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Pentecôte veille au soir

Podcast sur : https://radio-esperance.fr/antenne-principale/entrons-dans-la-liturgie-du-dimanche/#
Sur Radio espérance : tous les mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 8h15
et rediffusées le dimanche à 8h et 9h30.
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Commentaire pour les quatre « 1e lecture » possibles
Première lecture (Ex 19, 3-8a.16-20b)
Première lecture (Ez 37, 1-14)
Psaume (Ps 103 (104), 1-2a, 24.35c, 27-28 , 29bc-30)
Deuxième lecture (Rm 8, 22-27)
Commentaire pour les quatre « 1e lecture » possibles
La liturgie propose quatre possibilités pour la première lecture.
Tout d’abord, l’histoire de la tour de Babel (Gn 11,1-9).
Dans les temps anciens, Babylone avait une ziggurat, c’est-à-dire une tour par laquelle les gens se pensaient capables d’accéder par eux-mêmes au Ciel (aux dieux). Babel signifie : la porte du ciel ! Et les gens rêvent de s’unir dans un même langage et une pensée unique (très actuel, n’est-ce pas ?). Or la Bible nous dit que les gens n’obtinrent que la confusion : Dieu dispersa les hommes (Gn 11,7-8). Ce qu’il faut comprendre comme un secours divin : car, en étant dispersés, des différences et des oppositions émergèrent en aidant les hommes à distinguer entre l’erreur et la vérité, entre l’apparence et la réalité.
Dans la pensée unique, on peut être petit à petit amené à appeler « bien » des choses gravement mauvaises, ou appeler « vrai » des mensonges répétés des milliers de fois. Dans la pensée unique, au nom d’un idéal phantasmatique, on peut accepter des crimes affreux, des injustices criantes.
Or, en construisant la tour de Babel, les hommes disaient : « Faisons-nous un nom » (Gn 11,4). Adam peut nommer les animaux (Gn 2,19) : il est capable, par la pensée, d’identifier l’essence de chacun. Dieu connaît son propre son nom, et il le révèle à Moïse (Ex 3, 14). Mais l’homme doit « recevoir » son nom parce qu’il n’est pas créé comme les animaux « selon leur espèce », mais il est créé à l’image de Dieu, qui n’est connu que par révélation. L’illusion des gnostiques consiste à prétendre se connaître par eux-mêmes et à définir ensuite pour les autres ce qu’ils devraient être. Quand les hommes se font eux-mêmes un nom, chacun se prend pour la norme, et Babel ne peut pas tenir.
Dans l’Apocalypse, le Christ promet de donner au vainqueur « un nom nouveau quant à l’écriture, que personne ne connaîtra, sinon celui qui l’aura reçu » (Ap 2,17). Par contraste, Dieu jugera « la grande prostituée » (Ap 19,2), c’est-à-dire Babylone, « Babel la grande », la tour de Babel de la fin des temps, dont les péchés se sont amoncelés jusqu’au ciel (Ap 18,5).
À la Pentecôte, quand l’Esprit Saint est répandu, les hommes retrouvent la compréhension mutuelle (Ac 2) que la construction de la tour de Babel avait fait perdre (Gn 11), ils sont animés d’un amour opérant et préparent la cité sainte, que l’on peut appeler aussi la civilisation de l’amour, à condition de bien comprendre que ce monde idéal ne peut se réaliser qu’après le jugement de la bête par la venue glorieuse du Christ. Demandons cet amour ardent, celui du Christ Agneau qui a donné sa vie par amour !
La liturgie propose aussi de relire l’histoire de l’Alliance au Sinaï (Ex 19, 3-8a.16-20b).
