Vendredi saint

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et rediffusées le dimanche à 8h et 9h30. 
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Première lecture (Is 52, 13 – 53, 12)

Psaume (30 (31), 2ab.6, 12, 13-14ad, 15-16, 17.25)

Deuxième lecture (He 4, 14-16 ; 5, 7-9)

Évangile de la Passion (1) Jn 18, 1-27

Évangile de la Passion (2) Jn 18,28 à 19,16a

Évangile de la Passion (3) Jn 19,16b-37

Première lecture (Is 52, 13 – 53, 12)

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.
– Parole du Seigneur. 

Isaïe compare les gens à des brebis errantes (Is 53, 6) dont le Serviteur est le pasteur. Jésus dit : « Je suis le bon pasteur ; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11). Jésus a vécu sa Passion dans une solitude incomparable, sa divinité donnait à ses souffrances la dimension de toute l’humanité, depuis le premier homme jusqu’au dernier, et il s’est fait le Rédempteur de tous. Jésus a transformé sa souffrance en offrande et il donne aux pécheurs quelque chose qu’ils puissent offrir à Dieu, son propre corps consacré à l’accomplissement de la volonté de Dieu.

Au 1er siècle après Jésus-Christ, la révélation du livre d’Isaïe n’est plus lisible dans le Targum Jonathan sur Isaïe 1], cette tradition juive a réinterprété le texte hébreu en y voyant Israël ou une figure exaltée, plutôt qu’un messie souffrant pour les péchés. Par exemple, en Is 53,5, le Targum substitue à la révélation d’Isaïe une autre vision messianique : « Il bâtira la maison du sanctuaire, qui a été profanée à cause de nos péchés ; elle a été livrée à cause de nos iniquités, et grâce à sa doctrine, la paix se multipliera sur nous, et grâce à l'enseignement de ses paroles, nos péchés nous seront pardonnés », alors que le texte hébreu que nous venons d’entendre, et que l’évangile reprend (Mt 8,17), donne : « Il a été transpercé à cause de nos crimes,  écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison » (Is 53,5). C’est très différent.

Psaume (30 (31), 2ab.6, 12, 13-14ad, 15-16, 17.25)

Ce psaume est cité dans le récit de la Passion selon saint Luc, quand Jésus en croix prie : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » (Lc 23,43). Le psaume :

« En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ; garde-moi d’être humilié pour toujours. En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité. Je suis la risée de mes adversaires et même de mes voisins ; je fais peur à mes amis, s’ils me voient dans la rue, ils me fuient. On m’ignore comme un mort oublié, comme une chose qu’on jette. J’entends les calomnies de la foule : ils s’accordent pour m’ôter la vie. Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, je dis : « Tu es mon Dieu ! » Mes jours sont dans ta main : délivre-moi des mains hostiles qui s’acharnent. Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; sauve-moi par ton amour. Soyez forts, prenez courage, vous tous qui espérez le Seigneur ! » 

Deuxième lecture (He 4, 14-16 ; 5, 7-9)

Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel. – Parole du Seigneur. 

Dans les temples païens, le sacerdoce est lié à un culte de portée particulière, pour une famille, une tribu, un roi ou un empereur. Les païens savent plus ou moins clairement qu’il y a un Dieu des dieux, et donc un « grand sacerdoce » à portée universelle. Cette dimension grand-sacerdotale, généralement confuse dans le paganisme, apparaît nettement dans le Temple de Jérusalem avec un « Saint des Saints » réservé au Grand-Prêtre. L’unique Grand-Prêtre y pénètre ‒ et une seule fois par an ‒ pour être en contact avec Dieu et transmettre ensuite Sa bénédiction. Les Hébreux ont découvert peu à peu que le Seigneur n’était pas simplement leur Dieu ‒ un Dieu au-dessus d’autres dieux ‒ mais LE Dieu unique de toute la création, le Créateur. La prière à ce Dieu porte donc une dimension universelle, au-delà de toute nation ou langue.

Jésus met un terme aux sacrifices d’animaux en s’offrant lui-même. C’est pourquoi la lettre aux Hébreux le désigne comme étant Le Grand Prêtre.

En ce jour très saint du vendredi saint, tournons-nous vers la croix de Jésus, il est notre grand prêtre, présentons-nous nos intentions, et celles du monde entier, les intentions universelles.

