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Présentation du livre sur saint Matthieu
Françoise Breynaert, L’évangile selon saint Matthieu, pour la proclamation orale. Traduction depuis la Pshitta. Imprimatur de la conférence des évêques de France. L’Harmattan, juin 2026.
Françoise BREYNAERT, L’évangile selon saint Matthieu, un collier d’oralité en pendentif en lien avec le calendrier synagogal. Traduction depuis la Pshitta. Préface Mgr Mirkis (Irak) ; Mgr Dufour (France) et Mgr Kazadi (Congo RDC). Parole et Silence, juin 2026.
Les deux ouvrages comportent la même traduction de l’évangile, dans le premier, la traduction est simplement annotée, dans le second elle est commentée.
Résumé
L’ouvrage défend l’idée que l’étude des Évangiles à partir de l’araméen, notamment de la Pshitta, permet de mieux comprendre le sens originel des paroles de Jésus. L’auteure montre que certaines traductions grecques ont parfois perdu des nuances importantes concernant des termes comme « nazaréen », « paix », « Fils de l’homme » ou « génération ». Elle souligne également que la Pshitta, fondée sur une tradition liturgique et orale ancienne, constitue une source plus fidèle que la Vetus Syra pour plusieurs passages.
L’auteure présente ensuite une méthode d’exégèse fondée sur l’oralité, où les récits sont organisés selon des rythmes, des répétitions et des « colliers d’oralité » facilitant leur mémorisation. Ce livre explique que l’Évangile de Matthieu est structuré en cinq grands ensembles correspondant aux cinq livres de la Torah. Cette organisation est également liée au calendrier synagogal, puisque les passages de l’Évangile accompagnaient les lectures de la Torah au fil de l’année liturgique juive. Ce parallèle met en évidence les liens étroits entre l’Ancien et le Nouveau Testament et éclaire la mission du Christ.
Mots-clés
Araméen, Pshitta, Vetus Syra, Évangile de Matthieu, oralité, exégèse, traduction biblique, Torah, calendrier synagogal, lectionnaire liturgique, Ancien Testament, Nouveau Testament.
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Plan
Un mot sur les trois préfaciers. 2
Tout d’abord, nous partons de l’araméen. 2
Plus précisément, nous partons de la Pshitta. 3
À partir de l’araméen, nous faisons une exégèse d’« oralité ». 4
Explication « fil d’oralité », les « colliers d’oralité ». 4
« Un lectionnaire liturgique » en « lien avec le calendrier synagogal ». 5
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Les trois préfaciers.
Mgr Youssif Mirkis est le premier préfacier, il est Dominicain, archevêque chaldéen de Kirkuk & Sulaimaniyah qui sont situées au nord de l’Irak, là où les chrétiens se sont réfugiés. Il écrit : « Je suis heureux que les chrétiens occidentaux puissent découvrir la richesse de leurs frères et sœurs des Églises assyro-chaldéennes ».
Mgr Dufour prend sa retraite dans ma paroisse, le contact a été spontané ; il a connu Mgr Youssif Mirkis en Irak dans sa jeunesse. Il a travaillé pour la catéchèse et s’est intéressé à ce commentaire de l’évangile de saint Matthieu et à l’explication qu’il contient sur la façon dont les premiers chrétiens comprenaient les premiers livres de la Bible.
Mgr Kazadi est l’évêque de Kolwezi en RDC, il retrouve sa culture ancestrale dans ces colliers d’oralité qui font la nouveauté de mon travail. Les colliers d’oralité sont d’abord des objets que l’on porte par exemple autour du poignet ou autour du cou pour retenir en les comptant sans en oublier des actions à faire ou une mémoire collective. Conscient que cette exégèse valorise la culture orale et donc sa propre civilisation africaine, il m’a invitée à donner cours au grand séminaire interdiocésain.
Tout d’abord, nous partons de l’araméen.