La Pentecôte était dans le judaïsme une fête agricole devenue fête du don de la Torah au Sinaï. Concernant la Torah, certains juifs de l’époque du Christ considéraient la Torah complète et définitive, tandis que d’autres attendaient une ouverture du ciel qui dévoilerait ce que le péché avait voilé. C’est le jour de cette fête juive que les apôtres, réunis en prière au cénacle avec la mère de Jésus (Ac 1,14), furent surpris par un vent mystérieux et reçurent l’Esprit Saint sous la forme de langues de feu (Ac 2,1-4). Le contexte montre qu’il s’agit de l’ouverture du ciel attendue. La méditation qu’ils faisaient des Écritures est devenue incandescente. L’Esprit de Jésus leur est donné. Après le discours de Pierre, le jour de la Pentecôte, il y eu 3000 conversions : ce sont des juifs qui considéraient que la Torah attendait d’être dévoilée et qui étaient ouverts à la révélation transmise par les apôtres, « accueillant sa parole, ils se firent baptiser. Il s’adjoignit ce jour-là environ 3.000 âmes » (Ac 2,41). Le lien entre la Pentecôte et le don de la Torah est important : l’Esprit Saint est l’Esprit de sainteté, qui ne peut pas être présent là où les commandements de Dieu ne sont pas respectés ; mais le règne de Dieu n’est pas simplement une histoire de loi, Dieu est un Père et il veut des fils ! Le don de l’Esprit Saint est le don de l’Esprit filial qui fait de nous des fils. Demandons cette grâce !
Un troisième texte que l’on peut choisir est la prophétie d’Ézéchiel 37, 1-14. Le prophète voit une vallée remplie d’ossements desséchés et il annonce que Dieu dit à ces ossements : « Je vais faire entrer en vous l’esprit, et vous vivrez. Je vais mettre sur vous des nerfs, vous couvrir de chair, et vous revêtir de peau ; je vous donnerai l’esprit, et vous vivrez. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur. […] Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. » Il ne s’agit donc pas d’une prophétie de la résurrection, mais d’une annonce du retour en terre promise après les années d’exil à Babylone. Ézéchiel comprend que l’Esprit de Dieu donne vie, il vivifie.
Jésus, dans son discours du Pain de Vie à Capharnaüm, dit : « C’est l’Esprit qui vivifie » (Jn 6,63). Et nous rappelons la formule très célèbre du Credo de Nicée-Constantinople : « Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie » (Dominum et vivificantem). Demandons cette vivification dans l’Esprit de Sainteté !
Le quatrième texte que l’on peut choisir est l’oracle du prophète Joël (Jl 3, 1-5a).
Le contexte du livre de Joël est celui d’une invasion de sauterelles ayant provoqué une famine. Après un appel à la pénitence, Joël annonce une effusion de l’Esprit du Seigneur : « Ainsi parle le Seigneur : Je répandrai mon esprit sur tout être de chair, vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens seront instruits par des songes, et vos jeunes gens par des visions ». Et il ajoute : « Même sur les serviteurs et sur les servantes je répandrai mon esprit en ces jours-là », ce qui suggère que l’Esprit Saint sera répandu sur les étrangers. Cependant, seuls les membres du peuple du Seigneur prophétisent (Jl 3,1) : c’est le peuple de Dieu qui devient, pris dans son ensemble, la voix prophétique par laquelle l’Esprit est répandu sur les nations.
Ensuite, Joël prend des images qui pourraient nous faire peur : « Je ferai des prodiges au ciel et sur la terre : du sang, du feu, des nuages de fumée. Le soleil sera changé en ténèbres, et la lune sera changée en sang, avant que vienne le jour du Seigneur, jour grand et redoutable ». Ces images rappellent l’histoire de la sortie d’Égypte : les ténèbres sont l’une des plaies d’Égypte, la lune rougit sous l’effet de la colonne de feu ou de nuée. On retrouve de telles images dans le livre de l’Apocalypse qui raconte la sortie, non plus d’Égypte, mais de Babylone, la cité, ou la civilisation corrompue. C’est donc un message de libération du mal et non pas un message de destruction. L’Esprit Saint est donné pour sortir de l’emprise du mal quand le Seigneur intervient, lui le maître de l’histoire. Alors, dit l’oracle de Joël, « quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » Il ne s’agit pas de courir derrière tel ou tel leader, mais d’invoquer le nom de Seigneur, de rechercher sa grâce, sa lumière, son amour, sa force, ses vertus, etc. Demandons au Seigneur d’envoyer l’Esprit Saint sur la terre !