 

Évangile de la Passion (1) Jn 18, 1-27

Globalement, le récit de la Passion peut se lire en lien avec la liturgie chrétienne. Entrer dans le sanctuaire, c’est s’entendre dire : « Qui cherchez-vous ? », et répondre « Jésus de Nazareth » (perle 7A). La liturgie de la Parole, c’est écouter, ce que n’avait pas fait le grand-prêtre qui aurait dû connaître l’enseignement public de Jésus (perle 7B), c’est aussi adhérer à la vérité et la servir, ce que n’a pas fait Pilate (perle 7C). Ensuite, nous faisons le mémorial du sacrifice du Christ, flagellé et crucifié (perles 7D et 7E). Le don de l’Esprit par Jésus agonisant correspond à l’épiclèse (perle 7F). Puis nous communions à Jésus, vivant, ressuscité[2].

Traduction depuis l’araméen de la Pshitta, avec l’imprimatur de la Conférence des évêques de France.

Françoise BREYNAERT, L’évangile selon saint Jean, traduction depuis la Pshitta. Imprimatur de la conférence des évêques de France. Parole et Silence 2026

(Perle 7A : Jn 18,1-11)

1 Jésus dit ces choses-là / et il sortit avec ses disciples au-delà du torrent du Cédron,

là où il y avait un jardin, / où il entra, lui et ses disciples.

2 Or Judas, le traître, / connaissait aussi cet endroit,

parce que de nombreuses fois s’étaient rassemblés là, / Jésus avec ses disciples.

3 Lui, donc, Judas, emmena la troupe, / et d’auprès des grands prêtres et des Séparés [pharisiens], il emmena les gardes,

et il vint là avec des torches, / des lampes et des armes.

4 Or Jésus, qui savait tout ce qui lui advenait, / s’avança[3]

et leur dit : / ‘Qui cherchez-vous ?’

5 Ils lui disaient : / ‘Jésus le Nazaréen !’

Jésus leur disait : / ‘C’est moi !’

Or se tenait debout aussi Judas, le traître, / avec eux.

6 Et, lorsque Jésus leur dit : / ‘C’est moi !’

ils allèrent à reculons / et tombèrent à terre.

7 Et de nouveau, Jésus les interrogea : / ‘Qui cherchez-vous ?’

Eux, donc, dirent : / ‘Jésus, le Nazaréen !’

8 Jésus leur disait :

‘Je vous l’ai dit : / C’est moi !

Si c’est moi que vous cherchez, / laissez ceux-ci aller !’

9 Afin que s’accomplisse la parole / qui dit :

‘Ceux que tu m’as donnés, / je n’en ai perdu aucun, pas même un seul !’

10 Quant à Simon-Pierre,

il avait sur lui un sabre[4] / et le tira ;

et il frappa le serviteur du Grand Prêtre / et lui emporta son oreille droite ;

or, le nom du serviteur / était Mâlekh [māleḵ]

11 Et Jésus dit à Pierre :

‘Remets ton sabre au fourreau,

la coupe que m’a donnée mon Père, / ne la boirai-je pas ?’

(Perle 7B : Jn 18,12-27)

-1-

12 Alors la troupe et les chiliarques[5], / et les gardes des Juifs,

se saisirent de Jésus / et l’enchaînèrent.

13 Et ils le firent venir auprès d’Hanne, / d’abord,

parce qu’il était le beau-père de Caïphe, / celui qui était grand prêtre en cette année-là.

14 Or c’était / Caïphe,

celui qui donna ce conseil aux Juifs : / ‘Il vaut mieux qu’un seul homme meure à la place du peuple’.

15 Or Simon-Pierre et un des autres disciples / venaient à la suite de Jésus[6] ;

or le grand prêtre connaissait / ce disciple-là,

et il entra, avec Jésus / dans la cour[7],

16 quant à Pierre, / il se tenait dehors près de la porte.

Et sortit cet autre disciple / que le grand prêtre connaissait,

et il parla à la gardienne de la porte / et le fit entrer, Simon.

17 Or, une jeune femme, la gardienne de la porte, / dit à Simon :

‘Ne serais-tu pas, toi aussi, de ses disciples, / à cet homme-là ?’

Il lui disait : / Non !

18 Et se tenaient [là] des serviteurs / et des gardes,

et ils avaient disposé un feu pour se réchauffer, / parce qu’il faisait glacial. 