Dans sa préface, Mgr Mirkis écrit : « Les premiers chrétiens parlaient araméen... Il devient possible d’admettre que les récits qui nous sont parvenus sont d’autant plus respectueux des faits que, dans une civilisation orale, le compositeur engage sa crédibilité devant la communauté (et les nombreux autres témoins) ».
Partir de l'araméen permet de résoudre un certain nombre de difficultés d'interprétation.
Par exemple, et cela a conduit à beaucoup de discussions inutiles, on trouve en grec « nazaréen » ou « nazôréen », mais c’est partout le même mot araméen « nāṣrāyā », qui dérive du mot « rejeton », donc en référence à la prophétie d’Isaïe « Un rejeton [nāṣarṯā] sortira de la souche de Jessé, … 2 Sur lui reposera l’Esprit du SEIGNEUR » (Is 11, 1s).
Exemple 2. L’araméen a deux mots pour dire « la paix » : « la tranquillité ou paix de compromission šaynā » (que Jésus n’est pas venu apporter) et « la paix plénitude šlāmā » (que Jésus nous donne). Ainsi, « Heureux ceux qui font la paix [šlāmā ; hébreu Shalom ; arabe Salam) car ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9). Mais, « je ne suis pas venu jeter la tranquillité [la paix de compromission šaynā], mais le glaive ! » (Mt 10,34).
Exemple 3. En grec, il n’y a qu’une formule : « ὁ υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου » Fils de l’homme ou Fils d’homme. En araméen, l’appellation « Fils de l’homme [brēh d-nāšā] » n’est pas équivalente au banal « fils d’homme [bar-nāšā] », « Le Fils de l’homme a sur la terre pouvoir de remettre les péchés » (Mt 9,6) en référence au livre de Daniel qui a vu le Fils de l’homme s’avançant sur les nuées dans le « tribunal céleste » (Dn 7,10). Si Jésus est le Fils de l’homme, il échappe au jugement des commissions d’enquête !
Exemple 4. À la fin du discours eschatologique, nous entendons généralement : « cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé » (Mt 24,34 BJ) : le grec γενεα, le latin generatio et le français « génération » évoquent au maximum la durée de vie d’un homme ; mais en araméen le mot šarbṯā désigne d’abord une souche, une race, une tribu, une famille, un peuple, donc non seulement une génération, mais aussi une série de générations. La race humaine doit accomplir le but pour lequel elle a été créée et faire la volonté de Dieu sur la terre comme au ciel avant d’entrer, en tant que race humaine, dans l’éternité.
Exemple 5. L’annonciation à Marie et à Joseph : si l’on part du grec, on pourrait opposer l’évangile de Luc, où c’est Marie qui nommera l’enfant Jésus, et Matthieu, où il semblerait que ce soit Joseph. En araméen, en Mt 1,21, « teqre » peut être traduit : « elle appellera » ou « tu appelleras ». Bien que les textes grecs et latins aient traduit « tu appelleras », il serait plus cohérent de traduire: « elle appellera ». Le soir de Noël, quand Joseph entend Marie nommer le nouveau-né : « Jésus » ; Joseph est confirmé dans sa foi aux paroles de l’ange « elle l’appellera Jésus ».
Plus précisément, nous partons de la Pshitta
Quand on parle d’évangile en araméen, il faut savoir si l’on parle de la Vetus Syra (les vieilles syriaques) ou de la Pshitta.
En université, on ne travaille généralement pas sur la Pshitta, mais sur la Vetus Syra, établie principalement à partir de deux manuscrits parcellaires, surtout celui du Sinaï qui fut probablement un simple outil de travail d’un moine et non pas un manuscrit utilisé pour la liturgie : en effet, on a réécrit dessus, ce que l’on ne se permettrait pas s’il était le texte liturgique en usage. On observe que ces manuscrits ressemblent au texte grec.
