Livre du Ciel 13 Vers le repos du 7e jour

Récit inaugural du 1er mai 1921

À l’arrivée de Mussolini

La rose que Marie (céleste Reine et céleste Maman) donne à Luisa

La créature « au diapason » avec le Créateur

Le repos du 7e jour sur la terre nouvelle

En préparation de l’éternité

Récit inaugural du 1er mai 1921

Le récit commence par une vision de Marie invitant à prier pour la paix :

« J’étais dans mon état habituel lorsque je me trouvai soudainement en dehors de mon corps, au milieu d’une foule de personnes. Au‑dessus de ces personnes, très haut, se trouvait la céleste Reine parlant aux gens et pleurant, au point que les roses qu’elle tenait sur elle étaient imbibées de ses larmes. Je ne comprenais rien de ce qu’elle disait.

Je vis seulement que la foule était survoltée et que la céleste Maman les suppliait de se calmer. Elle détacha une rose et, se dirigeant vers moi au milieu de la foule, me la donna. Je regardai cette rose et vis qu’elle était imbibée des larmes de ma chère Mère. Ses pleurs m’invitaient à prier pour que la paix règne chez ces gens. » (1er mai 1921).

Luisa a prié pour la paix dans une région dont elle ne connaissait pas la langue. On pourrait penser aux faits suivants : en janvier 1921, un conflit éclate entre l’Albanie et la Yougoslavie. La Société des Nations, appuyée par la Conférence des ambassadeurs, parvint à adopter une position impartiale qui a permis l’accord entre les deux pays concernés, au mois de novembre 1921. Nous expliquerons davantage le contexte historique et nous méditerons sur l’image de la rose transmise à Luisa par Marie.

Ensuite, Jésus enseigne sur la puissance créatrice de sa Volonté, deuxièmement sur la créature « au diapason » avec le créateur. Enfin, Jésus termine en disant : « Les âmes qui vivent dans ma Volonté sont les nouveaux cieux, les nouveaux soleils, la nouvelle terre en pleine floraison. Elles sont variées en beauté et en charme. » (1er mai 1921). Ces trois points seront développés dans notre commentaire.

À l’arrivée de Mussolini

Le contexte historique du 13e livre du Ciel est marqué par la volte-face de Mussolini.

Pendant la première guerre mondiale, dans le journal italien « Popolo d’Italia », Mussolini s’était répandu en blasphèmes contre « le pauvre rabbi de Nazareth » ; en 1919, il avait même envisagé l’hypothèse d’une « ferme invitation à sa Sainteté de décamper de Rome ». La volte-face de Mussolini en faveur du catholicisme mûrit peu de mois après que le fascisme, à la suite de l’échec de l’occupation des usines et du reflux de la poussée révolutionnaire du mouvement ouvrier, amorce son ascension avec le soutien des propriétaires fonciers et de la grande industrie.

Dès son premier discours à la Chambre des députés, le 21 juin 1921, Mussolini annonce déjà le motif qui inspirera la politique du fascisme vis-à-vis de l’Église : « J’affirme que la tradition latine et impériale de Rome aujourd’hui est représentée par le catholicisme » ; et il ajoute : « Dans la mesure où, à Rome, on ne peut rester sans idée universelle, je pense et j’affirme que la seule Idée universelle qui existe aujourd’hui est celle qui rayonne du Vatican. »[1] Les premières mesures du fascisme au pouvoir ne se font pas attendre : crucifix dans les écoles, dédommagement pour les églises détruites pendant la guerre, reconnaissance de l’université catholique de Milan, augmentation substantielle du casuel des curés, etc.

Dans ce contexte, Luisa raconte : « Je méditais sur la Passion quand je vis mon doux Jésus dans le palais d’Hérode, habillé comme un aliéné. Il me dit : ‘Ma fille, ce n’est pas seulement là que J’ai été habillé comme un aliéné et tourné en dérision. Les créatures continuent de me faire souffrir de cette manière. En effet, toutes sortes de personnes persistent à se moquer de Moi. Si une personne va en confession et qu’elle n’a pas l’intention de ne plus m’offenser, elle se paie ma tête. […] Si les dirigeants civils et ecclésiastiques insistent sur l’observance de la loi, alors qu’eux‑mêmes la transgressent, ils se moquent de Moi. Oh ! comme ils se moquent de Moi ! Tout ça me fatigue, surtout quand sous l’apparence du bien, ils distillent le poison du mal. Ils se paient ma tête comme si J’étais leur jouet ou leur passe‑temps. Mais ma Justice, tôt ou tard, ridiculisera et punira sévèrement ceux qui se moquent ainsi de Moi. Tu dois prier et faire réparation pour leurs moqueries qui me causent tant de peine, ces moqueries qui m’empêchent d’être reconnu pour ce que Je suis.’ » (16 septembre 1921).