Or se tenait [là] aussi Simon avec eux / et se réchauffait. 

-2-

19 Le Grand Prêtre, donc, / interrogea Jésus,

sur ses disciples / et sur son enseignement.

20 Et Jésus lui dit :

‘Moi, / c’est ouvertement que j’ai parlé avec le peuple,

et, en tout temps, j’ai enseigné dans la synagogue / et dans le Temple,

là où tous les juifs / se rassemblent. 

21 Et en cachette, / je n’ai aucunement parlé :

pourquoi m’interroges-tu, / moi ?

Interroge… / ceux qui ont entendu ce dont je parlais avec eux !

Voilà : / eux savent tout ce que j’ai dit !’

22 Et tandis qu’il avait dit ces choses-là, / un des gardes, qui se tenait là

le frappa à la joue, Jésus, / et lui dit :

‘C’est ainsi / que tu donnes la répartie au grand-prêtre ?’

23 Jésus répondit / et lui dit : 

‘Si j’ai mal parlé, / témoigne du mal !

Mais si c’est bellement, / pourquoi me frappes-tu ?’

24 Anne, donc, / envoya Jésus enchaîné auprès de Caïphe, le Grand-Prêtre.

-3-

25  Et Simon Pierre se tenait [là] / et se réchauffait.

Et ils lui disaient :

‘Ne serais-tu pas, toi aussi / un de ses disciples ?’

Et, lui, / il nia, 

et il dit : / ‘Je ne suis pas !’

26 L’un des serviteurs du Grand Prêtre lui disait / – un de la parenté de celui dont Simon avait coupé l’oreille – :

‘Ne t’ai-je pas vu, avec lui, / dans le jardin ?

27 Et, de nouveau, / Simon nia. 

Et, sur l’heure, / le coq chanta.

Commentaire

Deux fois de suite, Jésus prend l’initiative en demandant « qui cherchez-vous ? » Et ils disaient, « Jésus le Nazaréen ». Nous avons le mot araméen « nāṣrāyā » parfois transcrit en grec « ναζαρηνος Nazaréen » (dans l’évangile de Marc et en Lc 4,34 ; 24,19) parfois transcrit « ναζωραιον Nazôréen » (partout dans l’évangile de Matthieu ou de Jean ainsi qu’en Lc 18,37) ; mais c’est partout le même mot araméen, qui dérive de Nazareth, nāṣraṯ, qui n’a pas la même racine que le mot nazir [nzr], consacré, et qui a les mêmes lettres que le mot « rejeton [nāṣarṯā] » comme dans la prophétie d’Isaïe : « Un rejeton sortira de la souche de Jessé, un surgeon poussera de ses racines. 2 Sur lui reposera l'Esprit du Seigneur… » (Is 11,1s).

Jésus déclare, avec grande majesté, « ennā nā » littéralement « Je Je », donc « C’est Moi » (il n’y pas le verbe être) (Jn 18,5). Face à la troupe guidée par Judas, Jésus met en pratique son discours du bon berger en protégeant son troupeau : « ceux-là, laissez-les aller ! » Cependant, Pierre veut défendre Jésus et coupe l’oreille du serviteur du Grand-Prêtre (Jn 18,10). Le rôle du Grand Sacerdoce est d’écouter Dieu. L’oreille coupée est un signe terrible. Jésus a laissé faire son disciple, puis il guérit ce serviteur. Jésus, quant à lui, révèle son adhésion à la Volonté divine : « La coupe que m’a donnée mon-Père, ne la boirai-je pas ? » (Jn 18,11). Notre réconciliation signifie notre adhésion pleine au divin vouloir. Jésus peut nous réconcilier parce que lui, le premier, a pleinement vécu cette adhésion. Le tout se passe au jardin, parce que la miséricorde de Jésus aura l’ampleur d’une nouvelle création, c’est le jardin d’une nouvelle Genèse. « Dieu planta un jardin en Eden, à l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait modelé » (Gn 2,8).

Nous arrivons ensuite chez Anne puis chez Caïphe pour un procès informel de Jésus, ou plutôt pour la ratification d’une décision antérieure du conseil, décision prise dans les délais légaux et relatée en Jn 11,47-53 (qui, dans le filet de Jean, est situé dans le même fil vertical).