Première lecture (Gn 11, 1-9)
Toute la terre avait alors la même langue et les mêmes mots. Au cours de leurs déplacements du côté de l’orient, les hommes découvrirent une plaine en Mésopotamie, et s’y établirent. Ils se dirent l’un à l’autre : « Allons ! fabriquons des briques et mettons-les à cuire ! » Les briques leur servaient de pierres, et le bitume, de mortier. Ils dirent : « Allons ! bâtissons-nous une ville, avec une tour dont le sommet soit dans les cieux. Faisons-nous un nom, pour ne pas être disséminés sur toute la surface de la terre. » Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties. Et le Seigneur dit : « Ils sont un seul peuple, ils ont tous la même langue : s’ils commencent ainsi, rien ne les empêchera désormais de faire tout ce qu’ils décideront. Allons ! descendons, et là, embrouillons leur langue : qu’ils ne se comprennent plus les uns les autres. » De là, le Seigneur les dispersa sur toute la surface de la terre. Ils cessèrent donc de bâtir la ville. C’est pourquoi on l’appela Babel, car c’est là que le Seigneur embrouilla la langue des habitants de toute la terre ; et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre. – Parole du Seigneur. OU BIEN
Première lecture (Ex 19, 3-8a.16-20b)
En ces jours-là, Moïse monta vers Dieu. Le Seigneur l’appela du haut de la montagne : « Tu diras à la maison de Jacob, et tu annonceras aux fils d’Israël : “Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, comment je vous ai portés comme sur les ailes d’un aigle et vous ai amenés jusqu’à moi. Maintenant donc, si vous écoutez ma voix et gardez mon alliance, vous serez mon domaine particulier parmi tous les peuples car toute la terre m’appartient ; mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte.” Voilà ce que tu diras aux fils d’Israël. » Moïse revint et convoqua les anciens du peuple, il leur exposa tout ce que le Seigneur avait ordonné. Le peuple tout entier répondit, unanime : « Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique. » Le troisième jour, dès le matin, il y eut des coups de tonnerre, des éclairs, une lourde nuée sur la montagne, et une puissante sonnerie de cor ; dans le camp, tout le peuple trembla. Moïse fit sortir le peuple hors du camp, à la rencontre de Dieu, et ils restèrent debout au pied de la montagne. La montagne du Sinaï était toute fumante, car le Seigneur y était descendu dans le feu ; la fumée montait, comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait violemment. La sonnerie du cor était de plus en plus puissante. Moïse parlait, et la voix de Dieu lui répondait. Le Seigneur descendit sur le sommet du Sinaï, il appela Moïse sur le sommet de la montagne. – Parole du Seigneur. OU BIEN
Première lecture (Ez 37, 1-14)
En ces jours-là, la main du Seigneur se posa sur moi, par son esprit il m’emporta et me déposa au milieu d’une vallée ; elle était pleine d’ossements. Il me fit circuler parmi eux ; le sol de la vallée en était couvert, et ils étaient tout à fait desséchés. Alors le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ces ossements peuvent-ils revivre ? » Je lui répondis : « Seigneur Dieu, c’est toi qui le sais ! » Il me dit alors : « Prophétise sur ces ossements. Tu leur diras : Ossements desséchés, écoutez la parole du Seigneur : Ainsi parle le Seigneur Dieu à ces ossements : Je vais faire entrer en vous l’esprit, et vous vivrez. Je vais mettre sur vous des nerfs, vous couvrir de chair, et vous revêtir de peau ; je vous donnerai l’esprit, et vous vivrez. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur. » Je prophétisai, comme j’en avais reçu l’ordre. Pendant que je prophétisais, il y eut un bruit, puis une violente secousse, et les ossements se rapprochèrent les uns des autres. Je vis qu’ils se couvraient de nerfs, la chair repoussait, la peau les recouvrait, mais il n’y avait pas d’esprit en eux. Le Seigneur me dit alors : « Adresse une prophétie à l’esprit, prophétise, fils d’homme. Dis à l’esprit : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Viens des quatre vents, esprit ! Souffle sur ces morts, et qu’ils vivent ! » Je prophétisai, comme il m’en avait donné l’ordre, et l’esprit entra en eux ; ils revinrent à la vie, et ils se dressèrent sur leurs pieds : c’était une armée immense ! Puis le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ces ossements, c’est toute la maison d’Israël. Car ils disent : ‘Nos ossements sont desséchés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus !’ C’est pourquoi, prophétise. Tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai – oracle du Seigneur. » – Parole du Seigneur. OU BIEN
Première lecture (Jl 3, 1-5a)
Ainsi parle le Seigneur : Je répandrai mon esprit sur tout être de chair, vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens seront instruits par des songes, et vos jeunes gens par des visions. Même sur les serviteurs et sur les servantes je répandrai mon esprit en ces jours-là. Je ferai des prodiges au ciel et sur la terre : du sang, du feu, des nuages de fumée. Le soleil sera changé en ténèbres, et la lune sera changée en sang, avant que vienne le jour du Seigneur, jour grand et redoutable. Alors, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. – Parole du Seigneur.
