux est crucifié, mais l’Épouse est crucifiée elle aussi. Oh, oui, il n’y a rien qui me rende différent de Lui ? »[15]

Le premier grand commentaire chrétien du Cantique des Cantiques, celui d’Origène (183-254), met sur les lèvres du Christ ces paroles de l’époux du Cantique des Cantiques : « Les solives de nos maisons sont des cèdres, nos poutres, des cyprès (Ct 1,17) ». Et il explique que Jésus est l’époux qui admire les poutres et les solives, c’est-à-dire les évêques et les prêtres[16]. Origène explique que l’épouse, c’est-à-dire l’Église, partage le même regard d’admiration et d’affection. Les ministres sont chargés de soutenir une « maison »[17], un lieu spirituel à l’abri des tentations, où l’épouse s’unit au Christ. L’image de la maison est très respectueuse du rapport direct de chacun avec le Christ[18].

Jésus dit à Luisa :

« Moi, prêtre et victime, élevé sur le bois de la croix, J’ai voulu un prêtre pour m’assister dans mon état de victime. Ce prêtre fut saint Jean, qui représentait mon Église naissante. En lui, Je les voyais tous : papes, évêques, prêtres et tous les fidèles. Le prêtre Jean, pendant qu’il m’assistait, m’offrait comme victime pour la gloire du Père et pour le succès de l’Église naissante. Ce n’était pas un hasard si un prêtre m’assistait dans cet état de victime. Tout fut un profond mystère, prévu de toute Éternité dans l’Esprit divin. Cela signifie qu’en choisissant une âme victime pour les graves besoins qu’on trouve dans l’Église, Je veux qu’un prêtre me l’offre, qu’il l’assiste pour Moi, qu’il l’aide et qu’il l’encourage dans ses souffrances.

S’ils comprennent bien ces choses, eux‑mêmes recevront le fruit de l’œuvre à laquelle ils se prêtent, comme saint Jean. Que de bienfaits saint Jean n’a‑t‑il pas reçus pour m’avoir assisté sur le mont du Calvaire ? S’ils ne comprennent pas, ils ne font rien d’autre que de placer mon œuvre en conflits continuels tout en se détournant de mes plus beaux desseins.

Ma Sagesse est infinie. Quand J’envoie quelque croix à une âme pour sa sanctification, cela n’est pas bénéfique pour cette âme seulement mais, pour cinq, dix, autant d’âmes qu’il me plaît, afin que non seulement une seule âme, mais toutes ces âmes se sanctifient ensemble. De même, sur le Calvaire, Je ne fus pas seul. En plus du prêtre, il y avait une Mère, des amis, et aussi des ennemis dont beaucoup, en voyant le prodige de ma Patience, me crurent le Dieu que J’étais et se convertirent. Si J’avais été seul, aurait‑on reçu ces grands bienfaits ? Certainement pas. » (4 décembre 1902).

On peut rappeler ici que les successeurs des apôtres exercent leur « grand sacerdoce » dans celui du Christ, unique. L’appellation Grand-Prêtre est en effet attestée pour désigner les évêques par les anciennes traditions[19]. L’entrée en fonction d’un Grand-Prêtre fait l’objet de solennités qui durent sept jours (Ex 29,35 ; Lv 8,33), ce qui explique cette autre apparition où Thomas est désormais présent. Or, quand, huit jours après la Résurrection, qui est aussi un premier jour de la semaine, qui deviendra le jour de la liturgie dominicale, Jésus invite Thomas à voir ses mains et à mettre sa main dans son côté (Jn 20,27). Jésus suggère ainsi que le sacerdoce chrétien est un contact avec la Passion et la Résurrection du Christ. Non pas une école de pensée ou un parti, mais une fidélité à Jésus jusqu’à la Croix et la résurrection. Être prêtre signifie donc être spécialiste de la rencontre de l’homme avec le Christ crucifié et ressuscité ! [20]

34 fil 8 perle 8d thomas 1

 Saint Thomas, falaise de Kong Wang Shan
(Observer la coiffe plate et la plaque (dorée) du Grand-Prêtre)

À Luisa qui craint que son état ne soit pas selon la Volonté de Dieu et qui ne veut pas déranger inutilement le confesseur, Jésus lui répond : « Pour le moment, ce n’est pas ma Volonté que tu quittes cet état. Pour ce qui est du sacrifice du confesseur, Je le paierai au centuple pour sa charité. » (7 avril 1903).