Le récit est organisé en un contraste saisissant : Jésus s’en remet à ses disciples au moment même du reniement de Pierre ! En contraste avec cette scène de reniement, il y aura au calvaire quelques femmes fidèles ainsi que « le disciple que Jésus aimait » (Jn 19,25-27).

Face à l’adversité, Pierre a renié le Christ, mais il reste suffisamment disciple pour qu’ensuite Jésus le libère. Jésus sera capable de libérer son disciple, parce qu’ayant été lui-même confronté à l’adversité, Jésus a su maintenir sa position.

Que le Seigneur vous bénisse et vous garde, et croyez en sa miséricorde.

 

Évangile de la Passion (2) Jn 18,28 à 19,16a

Traduction depuis l’araméen de la Pshitta, avec l’imprimatur de la Conférence des évêques de France.

Françoise BREYNAERT, L’évangile selon saint Jean, traduction depuis la Pshitta. Imprimatur de la conférence des évêques de France. Parole et Silence 2026

(Perle 7C : Jn 18,28-40)

-1-

28 Ils firent donc venir Jésus, d’auprès de Caïphe, / au prétoire.

Et c’était le matin, / et eux, ils n’entrèrent pas dans le prétoire,

afin de ne pas se souiller / avant de manger la Pâque.

29 Pilate sortit, donc, au-dehors, auprès d’eux, / et leur dit :

‘Quelle accusation avez-vous / contre cet homme-ci ?’

30 Ils répondirent / en lui disant :

‘S’il n’avait pas fait de mauvaises choses, / nous ne te l’aurions pas livré !’ 

              31 Pilate leur disait :

‘Emmenez-le, vous, / et jugez-le selon votre Loi !’

Les Juifs lui disaient : / ‘Il ne nous est pas autorisé de mettre à mort quelqu’un !’,

32 afin que s’accomplisse la parole que dit Jésus, / lorsqu’il fit connaître par quelle mort il allait mourir.

-2-

33 Pilate rentra, donc, / dans le prétoire,

et appela Jésus / et lui dit :

‘Est-ce toi, / le roi des Juifs ?’

              34 Jésus lui disait :

‘Est-ce de toi-même / que tu as dit ceci,

ou bien ce sont d’autres qui te l’ont dit, / sur moi ?’ 

35 Pilate lui disait :

‘Est-ce que, / moi,

je suis Juif, / moi ?

Ce sont les fils de ton peuple / et les grands prêtres

qui t’ont livré à moi : / qu’as-tu fait ?’ 

           36 Jésus lui disait :

‘Mon règne, celui qui est le mien, / n’est pas de ce monde[8].

S’il était de ce monde, / mon règne,

mes serviteurs combattraient, / afin que je ne sois pas livré aux Juifs.

Or, maintenant, mon règne, celui qui est le mien, / n’est pas d’ici.’

37 Pilate lui disait : 

‘Donc, / tu es roi ?’

              Jésus lui disait :

‘Toi, tu l’as dit : / Je suis roi.’

Moi, c’est pour ceci que j’ai été enfanté, / et c’est pour ceci que je suis venu au monde :

rendre témoignage de la vérité.

Tout un chacun qui est de la vérité, / écoute ma voix.’ 

38 Pilate lui disait : / ‘Qu’est-ce que la vérité ?’

-3-

Et, ayant dit ceci,

il sortit, de nouveau, auprès des Juifs, / et il leur dit :

‘Moi, / je n’ai pas même trouvé une charge contre lui…’ 

39 Or vous avez l’habitude / que je vous en délie un à la Pâque ;

voulez-vous, par conséquent, / que je vous délie celui-ci, le roi des juifs ?’

40 Et ils crièrent, tous, / en disant :

‘Pas celui-ci / mais Bar-Abba !’

Or en effet, ce Bar-Abba était / un brigand.

(Perle 7D : Jn 19,1-16a)

-1-

1 Alors, / Pilate,

il le fit flageller, / Jésus.

2 Et les soldats tressèrent une couronne d’épines, / et la placèrent dans sa tête.[9]

Et ils le recouvrirent / de vêtements de pourpre.

3 Et ils disaient : / ‘Paix à toi [10], roi des Juifs !’

Et ils le frappaient / sur les joues.