Psaume (Ps 103 (104), 1-2a, 24.35c, 27-28 , 29bc-30)
« Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Revêtu de magnificence, tu as pour manteau la lumière ! Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! Tout cela, ta sagesse l’a fait ; la terre s’emplit de tes biens. Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Tous, ils comptent sur toi pour recevoir leur nourriture au temps voulu. Tu donnes : eux, ils ramassent ; tu ouvres la main : ils sont comblés. Tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière. Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre. »
v. 1-2 « Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Revêtu de magnificence, tu as pour manteau la lumière ! » C’est l’Esprit Saint qui fait entrer le croyant dans cette bénédiction et cette action de grâce. « Cherchez dans l’Esprit votre plénitude. Récitez entre vous des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés ! » (Eph 5,18-19).
v. 24 « Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! Tout cela, ta sagesse l’a fait ; la terre s’emplit de tes biens. » Regardons la moindre bactérie, elle se déplace pour manger. Elle se répare. Elle contient : un moteur rotatif (le flagelle bactérien) qui tourne à 100 000 tours/minute avec embrayage et changement de direction (Howard Berg, Harvard). Un système de stockage d’information plus performant que tout ce que la Silicon Valley a inventé.
L’Esprit Saint est associé à la vie qui surgit, à la fécondité et à la création renouvelée, comme au verset 30 : « Tu envoies ton Esprit [Le mot souffle et le mot Esprit sont le même mot, hébreu Ruaḥ, araméen Ruḥā] : ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre ».
v. 27-28 « Tous, ils comptent sur toi pour recevoir leur nourriture au temps voulu. Tu donnes : eux, ils ramassent ; tu ouvres la main : ils sont comblés. Tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière. Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre. » Isaïe prophétise : « la ville tapageuse est désertée, […] Jusqu’à ce que se répande sur nous l’Esprit d’en haut, et que le désert devienne un verger, un verger qui fait penser à une forêt » (Is 32,14-15). En mourant sur la croix, Jésus a transmis son Esprit, son souffle, son Esprit de sainteté, qui, dès qu’il est accueilli, renouvelle la face de la terre. Chez les Byzantins, chaque dimanche dans l’office du matin, on chante : « Par l’Esprit Saint toute âme est vivifiée, élevée dans la pureté, illuminée dans le mystère de la sainte Trinité. » Et aux vêpres de la Pentecôte, une prière invoque l’Esprit comme « source de vie, trésor de biens et dispensateur de grâce », rappelant que toute providence et toute abondance viennent de lui.
À chaque bénédicité, nous remercions le Créateur et nous le bénissons pour la nourriture qui provient de sa création. Nous pouvons élargir cette prière à tout ce qui nous entoure.
Il arrive que, lorsqu’une âme s’unit intérieurement au dessein de Dieu créateur et que l’immense horizon spirituel s’ouvre devant son esprit, elle se met à parcourir toute la création. À travers chaque réalité créée, elle dépose des « je t’aime » adressés, dans l’Esprit Saint, à Dieu créateur, comme si elle désirait remplir toute l’atmosphère de ces paroles d’amour afin de remercier l’Amour infini pour l’amour si abondant donné aux créatures.
Cette âme se tourne ensuite vers toutes les pensées des créatures et y imprime également ses « je t’aime ». Elle poursuit ce mouvement en déposant ces mêmes paroles d’amour sur chaque regard, chaque bouche et chaque mot. Chaque battement de cœur, chaque travail accompli et chaque pas humain sont ainsi recouverts d’un « je t’aime » offert à Dieu. Après avoir ainsi répandu des « je t’aime » dans toute la création, elle se présente comme une petite fille à son père pour lui offrir une tendre surprise. Elle lui fait alors contempler la création entière devenue messagère d’amour : toutes les choses créées semblent désormais remplies de ces « je t’aime » qui montent vers lui.
Dans cet élan, elle supplie Dieu le Père : « que ton règne vienne, que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel ! » Et que cette volonté soit connue et aimée ! Et qu’en exerçant sa juste autorité et en reprenant la place d’honneur qui lui revient, aucune créature ne fasse plus sa propre volonté, mais vive désormais toujours dans la Volonté divine.