Plus tard, Luisa demande à son confesseur si elle ne devrait pas essayer de quitter cet état afin de vérifier s’il est conforme à la volonté divine. Le confesseur lui répond « Très bien, demain tu essaieras. » (24 octobre 1903). Cette parole prouve qu’il n’y a pas de relation sadomasochiste. Dans les faits, Jésus manifeste rapidement à Luisa qu’il ne veut pas qu’elle essaye par elle-même de sortir de cet état ; alors, le lendemain, Luisa se trouve embarrassée par ce que le confesseur lui a dit la veille ; mais Jésus a aussi éclairé le confesseur qui retire son ordre de la veille.

Le lendemain, Jésus dit à Luisa : « Ma fille, la beauté d’une âme en état de grâce est si grande que Dieu lui‑même en est captivé. Les anges et les saints sont abasourdis à la vue de cette grande merveille. Ils courent vers cette âme qui vit encore dans le monde, mais qui possède la grâce […] Qu’est‑ce qui enlève de l’âme les taches d’imperfection et lui donne la connaissance de l’objet qu’elle possède ? Ma Volonté. Qu’est‑ce qui renforce et stabilise l’âme, la gardant confirmée dans la grâce ? Ma Volonté. » (25 octobre 1903).

Quelques jours plus tard, Jésus confie à Luisa l’amour immense de Dieu pour l’âme qui s’ajuste aux buts de la création. Quand arrive le confesseur, Luisa désire vérifier si elle est sur « le chemin de la vérité ». Le confesseur confirme et lui apprend à reconnaître la Parole divine en lui donnant un critère de discernement : « celui qui écoute non seulement voit la vérité des paroles, mais ressent en lui une agitation que seul l’Esprit divin possède. » (29 octobre 1903).

 

[1] Saint IRÉNÉE, Contre les Hérésies III, 24, 1

[2] Don Michele De Benedictis.

[3] Don Gennaro Di Gennaro (qui devint son confesseur en 1898).

[4] https://www.golias-editions.fr/2024/03/13/drole-de-careme-a-lagrasse

[5] Jésus est alors comme un enfant que l’on néglige : « le plus pauvre des pauvres » (21 avril 1899). Le remède contre l’idolâtrie ou l’auto-idolâtrie étant de n’accorder « aucune importance ni aux louanges ni aux mépris provenant des créatures » (23 avril 1899).

[6] Don Vital LEHODEY, Le saint Abandon, Paris 1919, p.32

[8] « En reprenant la perspective ecclésiologique de Vatican II, le pape François esquisse l’image d’une Église synodale comme une “pyramide renversée” qui comprend le peuple de Dieu, le collège épiscopal, et dans celui-ci, le Successeur de Pierre avec son ministère spécifique au service de l’unité. En elle, le sommet est situé sous la base (n. 57). » (Commission théologique internationale (CTI) La synodalité dans la vie et dans la mission de l’Eglise, 2 mars 2018)

[9] Lettre à son directeur spirituel, 29 novembre 1910, Epistolario I, éd. Melchiorre da Pobladura, Rome, 1973, p. 221.

[10] Lettre à Padre Benedetto, 20 septembre 1918, Epistolario I, op.cit., p. 1098.

[11] Pie X, encyclique E supremi § 4 et 6.

[12] Pie X, encyclique Vehementer Nos.

[13] Alfred LOISY (français 1857-1940) publia « L’Évangile et l’Église » en 1902, déclenchant la crise moderniste dans l’Église catholique. En 1907, Pie X condamnera les propositions modernistes dans l’encyclique « Pascendi ». Loisy est excommunié en 1908, mais il est nommé l’année suivante au Collège de France où il occupe la chaire d’Histoire des religions.

[14] Le livre du Ciel, livre 1, dans Tome I, RAS, p.107

[15] Le livre du Ciel, livre 1, dans Tome I, RAS, p. 60

[16] ORIGÈNE, Commentaire sur le Cantique des Cantiques, Sources Chrétiennes 375, par Luc Brésard et Henri Crouzel, Cerf, Paris,1991., Livre III,3,1 ; Tome II, p. 511

[17] Ibid., Livre III,3,5-6 ; Tome II, p. 513

[18] Les mystiques de tous les temps ont compris cela. Quand le Christ veut s’unir à une âme, quelle déception s’il voit cette âme préoccupée d’une affection humaine, même spirituelle. Les vrais guides spirituels n’attirent rien sur eux-mêmes, ils sont simplement comme les poutres de la maison des noces.

[19] TRADITION APOSTOLIQUE § 34, Ed. B. Botte, Münster,1963, p. 80-81

[20] F. BREYNAERT, Jean, L’évangile en filet. L’oralité d’un texte à vivre. (Préface Mgr Mirkis – Irak) Éditions Parole et Silence. Paris,8 décembre 2020. 477 pages.

Date de dernière mise à jour : 29/04/2026