-2-

4 Et Pilate sortit de nouveau au-dehors, / et leur dit :

‘Voilà, je vous le fais sortir / au-dehors,

afin que vous sachiez que je n’ai trouvé contre lui / pas même une charge.’

5 Et Jésus sortit / au-dehors,

ayant sur lui la couronne d’épines / et les vêtements de pourpre.

Et Pilate leur dit : / ‘Voici l’homme !’[11]

6 Lorsqu’ils le virent, / les grands prêtres et les gardes,

ils crièrent, / en disant : 

‘Crucifie [-le] ! / Crucifie [-le] !’

Pilate leur dit : 

‘Emmenez-le, vous, / et exposez-le !

Moi, en effet, / je n’ai pas trouvé en lui de charge… !’ 

7 Les Juifs lui disaient :

‘Pour nous, / nous avons une Loi !

Et selon notre Loi, il est passible de mort : / car il s’est fait Fils de Dieu !’

8 Or Pilate, ayant entendu cette parole, / craignit davantage.

9 Et il entra de nouveau dans le prétoire, / et dit à Jésus :

‘D’où… / es-tu ?’

Or, Jésus, de répartie, / il ne lui en donna pas.

10 Pilate lui disait :

‘Avec moi, / tu ne parles pas ?

Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de libérer / et que j’ai pouvoir de te crucifier ?’

11 Jésus lui disait :

‘Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi, / pas même un seul,

s’il ne t’était donné / d’En Haut.

C’est pourquoi celui m’a livré / à toi,

il est plus grand son péché, / que le tien[12].

-3-

12 Et c’est pour ceci / que Pilate voulait le délier.

Les Juifs, cependant, / criaient :

‘Si tu délies celui-ci, / tu n’es pas l’ami de César !

Quiconque se fait roi, en effet, / est un opposant à César !’

13 Or Pilate, ayant entendu cette parole, / fit sortir Jésus au-dehors et s’assit sur la tribune ;

à l’endroit qui est appelé / Le-pavement-de-pierres,

mais qui est dit en hébreu / Gphyphta. 

14 Or, c’était la parascève[13] de la Pâque, / et c’était environ la sixième heure [veille].

Et il dit aux Juifs : / ‘Voici votre roi !’

15 Eux donc / criaient :

‘Élimine-le, / élimine-le !

Crucifie-le ! / Crucifie-le !’

Pilate leur dit : / ‘exposerais-je votre roi ?’

              Les grands prêtres lui disaient : 

‘Nous n’avons pas de roi, / sinon César !’

16a Alors, / il le leur livra pour qu’ils le crucifient.

Commentaire

Les autorités juives savent que leurs arguments ne peuvent atteindre quelqu’un qui affirme que Dieu est son Père et que ses paroles et ses œuvres viennent du Ciel. On peut toujours dire que ses paroles et ses miracles viennent de Beelzébul et condamner Jésus comme un magicien[14], mais là aussi, il faudrait des arguments. Ainsi Jésus fut laissé libre d’enseigner pendant trois ans. Le fait que Caïphe livre Jésus à Pilate (Jn 18, 28) va dans le sens d’une provocation : le Ciel dont Jésus se réclame va-t-il confirmer ses prétentions par une action d’éclat ? Mais au Sanhédrin, tous n’approuvent pas, notamment le pharisien Gamaliel qui dans d’autres circonstances s’opposera à ce genre de raisonnement provocateur (Ac 5,).

Caïphe a livré Jésus à Pilate (Jn 18,28) pour que ce soit Pilate qui exécute la mort de Jésus, sans que les Juifs n’endossent la responsabilité de cette mort (au cas où Jésus serait Fils de Dieu !).

Quand Jésus questionne Pilate : « Est-ce de toi-même / que tu as dit ceci, ou bien ce sont d’autres qui te l’ont dit, / sur moi ?’ » (Jn 18,34), c’est comme si Jésus lui disait : Parles-tu en romain qui craint un ‘Roi venu du Ciel’ pour détrôner César ? Ou est-ce que ce sont les Juifs qui ont prononcé ce terme devant toi ? Si ce sont les Juifs, c’est qu’ils craignent, eux aussi, pour leurs institutions.  