Parfois encore, s’élevant très haut, cette âme cherche à remercier Dieu pour tout l’amour qu’il manifeste à toutes ses créatures et veut l’honorer comme Créateur de toute chose. Elle se promène alors parmi les étoiles et, sur chaque scintillement de lumière, elle dépose un « je t’aime » et un « Gloire » à son Créateur. Dans chaque rayon de soleil qui descend vers la terre résonnent également « je t’aime » et « Gloire ». Dans le gazouillis des oiseaux et dans le mouvement de leurs ailes montent l’amour et la gloire pour le Créateur. Dans les brins d’herbe qui surgissent du sol, dans les fleurs qui s’ouvrent et dans leur parfum qui s’élève, s’expriment encore l’amour et la gloire.
« Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! Tout cela, ta sagesse l’a fait ; la terre s’emplit de tes biens. »
La prière de ce psaume apparaît alors comme une voie d’épanouissement véritable pour l’être humain. L’âme n’est plus enfermée dans un espace limité : elle peut se mouvoir partout, dans le soleil, dans le ciel et jusque dans les régions célestes. Il lui est même donné de s’immerger dans la lumière sans fin de son Créateur. Rien ne limite cette liberté : ni la mer, ni l’air, ni aucun lieu de la création.
De plus, comme le dit la tradition de l’Église, chaque réalité créée porte en elle un reflet des qualités divines. L’expression « livre de la création » (ou « livre de la nature ») traverse toute l’histoire de la pensée chrétienne. Elle désigne l’idée que la création elle-même peut être « lue » comme une révélation de Dieu, au même titre que l’Écriture. Pour saint Augustin, la beauté, l’ordre et l’harmonie de la création sont comme un langage adressé à l’intelligence humaine. Saint Bonaventure parle explicitement de la création comme d’un livre dans lequel l’être humain peut contempler les traces de Dieu. Dans son Itinerarium mentis in Deum, il explique que toutes les créatures sont comme des signes qui conduisent vers leur Créateur. Hugues de Saint‑Victor affirme que toute la création est un livre écrit par la main de Dieu. L’homme, en contemplant le monde, peut y discerner la sagesse divine. Cette contemplation comble l’âme, jusqu’au débordement, lui donne la maîtrise d’elle-même, transforme les passions en vertus et les faiblesses en force divine. La Volonté divine répand sans mesure la joie et le bonheur avec une inflexibilité éternelle.
Dans tout ce que le corps humain peut percevoir, Dieu manifeste ses propriétés intérieures : bonté, puissance, justice, miséricorde, amour et sagesse.
« Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre. »
Saint Paul écrit que la création gémit (Rm 8,22), et nous pourrions dire que, d’une certaine façon, toutes les réalités créées supplient et prient, d’une manière divine, pour que le règne de Dieu sur la terre comme au ciel vienne au milieu des créatures. Le psaume nous invite donc aussi à regarder le sens de l’histoire.
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Deuxième lecture (Rm 8, 22-27)
Frères, nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps. Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance ; voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore ? Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance. Bien plus, l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles. – Parole du Seigneur.
v. 22. « La création tout entière gémit… Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ». Ce verset ne se comprend qu’avec les versets précédents : « Car la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu : si elle fut assujettie à la vanité… c’est avec l’espérance d’être elle aussi libérée de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Rm 8,19-21). Saint Paul évoque la glorification de toute la création à travers celle des enfants de Dieu !
En ce sens, saint Anselme écrivait :
« Ciel, étoiles, terre, fleuves, jour, nuit et toutes les créatures qui sont soumises au pouvoir de l’homme ou disposées pour son utilité se réjouissent, O Notre Dame, d’avoir été par toi d’une certaine manière ressuscités à la splendeur qu’ils avaient perdue, et d’avoir reçu une nouvelle grâce inexprimable.
Les choses étaient comme mortes, car elles avaient perdu la dignité originelle à laquelle elles avaient été destinées. Leur but était de servir à la maîtrise ou aux nécessités des créatures auxquelles appartenait de faire monter la louange vers Dieu. Elles étaient écrasées par l’oppression et avaient perdu leur vitalité par l’abus de ceux qui s’étaient faits serviteurs des idoles. Mais elles n’étaient pas destinées aux idoles.