Le rapprochement du fascisme et de l’Église excluait un mouvement parallèle et supposait même son élimination : il s’agissait de montrer à l’Église que le fascisme offrait, face au péril rouge, de bien meilleures garanties que le nouveau parti catholique, à savoir le « parti populaire », et une réalisation bien plus rapide d’objectifs déterminés favorisant la présence et l’influence de l’Église dans la vie civile[2].

C’est dans ce contexte que Jésus dit à Luisa : « Ma fille, si les partis ne se formaient pas, les véritables révolutions ne pourraient survenir, spécialement contre l’Église, parce que sans parti, il n’y aurait rien contre quoi se battre. Mais plusieurs membres de ce parti qui se dit catholique sont de véritables loups déguisés en agneaux. Ils vont causer de grands torts à mon Église. Nombreux sont ceux qui croient que la religion sera défendue par ce parti. Ce sera plutôt complètement l’opposé. Les ennemis en profiteront pour s’indigner davantage contre la religion. » (21 septembre 1921).

Effectivement, l’anéantissement du parti populaire, premier objectif de la politique de Mussolini, fut suivi des incidents de 1926 avec l’Action catholique ; les accords du Latran eurent comme corollaire des incidents encore plus graves en 1931.

D’un côté, l’Église avait voulu utiliser le régime pour une impossible restauration de l’État catholique, de l’autre Mussolini, au-delà du consensus à l’intérieur du pays et de son prestige international, entendait utiliser l’universalisme catholique pour sa politique de nationalisme exacerbé… « L’État fasciste, dit-il devant la Chambre le 13 mai 1929, est catholique mais aussi fasciste, il est même surtout fasciste, exclusivement, essentiellement fasciste » [3]. Lors de la seconde guerre mondiale, Mussolini devient dépendant d’Hitler et du paganisme de la croix gammée… D’un apparent christianisme il est passé au post-christianisme des antichrists.

Jésus, quant à lui, avait dit à Luisa : « Tous les remèdes dont l’humanité a tant besoin peuvent être trouvés dans ma Vie et ma Passion. Mais les créatures méprisent cette médecine et ne profitent pas de mes solutions. Aussi, malgré ma Rédemption, l’homme dépérit comme s’il était affecté d’une tuberculose incurable. […] Trop souvent, ma Passion est bannie des églises et de la bouche des prêtres. Leurs paroles sont sans lumière et le peuple se retrouve plus dépourvu que jamais. » (21 octobre 1921).

Heureusement, parmi les prêtres et les cardinaux italiens, il y a eu des figures qui se gardèrent distantes du fascisme et concentrèrent leurs efforts sur la pastorale[4].

La rose que Marie (céleste Reine et céleste Maman) donne à Luisa

Le récit inaugural commençait par une vision de Marie (céleste Reine et céleste Maman) donnant « une rose » à Luisa, avant de l’inviter à prier pour la paix (1er mai 1921).

Ce cadeau d’une rose est symbolique. Luisa possède quelque chose qui vient de Marie et qui l’apparente à elle. La suite du livre du Ciel donne une explication.

Jésus dit : « Ma Volonté et mon Amour ne voulaient pas rester seuls dans mes œuvres. Ils voulaient à mes côtés des images de Moi. Mon Humanité avait rétabli la Création selon les desseins du Créateur. Mais l’objectif de la Rédemption était en péril à cause de l’ingratitude des hommes, dont un grand nombre était en perdition. Aussi, pour assurer que la Rédemption m’apporte gloire complète et pour rétablir tous les droits qui m’étaient dus, J’ai choisi une autre créature dans la famille humaine : ma Mère ; fidèle réplique de Moi‑même, dont la volonté était complètement immergée dans la mienne et en qui J’ai concentré tous les fruits de la Rédemption. Et même si aucune autre créature n’avait profité de la Rédemption, ma Mère m’aurait, à elle seule, accordé tout ce que les créatures m’auraient refusé. J’en viens maintenant à toi. […]

Les torrents qui se déversaient sur ma Mère se sont aussi répandus sur toi, dans la mesure où tu pouvais les recevoir. Ces torrents t’ont préparée, t’ont précédée, t’ont embellie et t’ont donné la grâce que ma Volonté et non pas la tienne s’intègre à la tienne de manière à animer même tes actes les plus infimes.

En chacun de tes actes coulaient ma Vie, ma Volonté et tout mon Amour. Comme Je suis content ! Quelle joie cela me donne ! Voilà pourquoi Je t’appelle le deuxième appui après ma Mère. Je ne me suis pas appuyé sur toi car tu n’étais rien et Je ne le pouvais pas. Je me suis plutôt appuyé sur ma propre Volonté en toi. Ma Volonté est Vie. Celui qui la possède a la Vie et peut porter l’auteur de la Vie.