Quand Jésus dit à Pilate : « mon règne, celui qui est le mien, n’est pas d’ici » (Jn 18, 36), c’est comme s’il lui disait : sur le plan humain et politique, ton pouvoir n’a rien à craindre. Certes, il faut que le Père règne sur la terre comme au ciel, mais son règne ne viendra pas avec les moyens de ce monde (police, armée). Jésus lui dit aussi : « Je témoigne de la vérité » (Jn 18, 37). C’est comme s’il disait : connais-tu quelque chose de la royauté de la vérité ?

En contraste, alors que Pilate leur propose de libérer Jésus, les chefs du peuple « crièrent, tous, en disant : Non pas celui-ci, mais Bar-Abba » (Jn 18, 40). Barrabas, Bar-Abba : « fils du père », son nom suggère la parodie du Christ. Si les grands-prêtres en arrivent là, « il ne s’agit qu’en apparence d’un renoncement à l’espérance messianique d’Israël : nous ne voulons pas de ce roi-là. Ils désirent un autre genre de solution au problème. L’humanité se trouvera toujours à nouveau confrontée à cette alternative : dire Oui à ce Dieu qui n’agit que par la force de la vérité et de l’amour ou bien ne compter que ce qui est concret, à portée de main, sur la violence »[15].

Pilate a livré Jésus innocent à la flagellation, mais il tente encore de le sauver. Lorsque les Juifs disent « il s’est fait Fils de Dieu » (Jn 19, 7), Pilate « fut encore plus effrayé » (Jn 19, 8) : il a peur de se mettre à dos une puissance divine. En un sens, Jésus le libère et lui révèle une divinité qui non seulement respecte son autorité mais la lui confère :

« Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi, / pas même un seul,
s’il ne t’était donné / d’En Haut. » (Jn 19,11).

Malgré cela, Pilate préfère agir dans la crainte de César, comme le lui inspirent les accusateurs de Jésus. Pilate exerce son pouvoir dans l’injustice, pour une paix romaine éphémère. Les Juifs font l’option du messianisme politique dont les conséquences seront beaucoup plus graves.

Évangile de la Passion (3) Jn 19,16b-37

(Perle 7E : Jn 19,16b-27)

-1-

16b Et ils emmenèrent Jésus / et ils le firent sortir,

17 sa croix étant portée vers le lieu du Crâne, / qui est dit en hébreu Golgotha,

18 là où ils le crucifièrent, / et avec lui, deux autres,

un de-ci / et un de-là,

et Jésus au milieu.

-2-

19 Et Pilate écrivit aussi une tablette / et [la] posa sur sa croix,

or il était écrit ceci :

Celui-ci est Jésus le Nazaréen le roi des Juifs.

20 Et cet écriteau-ci / beaucoup de Juifs le lirent,

parce qu’il était proche de la Ville / l’endroit où fut crucifié Jésus,

et qu’il était écrit en hébreu / et en grec et en romain.

21 Et les grands prêtres dirent à Pilate :

‘N’écris pas qu’il est le roi des Juifs, / mais que lui a dit : ‘Je suis le roi des Juifs’.

22 Pilate disait :

‘Ce que j’ai écrit, / je l’ai écrit !’

-3-

23 Or les soldats, / ayant crucifié Jésus,

emportèrent ses habits / et en firent quatre parts,

une part / pour chacun des soldats.

Mais sa tunique,/ elle était

sans couture

depuis le haut

tissée tout entière[16].

24 Et ils [se] dirent l’un à l’autre : / ‘Ne la déchirons pas !’

Mais tirons au sort / à qui elle sera !

25 Et s’accomplit l’Écriture qui dit :

‘Ils ont partagé mes habits entre eux, / et sur mon vêtement ils ont lancé les dés.’

Ce que firent les soldats.

-4-

25 Or se tenaient [là], / près de la croix de Jésus,

sa mère / et la sœur de sa mère,

et Marie, / celle de Cléopa,

et Marie, / la Magdalène.

26 Or Jésus vit sa mère / et ce disciple qu’il aimait [affectueusement] se tenir [là] ;

et il dit à sa mère : / ‘Femme voici ton fils !’

27 Et il dit à ce disciple : / ‘Voici ta mère !’

Et, depuis cette heure-là, / ce disciple l’emmena auprès de lui.

(Perle 7F : Jn 19,28-42)

-1-

28 Après ces choses-ci / Jésus sut que toute chose était accomplie ;

et afin que s’accomplisse l’Écriture, il dit : / ‘J’ai soif !’