Dans son journal de voyage, l’Itinerarium Egeriae (vers 381-384), Égérie observe que la liturgie est célébrée en grec, même en Syrie-Palestine, et qu’un prêtre traduit en syriaque pour le peuple. Cette situation reflète une évolution liturgique : les premières communautés chrétiennes de langue araméenne avaient d’abord utilisé un lectionnaire dans leur langue, avant que le grec ne devienne la langue liturgique dominante.
La Pshitta est le texte liturgique des Églises de langue araméenne : son texte a été établi sur des manuscrits anciens et en tenant compte de la mémoire orale. Et nous avons des indices de son ancienneté. Par exemple : la Pshitta nous parle, à la résurrection, de « Marie la mère de Jacques et de José » (Mt 27,56), ce que confirme Hégésippe (vers 115-180) dont Eusèbe de Césarée rapporte plusieurs extraits. Alors que la Vetus Syra (manuscrit du Sinaï) dit « Marie fille de Jacques et mère de Joseph ».
Voici un autre exemple qui sera important pour la suite de l’explication.
« Par le chemin des païens, n’allez pas » (v. 5). Le grec εθνων et le latin gentium pourraient suggérer que Jésus interdise d’aller dans les nations et les peuples païens, mais le mot araméen « ḥanpe » désigne des païens et non pas leurs pays. La Vetus Syra (le synaïtique) ne permet pas de voir la nuance puisqu’il parle de « nations [‘amme] ». Les apôtres pourront voyager à l’étranger ; cependant, bien que les païens et les Samaritains manifestent une grande ouverture, les douze apôtres sont envoyés sur le terrain juif, celui qui s’est montré le plus ingrat : « Allez plutôt vers les brebis qui se sont éloignées de la maison d’Israël [deḇaḏ men bēṯ yīsrāyel] » (Mt 10,6). L’expression peut désigner les Juifs infidèles, mais il semble qu’il faille garder le premier sens du verbe, le plus évident : il s’agit des Juifs de la diaspora : ils serviront d’interprètes pour l’évangélisation de sorte que le socle hébréo-araméen et l’appui de l’Ancien Testament sont gardés (Mt 10,5-8). On en reparlera quand on parlera de l’évangile comme lectionnaire liturgique en lien avec le calendrier synagogal.
À partir de l’araméen, une exégèse d’« oralité »
Un témoin compose, un récit fait pour être mémorisé. Sa composition est acceptée par les autres témoins. Il s’engage. Pour être mémorisé, on joue sur le rythme, la respiration, les mots crochets.
L’évangile est proclamé avec un balancement du corps gauche / droite :
« Et ton Père, / qui voit dans le secret,
te le rendra / ouvertement ! » (Mt 6,6).
Le balancement fait jouer le contraste entre « le secret » et « ouvertement ».
Autre exemple :
« 29 Prenez sur vous mon joug [nīr], / apprenez de moi,
que je suis clément (doux, reposant) [nīḥ] / et humble de cœur,
30 et vous trouverez le repos [nyāḥā] / pour votre âme.
Mon joug est suave à porter, / et mon fardeau est léger. » (Mt 11,29-30)
Explication « fil d’oralité », les « colliers d’oralité »
Le récit de la Passion est un petit collier d’oralité de 5 perles correspondant à cinq lieux : 1 L’Eucharistie au Cénacle, 2 L'agonie au jardin, 3 Chez Caïphe, 4 Chez Pilate, 5 Au calvaire et au sépulcre.
L’ensemble de l’évangile est un grand collier, complexe, avec cinq fils d’oralité, tenus par un collier compteur.
Chez Matthieu, le collier compteur a cinq perles : l’annonciation à Joseph, l’adoration des mages, la prédication de Jean-Baptiste, la voix céleste au baptême du Christ, et la victoire du Christ sur Satan au désert.
Chaque perle du collier compteur tient un fil ; donnons trois exemples.
1er fil. L’annonciation à Joseph dit que ce qui a été engendré en Marie vient de l’Esprit Saint, le fil d’oralité donne le sermon sur la montagne et la prière du Notre Père.