De même que J’ai centré le dessein de la Création en Moi‑même et les fruits de la Rédemption en ma Mère, J’ai centré le dessein de ma Gloire en toi, comme si ma Volonté était intégrée à tous. Par toi, doivent venir les escadrons de créatures vivant dans ma Volonté. Les générations ne passeront pas sans que J’aie atteint cet objectif. » (26 novembre 1921).

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Luisa a une vocation particulière, mais il ne faut pas isoler ce récit : Luisa n’est pas la seule. Par exemple, « Tous ceux qui me virent monter au Ciel reçurent tant de grâces qu’ils passèrent leur vie à faire connaître le royaume de la Rédemption. […] et à appeler tout le monde à vivre dans ce saint royaume. » (20 mai 1936). Saint François d’Assise fut le premier stigmatisé et cet événement modifia jusqu’à l’art chrétien occidental. Luisa, elle aussi, est la première en son genre. Saint François d’Assise fut associé d’une manière nouvelle au Christ, de même Luisa.

Il peut être ici utile de distinguer la notion de coopération de celle de participation à la mission du Christ. La coopération soulignant l’altérité, tandis que la participation soulignant ce qui est vécu en commun. Ces deux notions se rejoignent : par sa foi, Marie « coopère » (LG 61) et « participe » (RM 18) au mystère du Christ[5]. De même, par la charité, Marie y « coopère » (LG 61) et y « participe » (RM 23). « La coopération de Marie participe, dans son caractère subordonné, à l’universalité de la médiation du Rédempteur, l’unique médiateur. » (RM 40).

La participation qui qualifie la relation entre Marie et Jésus devient à notre égard une médiation. Et en reliant la médiation de Marie à la participation de Marie au mystère du Christ, il est évident que cette médiation ne fait pas nombre avec celle du Christ. C’est ce qui fut encore dit autrement : « L’enseignement du Concile Vatican II présente la vérité sur la médiation de Marie comme une participation à l’unique source qu’est la médiation du Christ lui-même. » (RM 38)

Marie fait partie de l’humanité rachetée par le Christ, et qu’elle-même remercie Dieu (cf. le Magnificat), elle est aussi la réponse gracieuse de Dieu à la longue imploration du peuple qui l’a porté. La participation de Marie, Immaculée, à l’œuvre du salut est pour elle une vocation particulière, (comme par exemple François d’Assise a eu une vocation particulière qui aurait manqué à l’Église si l’appelé n’y avait pas consenti), c’est une vocation éminente et unique qui la situe comme une aide à notre égard. L’école française de spiritualité invite le chrétien à vivre avec Marie, en elle, par elle, ce qui signifie une participation à Marie : entre le chrétien et Marie, quelque chose est partagé dans l’amour, quelque chose est vécu en commun. Symboliquement, Marie donne « une rose » à Luisa (1er mai 1921).

Le mot « participation » n’est pas toujours approprié, en effet, tout n’est pas imitable dans le Christ, vrai Dieu et vrai homme, et il existe une perfection correspondant à la pure nature humaine. Tout n’est pas imitable dans le Christ : la profondeur de sa kénose et l’intimité de sa relation au Père sont intrinsèquement liées à sa nature divine : la position de l’homme ne lui permet pas une participation ou une imitation qui serait une totale identification, même dans le siècle futur : il y a une perfection propre à l’épouse en sa nature humaine. C’est ainsi aussi, par exemple, que pour Origène imitation du Christ et perfection humaine ne sont pas synonymes. C’est ce qui ressort de la lecture attentive de ce passage : « Mais le fait que l’Époux s’est répété et a dit : "Comme tu es gracieuse" peut concerner le siècle futur où désormais l’Église, non seulement par son imitation, mais par sa perfection même est élégante et gracieuse. »[6]

Ce siècle futur, c’est le temps de la Parousie, celui de la terre nouvelle (Ap 21-22) dont nous avons déjà parlé.

La créature « au diapason » avec le Créateur

Dans le récit inaugural du livre 13, Jésus enseigne ceci :

« Seule la volonté humaine peut causer de la discordance entre le Créateur et la créature. Un simple acte de la volonté humaine met le désordre entre le Ciel et la terre et entraîne de la dissemblance entre le Créateur et la créature.

Au contraire, pour la personne qui vit dans ma Volonté, tout est harmonie : ses choses et les miennes sont au diapason. Je suis avec elle sur la terre, elle est avec Moi au Ciel. Nos intérêts sont un, nos vies sont une, nos volontés sont une.

Remarque que la Création n’a en rien été coupée de ma Volonté : les cieux sont toujours bleus et pleins d’étoiles, le soleil déborde de lumière et de chaleur. Toute la Création est en parfaite harmonie : une chose appuie l’autre. La Création est toujours belle, fraîche et jeune, ne vieillit jamais et ne perd rien de sa beauté. Chaque jour, elle semble devenir plus majestueuse, offrant un doux enchantement à toutes les créatures. 