29 Et un récipient était posé [là] / plein de vinaigre.

Eux, donc, / remplirent une éponge de vinaigre,

et [la] posèrent sur de l’hysope / et l’approchèrent de sa bouche.

30 Or, Jésus ayant pris de ce vinaigre, / il dit :

‘Voilà, / c’est accompli !’

Et il inclina sa tête / et livra son esprit[17].

-2-

31 Or les Juifs, parce que c’était la Parascève, / disaient :

‘Que ne passent pas la nuit ces corps sur leurs croix !’ / parce que le Shabbat pointait.

En effet, c’était un grand jour / le jour de ce shabbat-là !

Et ils demandèrent / à Pilate,

que soient brisées leurs jambes, à ces crucifiés, / et qu’ils les fassent descendre.

32 Et des soldats vinrent / et brisèrent les jambes du premier,

et de cet autre / qui avait été crucifié avec lui.

33 Et étant venus / auprès de Jésus,

ils virent qu’il était déjà mort / et ne brisèrent pas ses jambes. 

34 Mais un des soldats / frappa son côté par une lance[18]

et, aussitôt, il sortit du sang / et de l’eau. 

35 Et celui qui a vu a témoigné, / et son témoignage est véridique[19] ;

et lui sait / qu’il a dit la vérité,

afin que vous aussi / vous croyiez.

36 Ces choses-là / furent en effet,

afin que s’accomplissent l’Écriture qui dit : / ‘Pas un os ne sera brisé en lui’ ;

37 et aussi cette autre Écriture qui dit : / ‘Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé.’

-3-

38 Après ces choses-ci,

Joseph d’Arimatie / demanda à Pilate,

parce qu’il était disciple de Jésus / et qu’il se cachait par crainte des Juifs,

d’emporter / le corps de Jésus,

et il le lui permit / Pilate ;

et il vint et emporta / le corps de Jésus.

39 Et vint aussi Nicodème / celui qui était venu auparavant de nuit auprès de Jésus,

et il fit venir avec lui un aromate de myrrhe et d’aloès, / environ cent livres.

40 Et ils l’emportèrent, / le corps de Jésus,

et l’enveloppèrent dans des lins / et dans des baumes,

comme c’est la coutume, / chez les Juifs, d’ensevelir.

41 Or, il y avait en cet endroit / où Jésus avait été crucifié,

un jardin,

et, dans ce jardin, / une chambre sépulcrale neuve,

dans laquelle, jusque-là, / personne n’avait été déposé.

42 Et ils déposèrent Jésus là,

parce que le shabbat commençait, / et parce que le sépulcre était proche.

Le geste de déchirer les vêtements peut symboliser le schisme d’une communauté (cf. 1 R 11,29-39 ; Ac 14,4 ; 23,7). Le verbe grec utilisé en Jn 19,24 est le verbe « schizô » qui donne en français : « schisme »). Jésus meurt pour rassembler dans l’unité les fils de Dieu dispersés (Jn 11,51-52) : sa tunique ne sera pas déchirée. L’unité n’est donc jamais inaccessible.

La tunique du Christ que les soldats n’ont pas déchirée est un signe de cette unité de l’Église qui est sur le point de se créer grâce à l’union d’amour entre la mère de Jésus et le disciple fidèle. Appelée « la mère de Jésus », Marie est maternellement présente au calvaire où se refait l’unité. 

Jésus dit au disciple (il s’agit de quelque chose qui est ressenti comme un devoir spirituel pressant, une vocation religieuse incontournable, plus qu’une injonction) : « voici ta mère » (Jn 19,27). Or ce disciple est le disciple bien-aimé, celui qui transmet la fine pointe de l’enseignement de son rabbi, ses gestes et ses intonations. À partir de cette heure-là, il est appelé à devenir disciple auprès de la mère de Jésus.

Étant donné que cette perle s’achève au jardin, on peut aussi comprendre que Jésus révèle par son amour divin le rang et la grandeur de l’homme créé à l’image et la ressemblance de Dieu. Mais pour que le dessein du Créateur soit accompli, il faut que l’Esprit de Jésus soit reçu.

Jn 19, 31-37 : Au calvaire, voyant qu’il était mort, ils ne lui rompirent pas les jambes, mais on lui perça le côté. Le cœur de Jésus est ouvert, mais ses os ne sont pas brisés. Les os dessinent la forme humaine sortie des mains du Créateur, et cela n’est pas brisé. Son côté est ouvert, donnant au monde une ultime révélation.