Maintenant par contre, presque ressuscitées, elles se réjouissent d’être soutenues par la maîtrise et embellies par l’usage des hommes qui louent Dieu.
Elles ont exulté comme d’une nouvelle et inestimable grâce en entendant que Dieu lui-même, leur Créateur, non seulement invisiblement les gouverne d’en haut, mais est aussi présent parmi eux visiblement, et les sanctifie en se servant d’elles.
Ces biens si grands sont venus du fruit béni du sein béni de Marie bénie. […]
O femme pleine et surabondante de grâce, chaque créature reverdit, inondée du débordement de ta plénitude.
O Vierge bénie, par tes bénédictions chaque créature est bénie par son Créateur, et le Créateur est béni par chaque créature. » (Oratio 52).
Cependant, du fait que le salut n’est pas reçu par toute l’humanité, nous sommes encore dans l’attente. Cette attente, c’est le grand « Maranatha » de l’Église : nous attendons la venue glorieuse du Christ qui inaugurera le temps de la Parousie (Ap 20,1-10). Alors, les saints se manifesteront visiblement au côté du Christ, comme l’explique saint Irénée :
« Aussi est-il nécessaire de déclarer à ce sujet que les justes doivent d’abord, dans ce monde rénové, après être ressuscités à la suite de l’apparition du Seigneur, recevoir l’héritage promis par Dieu aux pères et y régner ; ensuite seulement aura lieu le jugement de tous les hommes. Il est juste, en effet, que, dans ce monde même où ils ont peiné et où ils ont été éprouvés de toutes les manières par la patience, ils recueillent le fruit de cette patience ; que, dans le monde où ils ont été mis à mort à cause de leur amour pour Dieu, ils retrouvent la vie ; que, dans le monde où ils ont enduré la servitude, ils règnent. Car Dieu est riche en tous biens, et tout lui appartient. Il convient donc que le monde lui-même, restauré en son état premier, soit, sans plus aucun obstacle, au service des justes. » (AH, V, 32, 1)
Certains commentateurs d’Irénée ont cru qu’il imaginait une surpopulation avec les saints qui reprennent une vie biologique sur la terre. Mais c’est une erreur. Pour régner « dans ce monde même où ils ont peiné », il leur suffit d’apparaître à la manière du Christ ressuscité. Le Christ glorieux sera vu partout, de l’Orient à l’Occident (Mt 24,27)… Les saints du ciel se manifestent aussi, mais à tel ou tel endroit, là où ils ont des raisons d’apparaître.
Une fois que les hommes seront libérés des influences mortifères de Satan, les conséquences des péchés contre la nature (pollutions, désertification) pourront être réparées peu à peu (symbolique des mille ans), par le génie humain éclairé par la grâce. Alors, dit encore saint Irénée, « la création, libérée et renouvelée, produira en abondance toute espèce de nourriture, grâce à la rosée du ciel et à la graisse de la terre » (AH, V, 33, 3).
Les hommes encore présents sur terre à ce moment seront « ceux qui auront été jugés dignes du Royaume qui sera le prélude de l’incorruptibilité, royaume par lequel ceux qui en auront été jugés dignes s’accoutumeront peu à peu à saisir Dieu. » (AH, V, 32, 1). La vie sur la terre pendant la Parousie n’est pas encore la vie au Ciel pendant l’éternité.
Saint Paul : « L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables ». Benoit XVI, dit dans son encyclique sur l’espérance : « D’une part, nous ne voulons pas mourir ; surtout celui qui nous aime ne veut pas que nous mourions. D’autre part, nous ne désirons même pas cependant continuer à exister de manière illimitée et même la terre n’a pas été créée dans cette perspective. Alors, que voulons-nous vraiment ? Ce paradoxe de notre propre attitude suscite une question plus profonde : qu’est-ce en réalité que la « vie » ? Et que signifie véritablement ‘éternité’ ? Il y a des moments où nous le percevons tout à coup : oui, ce serait précisément cela – la vraie ‘vie’ – ainsi devrait-elle être. Par comparaison, ce que, dans la vie quotidienne, nous appelons ‘vie’, en vérité ne l’est pas. Dans sa longue lettre sur la prière adressée à Proba, une veuve romaine aisée et mère de trois consuls, Augustin écrivit un jour : dans le fond, nous voulons une seule chose – ‘la vie bienheureuse’, la vie qui est simplement vie, simplement ‘bonheur’… Mais ensuite, Augustin ajoute aussi : en regardant mieux, nous ne savons pas de fait ce que, en définitive, nous désirons, ce que nous voudrions précisément. Nous ne connaissons pas du tout cette réalité ; même durant les moments où nous pensons pouvoir la toucher, nous ne la rejoignons pas vraiment. « Nous ne savons pas ce que nous devons demander », confesse-t-il avec les mots de saint Paul… » (Benoît XVI, Spe Salvi, n° 11). Et saint Paul continue : « Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles. »
Évangile (Jn 7, 37-39)
7,37 Or, durant le grand jour, / qui est le dernier de la fête,
Jésus se tenait debout et criait / en disant :
‘Si quelqu’un a soif, qu’il vienne auprès de moi, / et qu’il boive !