L’homme aurait été ainsi s’il ne s’était pas retiré de ma Volonté. » (1er mai 1921).

L’image du diapason semble prolonger sur un plan spirituel les intuitions que Platon exposa dans son œuvre « Timée » (vers 358 av. J.-C.). Ceci demande quelques explications mathématiques, astronomiques et musicales. Selon Platon, « l’Âme du monde »[7] est composée d’un mélange de trois substances. Le mélange achevé a été divisé en 7 parts qui sont entre elles comme les termes de deux suites géométriques, la première : 1,2,4,8 (suite d’octaves) et la seconde : 1,3,9,27 (suite de duodécimes) [8]. D’après deux passages du Timée (36 d et 38 d) [9], les distances des planètes par rapport à la Terre seraient : Lune 1 ; Mercure 2 ; Vénus 3 ; Soleil 4 ; Mars 8 ; Jupiter 9 ; Saturne 27. L’harmonie de l’Âme du Monde, qui va jusqu’à l’intervalle 27, comprend toutes les gammes possibles et dépasse infiniment les harmonies produites par les instruments de musique[10]. Il faut donc se représenter l’étendue de l’âme, dotée d’un sens inné de l’harmonie, et traversée silencieusement par des mouvements tout à fait analogues aux mouvements du son dans l’échelle musicale[11].

Le fondateur de l’astronomie moderne, Johannes Kepler (1571-1630) a passé des décennies à prouver que l’hypothèse platonicienne de l’Harmonie des planètes était en fait vraie. Dans son opus de 1619, Harmonice Mundi (Harmonies du monde), il en apporte la preuve et montre comment il est arrivé à sa troisième loi du mouvement des planètes, dite « loi harmonique ».

Ainsi, quand Jésus dit à Luisa : « pour la personne qui vit dans ma Volonté, tout est harmonie : ses choses et les miennes sont au diapason » (1er mai 1921), l’image du diapason est loin d’être anodine...

Et nous le retrouverons au livre 25 : « La multitude de sons, avec les notes qui y correspondent, est aussi variée que les choses créées sont variées. Ainsi le ciel contient un son, chaque étoile a un son distinct, le soleil en a un autre et ainsi de suite pour tout le reste. Ces sons ne sont rien d’autre que la participation de l’harmonie de ma Divine Volonté. […] Or, ma fille, quand tu rassemblais toutes les choses créées pour nous les porter en plus bel hommage, pour nous demander notre règne sur la terre, et possédant toute chose, les notes et le son commencèrent immédiatement leur musique, si belle et harmonieuse que notre Divinité tendit l’oreille et dit : la petite fille de notre Fiat nous apporte notre harmonie céleste et toutes les choses nous dirent dans cette musique : que le règne de notre Divine Volonté vienne sur terre. » (8 mars 1929).

Et ce n’est pas tout. À la question de savoir pourquoi les planètes se déplacent sur les trajectoires qu’elles suivent, plutôt que dans une autre configuration, la réponse de Kepler ou de son disciple, le grand scientifique et homme d’État Gottfried Leibniz (1646-1716), ne serait pas « parce qu’elles se déplacent en ellipse » ou « parce que leur vitesse et leur masse l’exigent », mais plutôt « parce qu’elles se déplacent sur des trajectoires harmoniques de moindre action ».

De plus, dans l’univers matériel, dès que quelqu’un souhaite créer un cercle ou un carré, aussi raffinée que soit la technologie que l’on choisisse d’utiliser, il n’existe aucun cas où un carré ou un cercle plus parfaits ne pourraient être produits. Leibniz atteste clairement que l’univers est le meilleur de tous les univers possibles, non pas parce qu’il est parfait, mais plutôt parce qu’il peut toujours être rendu plus parfait.

Du point de vue de Leibniz, c’est l’accès de l’humanité au libre arbitre qui fait que le mal existe et c’est notre capacité à participer au processus de progrès universel qui démontre que Dieu est à la fois aimant, raisonnable et bon.

Il faut savoir qu’une autre philosophie, celle d’Aristote, tend à imaginer un univers figé dont Dieu, à la manière d’un horloger qui l’aurait, une fois fait, abandonné à lui-même (déisme) ; et sur de telles bases, les scientifiques John Locke et Isaac Newton s’opposèrent à Kepler ou à Leibniz. De nos jours, on constate que l’héritage de la pensée de Kepler ou de Leibniz est incomparablement plus fécond.

De plus, lorsque nous commettons l’erreur d’imaginer que Dieu n’est plus créatif (déisme), alors le mal trouve son expression politique dans des systèmes de gouvernance oligarchiques ou dictatoriaux (comme le système fasciste de Mussolini le deviendra).