2e fil, en Mt 10,19-25, Jésus annonce aux disciples qu’ils seront persécutés.
« Quand ils vous pourchasseront, donc, / dans cette ville,
prenez la fuite / dans une autre » (Mt 10,23).
Dans le collier compteur, face à la cruauté d’Hérode, le départ discret des mages et la fuite de Joseph ont montré l’exemple. Au passage, observons que la Pshitta parle bien de Joseph qui « s’enfuit » Mt 2,14 alors que ce que l’on appelle le texte grec et la Vetus Syra dit simplement « s’en alla » de sorte que l’écho entre Mt 10,23 et le collier compteur ne s’entend plus.
4e « fil » (Mt 13,53 à 18,35) est introduit dans le « collier compteur » par Mt 3,13-17 (le baptême du Christ). Et, au centre de ce fil, nous entendons le récit de la Transfiguration. Matthieu donne : « mon fils bien-aimé en qui je me complais » (Mt 17,5), alors que Mc 9,7 et Luc 9, 35 disent simplement « mon fils bien-aimé », Dans la composition de Matthieu, la voix céleste « celui-ci est mon fils bien-aimé en qui je me complais [hānaw ber ḥabbīḇā d-ḇēh eṣṭḇīṯ] » s’exprime en termes rigoureusement identiques à la Transfiguration (Mt 17,5) et au baptême du Christ (Mt 3,17 collier compteur).
Au passage, il faut noter les subtilités de la langue araméenne. Nous avons ici, conjugué à la forme etp‘el, c’est-à-dire passive ou réfléchie, le verbe ṣḇā, qui signifie aussi désirer, aimer, vouloir, se complaire en. Jésus porte en son être profond la volonté divine du Père, le dynamisme de son vouloir. L’Occident attendra saint Maxime le Confesseur, le 2e concile du Latran en l’an 649 et le 3e concile de Constantinople (680-681) pour enseigner que l’union dans la personne du Christ de la nature humaine et de la nature divine a son écho dans son âme humaine où se réalise l’union de sa volonté humaine et de sa volonté divine. Alors que c’est évident dans le texte araméen de la Pshitta.
« Un lectionnaire liturgique » en « lien avec le calendrier synagogal »
Il fallait d’abord mettre en évidence les 5 fils d’oralité, avant de voir qu’ils répondent aux 5 livres de la Torah. Comme on l’a dit, les premiers chrétiens ont été envoyés par Jésus « vers les brebis qui se sont éloignées de la maison d’Israël » (Mt 10,6), c’est-à-dire dans la diaspora juive. Ils ont enseigné dans les synagogues où l’on faisait la proclamation de la loi, la Torah de Moïse, le Pentateuque. L’année liturgique juive commence en automne avec la Genèse, et l’ensemble du Pentateuque est lu au cours de l’année.
L’évangile de Matthieu commence par accompagner la lecture synagogale du Lévitique, lequel est lu au printemps (fin mars, avril, début mai). La suite accompagne les Nombres, le Deutéronome, la Genèse et l’Exode. Et la finale, avec la Passion et la résurrection de Jésus, boucle le lectionnaire : après la célébration de la Pâque, les chrétiens recommencent l’évangile au début, tandis qu’à la synagogue ils réentendent le Lévitique.
Parfois c’est l’Ancien Testament qui éclaire le nouveau, parfois, c’est le nouveau qui éclaire l’ancien ; donnons trois exemples.
Dans le 1er fil, en lien avec Le Lévitique.
Après les Béatitudes, nous trouvons les versets sur « sel de la terre » et « la lumière du monde » (Mt 5,13-16). Celui qui pratique la douceur, la miséricorde et la justice est utile à tous. Dans le Lévitique, nous lisons : « à toute offrande tu joindras une offrande de sel à ton Dieu. » (Lv 2,13). Or justement, les Béatitudes conduisent à avoir du sel en soi-même, c’est-à-dire d’avoir un esprit de sacrifice. Le Lévitique éclaire l’évangile.