38 [À] quiconque [qui] croit en moi, / comme l’ont dit les Écritures,
des fleuves d’eaux vives / couleront de son sein’.
39 Or, cela il le dit au sujet de l’Esprit, / qu’allaient recevoir ceux qui croient en lui.
L’Esprit, en effet, n’avait pas encore été donné, / parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.
Nous allons suivre les explications de mon ouvrage « Jean, l’évangile en filet, l’oralité d’un texte à vivre » (Parole et Silence 2020, réédité peut-être ailleurs).
« Or, durant le grand jour, / qui est le dernier de la fête,
Jésus se tenait debout et criait, / en disant : » (Jn 7,37).
Le dernier jour de la Fête des Tentes était le jour de la grande procession où l’on ramenait l’eau puisée dans la piscine de Siloé [de l’Envoyé] sur l’esplanade du Temple.
Pour la suite du verset, dans le texte araméen, l’ordre des mots est le suivant : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne auprès de moi, / et qu’il boive ! » (Jn 7,37). Si l’on peut boire en venant à Jésus, c’est que Jésus est analogue au puits-source ou au rocher frappé par Moïse ou au puits d’eau vive évoqué par la Samaritaine. D’ailleurs, l’évangile de Jean est un filet d’oralité et l’épisode de la Samaritaine se situe dans le même « fil vertical » que Jn 7,37-39.
L’eau, c’est la Sagesse : « Celui qui boit, aura toujours soif » (Siracide 24,21). La Sagesse n’est autre que la Torah de Moïse, donnée à Israël (Si 24,23). Jésus s’identifie à la Sagesse-Torah. La Sagesse est préexistante au monde : « prémices de son œuvre, avant ses œuvres les plus anciennes » (Pr 8,22). En s’identifiant à l’eau-Sagesse-Torah, Jésus affirme qu’il est préexistant au Monde. Et puisque Dieu a "regardé" la Sagesse-Torah pour créer le monde, cela signifie qu’en regardant Jésus, le monde pourra être restitué en sa plénitude originelle.
« [À] quiconque [qui] croit en moi, / comme l’ont dit les Écritures,
des fleuves d’eaux vives / couleront de son sein. » (Jn 7,38).
Le texte araméen dit de « son sein [karsēh] ». Le verbe que nous traduisons par « couler » [rada] peut aussi être traduit par l’idée de voyager, accompagner dans un voyage, guider, suivre une tradition ou le processus d’un discours. Jésus parle du disciple qui deviendra évangélisateur sans cesser de se référer à l’Écriture. L’école d’Alexandrie, et à sa suite saint Jérôme et saint Augustin, ont respecté cette lecture.
Mais pour saint Justin et saint Irénée, c’est du cœur de Jésus que jaillissent les fleuves d’eau vive, ce qui est logique puisqu’il vient d’inviter à venir à lui et à boire. L’image est la même quand, au calvaire le côté [dapanēh] de Jésus est transpercé (Jn 19,34), littéralement « frappé », comme au désert le rocher fut frappé par Moïse pour qu’en jaillisse de l’eau (1Co 10,4).
Toutes ces paroles de Jésus, le grand jour de la fête des Tentes, sont inouïes.