Cette histoire de la pensée tant philosophique que scientifique attire notre attention sur les pages de Luisa soulignant le caractère créatif de Dieu, sa fécondité et sa puissance toujours prête à agir dès lors que l’on maintient la communication avec lui.

« [Jésus dit à Luisa :] Ma fille, les âmes qui vivent dans ma Volonté se reflètent sur toute chose. Comme elles se reflètent sur toute chose, toute chose se reflète sur elles. Et comme ma Volonté est la vie de toute chose, elles agissent dans ma Volonté pour donner vie à toute chose. Elles se reflètent sur toutes les choses inanimées et sur les plantes et celles‑ci se réfléchissent sur elles. Par ma Volonté, la Création tout entière se reflète sur elles. Elles harmonisent toutes les choses créées. » (28 juin 1921)

« [Jésus dit à Luisa :] Les plantes dépendent du soleil pour atteindre leur maturité, leur douceur et leur saveur. Ainsi toutes choses mendient leur vie au soleil. Ma Volonté est plus grande que le soleil. Quand l’âme s’expose à ses rayons brûlants, elle en reçoit la vie. En continuant d’agir dans ma Volonté, elle reçoit ma beauté, ma douceur, ma fécondité, ma bonté et ma sainteté. Toutes les fois qu’elle s’expose aux rayons de ma Volonté, elle reçoit davantage mes divines qualités. Oh ! quelle beauté elle acquiert, que de couleurs vivantes et quels parfums ! Si les autres créatures pouvaient voir tout cela, ce serait leur paradis sur la terre. » (14 juillet 1921).

« [Jésus dit à Luisa :] ‘Ma fille… [la volonté de l’homme qui pèche] le conduit à un seul point. Elle provoque à travers tout son être d’épaisses ténèbres qui l’aveuglent, un air toxique qui l’empoisonne. Tout est noir autour de lui, tout est mortel. Quiconque l’approche se met dans une situation dangereuse, terrible et effrayante. […]

L’âme en état de grâce qui fait le bien est si belle, si gracieuse, si attirante, si aimable, que Moi‑même J’en tombe amoureux ! Chaque bonne chose qu’elle accomplit lui confère une nuance additionnelle de beauté, une ressemblance plus grande avec son Créateur qui en fait l’un de ses enfants. C’est une puissance divine que cette âme met en circulation. Toutes les bonnes choses qu’elle réalise sont autant d’intercessions entre la terre et le Ciel. Elles constituent le service postal et les fils électriques qui maintiennent la communication avec Dieu.’ » (6 octobre 1921).

Le repos du 7e jour sur la terre nouvelle

 

Dans le récit inaugural, Jésus dit : « Les âmes qui vivent dans ma Volonté sont les nouveaux cieux, les nouveaux soleils, la nouvelle terre en pleine floraison. Elles sont variées en beauté et en charme. » (1er mai 1921). Cette « nouvelle terre » est celle dont parle l’Apocalypse (Ap 21,1), après la venue glorieuse du Christ comme Roi des rois.

Le Nouveau Testament enseigne que la Venue glorieuse de Jésus le Messie pose un terme au temps que nous vivons et inaugure le temps de « la Parousie », un temps sur la terre qui préparera l’humanité et le cosmos à entrer dans l’éternité[12], ce sera le « vrai shabbat des justes »[13]. L’image du shabbat convient bien parce que ce jour est celui du repos : « le pur et silencieux repos du shabbat nous mène vers un royaume de paix infinie, au seuil de l’éternité »[14]. Le shabbat rappelle le septième jour de la création, quand Dieu acheva et se reposa (Gn 2,3). Le livre de la Genèse révèle que Dieu n’est pas uniquement un « producteur », créant tout l’univers, et l’humanité le 6e jour. L’humanité du 7e jour est appelée à rencontrer Dieu sur un registre qui n’est pas celui des « productions », mais qui est un registre purement relationnel.

Les Pères de l’Église parlaient souvent du 7e et du 8e jour : le 7e jour, qui est « comme mille ans », accomplira la création sur cette terre, et ensuite viendra le 8e jour, l’éternité. Dans le Traité contre les Hérésies, ou Adversus Haereses (AH), daté de l’environ de l’an 180, saint Irénée dit : « Le Seigneur viendra du haut du ciel, sur les nuées, dans la gloire de son Père (Mt 16,27 ; Mc 13,26), et il enverra dans l’étang de feu l’Antéchrist avec ses fidèles (Ap 19,20) ; il inaugurera en même temps pour les justes les temps du royaume, c’est-à-dire le repos, le septième jour qui fut sanctifié (Gn 2,2-3) » (AH, V,30,4). Et dans sa finale, saint Irénée évoque le « royaume des justes, dans lequel ils s’exerceront à l’incorruptibilité, après qu’aura été renouvelée la création pour ceux qui auront été gardés dans ce but. C’est ce que confesse l’apôtre Paul, lorsqu’il dit que la création sera libérée de l’esclavage de la corruption pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu Rm 8,19-21 » (AH, V, 36, 3)[15].