« Mais un des soldats / frappa son côté par une lance

et, aussitôt, il sortit du sang / et de l’eau. » (Jn 19,34).

Jean cite alors deux passages de l’Écriture :

« l’Écriture qui dit : / ‘Pas un os ne sera brisé en lui’ » (Jn 19,36).

Jésus est l’Agneau pascal dont on ne brise pas les os.

Et « l’Écriture qui dit : / ‘Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé.’» (Jn 19,37).

Une découverte récente indique que Jean cite ici une forme de la Septante au premier siècle[20]. L’oracle dans le texte hébreu dit : « Ils regarderont vers Moi qu’ils ont transpercé » (Za 12,10), ce qui peut encore suggérer que c’est le Seigneur Dieu lui-même qui a été atteint en la personne de son porte-parole, Jésus.

Après sa mort, Jésus est saintement enseveli, honoré comme vrai Roi, par les disciples : Nicodème « fit venir avec lui un aromate de myrrhe et d’aloès, / environ cent livres. » (Jn 19,39). Il y a là une forme d’acclamation silencieuse de la Royauté divine de Jésus.

 

[3] Jn 18,3-6. On mime Judas qui arrive en avançant la main gauche, paume vers l’avant et Jésus qui s’avance en avançant la main droite, paume vers l’avant ; ensuite, le bras gauche mime la chute de la troupe.

[4] sapsīrā, comme en Mt 26,47 ; 26,51.52.55 et Mc 14,43.

[5] Les chiliarques : les chefs de mille.

[6] Le fait de « venir à la suite » de Jésus résonne avec Jn 1, 37 (perle 1B) et constitue la caractéristique du disciple.

[7] dārtā : la demeure, l’atrium, la cour.

[8] Il faut éviter le contresens de mépriser la terre et de désigner le ciel, en effet le royaume est bien pour ce monde, mais il n’advient pas avec ses moyens coercitifs (les combattants). Il convient donc, à la fin du verset, de faire un mouvement descendant du ciel vers la terre, devançant la Venue glorieuse du Fils de l’homme

[9] La couronne d’épines forme un casque, on la mime en enfonçant les doigts dans le crâne.

[10] šlām : c’est le mot « paix, plénitude » qui est simplement la façon de saluer et de dire bonjour, traduit en grec : « χαῖρε », en latin « Ave ». Les soldats font le geste du « Salve » romain.

[11] La sortie de Jésus se mime en avançant la main droite, paume vers l’avant, au-dessus des hommes présents. Il s’avance avec majesté, à la fois comme roi et comme fiancé qui est aussi un sens possible de « Voici l’homme [gabrā] ! ».

[12] En araméen, il y a une rime : … à toi (lāḵ). … le tien (dīlāḵ).

[13] ᶜrūḇtā : la paraschève, la préparation du Shabbat.

[14] TALMUD DE BABYLONE, Traité du Sanhédrin § 49

[15] Joseph RATZINGER, BENOIT XVI, Ibid., p. 225-226

[16] Sans doute Jean a-t-il accompagné ses paroles d’un beau geste de la main, en tournant et en descendant, rappelant le geste de la colombe sur Jésus au Jourdain, mais plus bas.

[17] Nous avons deux fois la même racine šlm. Nous l’avons d’abord pour « c’est accompli ! » (forme etpa‘al), puis pour « et livra (son esprit) » (forme ettaphal).

[18] Le coup de lance se mime sur soi avec trois doigts de main droite tendus en lame de lance, avec lesquels on viendra frapper les côtes, du côté droit, mais en oblique de façon à ce que la pointe soit en direction de la pointe du cœur qui est derrière le sternum.

[19] Le geste de Jean qui témoigne : la main droite, paume vers l’avant, doigts serrés vers le haut et le pouce tendu vers soi (illustration dans l’avant-propos).

[20] Une révision de la Septante représentée par R et désignée encore par le signe 8HevXIIgr, datée du premier siècle. Cf. Wm. Randolph BYNUM, The Fourth Gospel and the Scriptures. Illuminating the Form and Meaning of Scriptural Citation in John 19:37, Brill, Leiden/Boston, 2012.

Date de dernière mise à jour : 04/02/2026