L’évangéliste ajoute une glose : « il le dit au sujet de l’Esprit, qu’allaient recevoir ceux qui croient en lui » (Jn 7,39). S’accomplit ce que Jean-Baptiste a annoncé de Jésus : « Celui-là immerge dans l’Esprit Saint ! » (Jn 1,33). D’ailleurs, l’évangile de Jean est un filet d’oralité et l’épisode de Jean-Baptiste au Jourdain se situe dans le même « fil vertical » que Jn 7,37-39.
Jésus dit ces paroles dans l’enceinte du Temple. Ézéchiel avait vu jaillir un fleuve d’eau vive « de dessous le côté droit du Temple, au sud de l’autel » (Ez 47,1), un torrent qui assainit, qui abonde de poisson et qui alimente « une quantité d’arbres de chaque côté » (Ez 47,7). Il s’agit d’un fleuve qui épure la terre saline pour faire mûrir la vie… Cependant, symbole de ceux qui refusent de croire, « ses marais et ses lagunes ne seront pas assainis, ils seront abandonnés au sel » (Ez 47,11). Sur cet arrière-plan biblique, les paroles de Jésus suggèrent que le croyant participe à l’acte du pardon qui assainit et vivifie.
Il n’est pas facile d’exprimer le mystère de l’Esprit Saint ni le rapport de Jésus à l’Esprit Saint. L’évangile de Jean est un filet d’oralité, notre lecture appartient au premier fil vertical. En le suivant, nous avons un éclairage sur le rapport de Jésus à l’Esprit Saint.
Perle 1A. Jn 1,19-34. Jean baptise au Jourdain. S’accomplit l’oracle du livre d’Ézéquiel : « Je verserai sur vous une eau pure et vous serez purifiés, […] je mettrai en vous mon esprit » (Ez 36, 25.27). Et Jean-Baptiste témoigne de Jésus :
« J’ai vu l’Esprit / qui descendait des Cieux,
comme une colombe, / et qui demeurait sur lui !
Et, moi, / je ne le connaissais pas.
Mais celui qui m’a envoyé pour que j’immerge dans les eaux, lui m’a dit
‘Celui sur lequel tu vois l’Esprit qui descend / et qui demeure sur lui,
c’est lui qui immerge / dans l’Esprit Saint !’
Et moi, j’ai vu et témoigné : / Celui-ci est Fils de Dieu ! »
(Jn 1,32-34 traduit depuis la Pshitta pour la proclamation orale).
Jésus n’est pas seulement « oint » comme pouvaient l’être un roi, un prophète ou un prêtre : il « immerge dans l’Esprit de Sainteté », c’est-à-dire qu’il est capable de communiquer l’Esprit Saint.
Perle 2A. La Samaritaine reconnaît en Jésus le Messie (Jn 4,25-29). Le mot Messie signifie Oint de Dieu, et l’onction est celle de l’Esprit Saint.
Perle 3A. Après la multiplication des pains, Jésus refuse de recevoir des hommes l’onction royale (Jn 6,15), sa royauté messianique lui vient d’une onction mystérieuse : divine.
Perle 4A. L’évangéliste précise : « L’Esprit, en effet, n’avait pas encore été donné, / parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. » (Jn 7,39). L’Esprit est lié à la glorification.
Perle 5A. Malgré les menaces contre sa personne, Jésus décide d’aller en Judée, chez Lazare qui est couché. Jésus dit : « Cette maladie ne mène pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu : afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle » (Jn 11,4).
Perle 6A. Lors du dernier souper, quand Judas fut sorti, Jésus dit : « Maintenant, le fils de l’homme a été glorifié… » (Jn 13,31-32). La victoire qui est déjà acquise est celle de l’Amour : bien que Jésus connaisse les pensées de Judas, Jésus lui a manifesté l’Amour dans l’abaissement du lavement des pieds et il l’a honoré en lui offrant une bouchée, ultime geste d’amitié, ultime appel de l’Amour. Cet Amour est glorification, c’est-à-dire louange à Dieu.
Perle 7A. Au jardin des Oliviers, une force émane de Jésus, elle est un signe de la présence en lui de l’Esprit Saint. Cette force se manifeste lorsque les soldats venus l’arrêter « allèrent à reculons et tombèrent à terre » (Jn 18,6).
Perle 8A. Le corps de Jésus est passé à travers les linges. S’il est vivant, où est-il ? Jean ne se pose pas la question, il a compris que Jésus est passé dans la gloire. La colombe de l’Esprit Saint demeure sur lui éternellement.
Date de dernière mise à jour : 16/03/2026