Ceci étant posé, nous pouvons entendre la portée de ce que dit Jésus à Luisa :

« Me trouvant dans mon état habituel, mon toujours aimable Jésus apparut dans mes bras, dans une attitude de repos. Je le serrais contre mon cœur, Lui disant : ‘Mon Amour, parle‑moi. Pourquoi es‑tu si tranquille ?’ Jésus : ‘Ma fille bien‑aimée, J’ai besoin de repos. Après t’avoir tant parlé, Je veux voir en toi les effets de mes paroles. Travaille, accomplis ce que Je t’ai enseigné et Je me reposerai. Quand tu auras mis en pratique mes enseignements, Je te parlerai de choses encore plus élevées et plus sublimes afin que Je puisse trouver en toi un meilleur repos. Si Je ne peux me reposer dans les âmes qui vivent dans ma Volonté, en qui pourrais‑je espérer me reposer ? Seules les âmes qui vivent dans ma Volonté peuvent me donner le repos. Vivre dans ma Volonté me fournit une chambre. Les actes réalisés dans ma Volonté me donnent un lit. Les actes répétés, d’une répétition constante, sont comme des berceuses, une musique et un opium qui m’aident à dormir. Néanmoins, pendant que Je dors, Je m’occupe de toi…’ » (21 mai 1921).

Il est donc très important à transmettre les enseignements sur la divine Volonté : « Les faire connaître, c’est simplement achever les choses que Je devais livrer pendant que J’étais dans ce monde, comme accomplissement du but de ma venue sur la terre. » (2 juin 1921).

Dans son discours de Pentecôte, saint Pierre parlait de la « restauration universelle » (Ac 3,19-21). Il ne s’agit pas d’un retour passé ou d’une nostalgie du paradis perdu. Non, il s’agit de revenir au but pour lequel nous avons été créés. Car, comme Jésus dit à Luisa, « lorsque les desseins originels des choses sont délaissés, tout devient désordre, déshonneur et imperfection. » (15 décembre 1921).

Dans le Nouveau Testament, « régénération » (Mt 19,28) ou « restauration universelle » (Ac 3,19-21) sont des expressions qui n’ont de sens que dans une fidélité et une continuité avec la terre que nous connaissons[16]. Cependant, la « régénération » et la « restauration » n’ont pas vocation à fixer l’humanité ici-bas, mais à la faire entrer dans « la vie éternelle » (Mt 19,29). Il s’agit d’un temps intermédiaire entre le temps terrestre et l’éternité et d’un accomplissement du dessein du Créateur.

« [Jésus dit à Luisa :] Seule la vie dans ma Divine Volonté peut donner un honneur et une gloire véritables à l’œuvre de la Création ; parce qu’alors mon troisième Fiat, celui de la vie dans la Divine Volonté se multiplie et se répand partout. Il est sans limites. La Création, par ailleurs, connaît des limites. Elle ne peut prendre plus d’ampleur que dans son état actuel. […]

Par la Création, J’ai lancé mes travaux. Mais Je ne suis pas resté comme centre de la vie dans les choses créées.

Par la Rédemption, Je me suis fait le centre de la vie de ma propre Humanité, mais non le centre de la vie chez les créatures. Et si leur volonté n’adhère pas à la mienne, les fruits de la Rédemption sont inutiles.

Au contraire, par mon troisième Fiat, la créature plonge sa vie dans ma Volonté et Je deviens le centre de sa vie. C’est pourquoi, Je te le répète, mon « Fiat Voluntas tua » [que ta volonté soit faite] sera la véritable gloire de la Création et l’accomplissement des fruits abondants de la Rédemption. » (6 juin 1921). 

Le temps de la Parousie (les 1000 ans) concerne la vie sur la terre : Dieu demeurera avec les hommes qui sont sur la terre, sinon cela n’aurait aucun sens de dire que la voix venait depuis les Cieux : « Et j’entendis une voix forte qui venait du Trône. Elle disait : ‘Voici la demeure de Dieu avec les hommes … » (Ap 21,3s). (L’hérésie du millénarisme commence quand on prétend atteindre le monde idéal avant le jugement eschatologique explique le Catéchisme de l’Église catholique § 676).

L’Apocalypse avertit de la manifestation d’une fausse trinité, la triade « dragon, bête de la mer, bête de la terre » (Ap 13,11-18). Et Jésus fait cette promesse trinitaire au vainqueur : « je graverai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la Cité de mon Dieu, la nouvelle Jérusalem qui descend du Ciel, de chez mon Dieu, et le nom nouveau que je porte. » (Ap 3,12 ). Autrement dit, « J’écrirai sur lui » :

  1.  Le Nom de Mon Dieu (le Nom du Père) ;
  2.  Le Nom de la Cité nouvelle, Jérusalem, celle qui descend de Mon Dieu : il s’agit d’une vie relationnelle, à mettre en rapport avec l’Esprit Saint ;
  3. Le Nom nouveau que je porte (le Nom du Fils).