Ensuite, tout au long du « sermon sur la montagne », Jésus explique l’ensemble de la Loi dans le but de la « remplir » (Mt 5,17), c’est-à-dire d’en donner le sens parfait, eschatologique. Et il est remarquable que Matthieu le donne à méditer en lien avec la lecture synagogale du Lévitique dont les décrets relatifs aux esclaves ou aux prêts à intérêt allaient déjà dans le sens d’un plus grand amour.
Dans le 2e fil, en lien avec le livre des Nombres
Après le recensement des douze tribus, préparant une conquête militaire, le livre des Nombres explique l’organisation et les charges des lévites (Nb 2–4). En écho à une telle lecture synagogale, cette perle montre les douze apôtres et la charge qui leur incombe ; il s’agira d’une conquête des cœurs, par la prédication et les œuvres de guérisons.
Dans le 5e fil, en lien avec le livre de l’Exode.
L’Exode se trouve accompli dans le discours eschatologique. On voit par exemple que Jésus annonce des « [fléaux] meurtriers [mawtāne] » (Mt 24,7) : ils désignent la 5e plaie d’Égypte (Ex 9,3 – peste du bétail) la 8e plaie (Ex 10,17 les sauterelles) et la 10e plaie (Ex 12,13 mort des nouveau-nés) qui poussèrent pharaon à laisser repartir les Hébreux. Cette allusion au livre de l’Exode donne à comprendre que les événements difficiles ont un rôle équivalent aux fléaux d’Égypte : sortir de l’oppression du Mal. Dans la Vetus Syra, le manuscrit sinaïtique omet « les fléaux meurtriers [mawtāne] » et ne permet donc pas d’entendre que Jésus fait allusion à un nouvel Exode, à l’échelle du monde entier, pour sortir de l’emprise du mal : la venue du Fils de l’homme sur les nuées du Ciel est une bonne espérance !
Un mot sur le Notre Père
Les traductions habituelles donnent chez Luc un texte plus court que celui de Matthieu. Cependant, peut-on penser que saint Matthieu se serait autorisé d’ajouter quelque chose à la prière enseignée par le Seigneur, texte sacré s’il en est ? Qu’en dites-vous ?
En araméen (Pshitta), à d’infimes détails près, le « Notre Père » de Luc est le même que celui de Matthieu, avec sept demandes.
De plus, il faut savoir que tous les israélites de cette époque apprenaient à réciter et à écrire la Torah en hébreu et la plupart des prières dans le judaïsme contemporain du Christ étaient écrites en hébreu. L’original du Notre Père devait être en hébreu, et les évangélistes l’ont traduit en araméen en utilisant ici ou là des synonymes.
Luc dit : « délivre-nous [praq] » (Lc 11,4) ; et Matthieu : « délivre-nous [pṣ’] » (Mt 6,13). Les deux verbes sont synonymes, avec une nuance plus dramatique dans le verbe « pṣ’ ». Luc a sans doute fait son choix en fonction de son fil d’oralité qui est introduit dans le collier compteur par l’épisode où la prophétesse Anne « parlait de Jésus à tous ceux qui attendaient la délivrance [prq] de Jérusalem » (Lc 2,38). Luc a aussi établi une correspondance entre la 7e demande du Notre Père et le 7e fil d’oralité où il est question de la « délivrance [prq] » eschatologique (Lc 21,24).
Dans l’araméen, Matthieu ajoute : « car c’est à toi qu’appartiennent le Règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, amen ». Ce que le texte latin de la vulgate clémentine et du grec ont aussi perdu, mais qui fut conservé dans la version officielle grecque orthodoxe.
Françoise Breynaert
Foi-vivifiante.fr
Date de dernière mise à jour : 03/07/2026