À la fin, quand Jésus sera manifesté dans la gloire, « l’Ange me montra le fleuve de Vie, limpide comme du cristal, qui jaillissait du trône de Dieu [= le Père] et de l’Agneau [= le Fils]. (Ap 22,1). Quant au fleuve, c’est l’Esprit Saint (Jn 7,38-39) par lequel nous participons à cette vie trinitaire..

Dans une extase, Luisa eut une vision de la Trinité dans une lumière et un rayonnement difficile à décrire. Jésus lui commente lui-même cette vision :

« Sa lumière est inaccessible à l’esprit créé. Si quelqu’un voulait entrer en elle, ce qui lui arriverait serait semblable à ce qui adviendrait à une personne qui voudrait entrer dans un grand feu : ne détenant pas la force et la vivacité suffisantes, elle serait consumée par ce feu. N’ayant plus d’existence, elle ne pourrait se souvenir ni de la quantité, ni de la qualité de la chaleur du feu.

Les rayons sont les vertus divines. Certaines de ces vertus sont moins adaptées à l’esprit humain. C’est pourquoi il est possible de les voir et d’en tirer du plaisir, mais non de raconter quoi que ce soit à leur sujet. Les autres, qui sont plus adaptées à l’esprit humain, on peut en parler, mais en balbutiant ; car personne ne peut en parler d’une façon juste et digne. Ces vertus sont : l’amour, la miséricorde, la bonté, la beauté, la justice et la connaissance. Avec Moi et au nom de tous, rends hommage à la Trinité pour la remercier, la louer et la bénir de tant de bonté envers toutes ses créatures. » (14 janvier 1922).

En préparation de l’éternité

Le catéchisme de l’Église catholique dit : « Aux hommes, Dieu accorde même de pouvoir participer librement à sa providence en leur confiant la responsabilité de "soumettre" la terre et de la dominer (cf. Gn 1,26-28). Dieu donne ainsi aux hommes d’être causes intelligentes et libres pour compléter l’œuvre de la Création, en parfaire l’harmonie pour leur bien et celui de leur prochains. Coopérateurs souvent inconscients de la volonté divine, les hommes peuvent entrer délibérément dans le plan divin, par leurs actions, par leurs prières, mais aussi par leurs souffrances (cf. Col 1,24). Ils deviennent alors pleinement "collaborateurs de Dieu" (1 Co 3,9 ; 1Th 3,2) et de son Royaume (cf. Col 4,11) ». (CEC 307)

À la fin du commentaire du livre 11, nous avons parlé de la structure quaternaire de la vie dans la divine volonté, et nous l’avons fait en reprenant la quaternité du Temple et celle de Gn 1,1-2 (ciel, terre, mer, abîme) – avec la mer qui représente les potentialités humaines et l’abîme recouvert de ténèbres qui représente l’instauration de nouvelles possibilités, c’est-à-dire l’action créatrice de Dieu qui maintient la fraîcheur de la vie ! La mer représente la volonté humaine qui est configurée pour recevoir un mouvement incessant de la Volonté du Créateur. Luisa en reçoit la vision :

« Étant dans mon état habituel, je me trouvai soudainement en dehors de mon corps, au milieu d’une vaste mer. J’y vis une machine : son moteur fonctionnait et l’eau en jaillissait dans toutes les directions. […] [Jésus explique :] ‘La mer est ma Volonté. La machine est l’âme qui y vit. Le moteur est la volonté humaine œuvrant dans la mienne. […] Les actes accomplis dans ma Volonté ruissellent partout : sur la terre et dans le Ciel. Ils ruissellent vers le passé parce que ma Volonté a toujours existé ; vers le présent parce que ma Volonté est encore active ; vers le futur parce que ma Volonté existera à jamais. Comme ils sont beaux les actes réalisés dans ma Volonté !’ » (9 août 1921)

Un peu plus tard, Jésus insiste d’une autre manière :

« Ma fille, comme ils sont grands les actes accomplis dans ma Volonté ! Si tu demandais au soleil : Combien de semences as‑tu rendues productives aujourd’hui ? Combien d’entre elles as‑tu multipliées ? De toute évidence, ni le soleil, ni aucune créature, quelles que soient leurs connaissances, ne pourraient répondre à cette question. Néanmoins, un acte réalisé dans ma Volonté réalise beaucoup plus que le soleil en multipliant à l’infini les semences divines. Une nouveauté se produit alors dans le monde spirituel, une musique nouvelle ravit tout le monde.

En entendant cette musique, les âmes les mieux disposées deviennent ardentes et d’innombrables retombées surgissent comme autant de semences. Un acte accompli dans ma Volonté porte en lui un grand pouvoir créateur rendant les semences incroyablement productives Il crée les graines et les multiplie à l’infini. Il me donne l’occasion de nouvelles créations, mettant mon pouvoir en action. Il est porteur de vie divine. » (10 décembre 1921).

Le livre de la Sagesse dit : « Oui, Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité, il en a fait une image de sa propre nature » (Sg 2,23). Jésus dit à Luisa :

« Ma fille, les âmes qui vivent dans ma Volonté sont de petites roues qui tournent dans la grande roue de l’Éternité. Ma Volonté est le mouvement et la vie de la grande roue de l’Éternité. […] Oh ! comme il est beau de voir une âme entrer dans ma Volonté ! Lorsqu’elle y entre, la grande roue de l’Éternité lui donne une corde pour la faire tourner dans sa vaste structure. Et sa petite roue s’engage dans des tours éternels. La corde de la grande roue la met en communication avec toutes les cordes divines. En tournant, la petite roue fait tout ce que le Créateur entreprend.

Voilà pourquoi ces âmes sont comme les premières que Je créai et comme les dernières car, en tournant, elles se trouvent au début, au milieu et à la fin. Ainsi, elles seront la couronne de toute la famille humaine, la gloire, l’honneur, le supplément de tout et le retour à Dieu de tout l’ordre des choses créées par Lui. Alors, que tes tours soient continus dans ma Volonté. Je te donnerai la corde et tu te disposeras à la recevoir, n’est‑ce pas ? » (4 février 1922).

 

[1] Extraits de Pietro SCOPPOLA, « L’Église catholique et le fascisme italien », dans 2000 ans de christianisme, tome IX, p. 206-207

[2] Cf. Pietro SCOPPOLA, op.cit., p. 207

[3] Cf. Pietro SCOPPOLA, op.cit., p. 210

[4] Cf. Pietro SCOPPOLA, op.cit., p. 213

[5] Abréviations. LG : Vatican II, Constitution dogmatique Lumen gentium. RM : Jean-Paul II, encyclique Redemptoris Mater.

[6] Origène, Commentaire sur le Cantique des Cantiques, Sources Chrétiennes 375, par Luc Brésard et Henri Crouzel, Cerf, Paris,1991, Livre III,1,11 ; Tome II, p. 497

[7] Attention, l’idée de l’Âme du monde a été reprise par PLOTIN (mort en 270 après J.-C.) dans un système où le monde est le résultat d’une expansion graduelle de l’Être divin (l’Âme du monde reste unie à l’intelligence par la partie supérieure de son être, tandis qu’elle incline par sa partie inférieure vers les choses d’ici-bas qu’elle produit dans un mouvement qui descend toujours). Ce système conduit au panthéisme contraire à la doctrine chrétienne.

[8] Dans ces séries, 4 et 9 correspondent au carré, 8 et 27 au cube. Les séries de Platon s’arrêtent là, car les cubes suffisent à décrire l’espace tridimensionnel tel que nous le percevons. Georges J. KAYAS, « L’âme de l’univers et la musique dans le Timée de Platon (34 b et ss.) », Bulletin de l’Association Guillaume Budé, no 3,‎ octobre 1974, p. 287-329.

[9] PLATON (trad. du grec ancien par Albert Rivaud), Timée, t. X, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Collection des Universités de France »,1949,275 p., p. 3 à 123 : Notice, p. 53

[10] PLATON (trad. du grec ancien par Albert Rivaud), Timée, t. X, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Collection des Universités de France »,1949,275 p., p. 3 à 123 : Notice, p. 46 à 51.

[11] Léon ROBIN, La pensée hellénique des origines à Épicure : Questions de méthode, de critique et d’histoire, Paris, P.U.F.,1942,555 p., Études sur la signification et la place de la physique dans la philosophie de Platon (p. 231-336), p. 285.

[12] S. IRÉNÉE, Contre les hérésies, V,32,1

[13] S. IRÉNÉE, Contre les hérésies, V,33,2

[14] A. HESCHEL, Les bâtisseurs du temps, Paris 1967, p. 205

[15] Saint IRÉNÉE, Contre les Hérésies, Cerf, Paris 1984, p. 678

[16] C’est aussi dans cette perspective que peut se comprendre la vision prophétique d’Isaïe : « Le Seigneur Sabaot prépare pour tous les peuples, sur cette montagne, un festin de viandes grasses, un festin de bons vins, de viandes moelleuses, de vins clarifiés. Il a détruit sur cette montagne le voile qui voilait tous les peuples et le tissu tendu sur toutes les nations » (Is 25,6-7).

Date de dernière mise à jour : 06/05/2026