Mystères glorieux

La Résurrection

« Mais l’ange prit la parole et dit aux femmes : "Ne craignez point, vous :  je sais bien que vous cherchez Jésus, le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité comme il l’avait dit. Venez voir le lieu où il gisait, et vite allez dire à ses disciples : Il est ressuscité d’entre les morts,  et voilà qu’il vous précède en Galilée; c’est là que vous le verrez. Voilà, je vous l’ai dit." » (Mt 28,5-7)

« Ne cherchez pas au sépulcre Jésus le Nazaréen : il est ressuscité, il n’est plus ici. Il est ressuscité, comme il l’avait annoncé. Il est ressuscité ! : telle est l’annonce surprenante de Pâques. Il est ressuscité comme il l’avait annoncé, menant les Saintes Écritures à leur plein achèvement.          Pâques est le centre de l’année liturgique et le cœur de la vie chrétienne, justement parce qu’elle est la mémoire vivante du mystère central du salut : la mort et la résurrection du Seigneur.   Il s’agit certainement d’une surprenante réalité surnaturelle mais, en même temps nous sommes confrontés à une donnée historique, vérifiable concrètement. Saint Pierre écrivait aux premiers chrétiens : "Ce n’est pas en suivant des fables sophistiquées que nous vous avons fait connaître la puissance de l’Avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais après avoir été témoins oculaires de sa majesté" (2P1, 16) » (Jean Paul II, Audience du 14 avril 1993)

« C’est en son Nom que les disciples de Jésus font des miracles (cf. Mc 16,17), car tout ce qu’ils demandent au Père en son Nom, celui-ci le leur accorde (Jn 15,16). » (CEC 434)

L’Ascension

« Puis il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit. Et il advint, comme il les bénissait, qu’il se sépara d’eux et fut emporté au ciel. Pour eux, s’étant prosternés devant lui, ils retournèrent à Jérusalem en grande joie, et ils étaient constamment dans le Temple à louer Dieu. »  (Lc 24,50-52)

« L’Ascension du Christ n’est pas un voyage dans l’espace, vers les astres les plus lointains; car, au fond, les astres sont eux aussi faits d’éléments physiques comme la terre. L’Ascension du Christ signifie qu’Il n’appartient plus au monde de la corruption et de la mort qui conditionne notre vie. […] A travers le Christ l’être humain a été conduit jusqu’à l’intérieur de la vie même de Dieu. Et, étant donné que Dieu embrasse et soutient l’univers tout entier, l’Ascension du Seigneur signifie que le Christ ne s’est pas éloigné de nous, mais que maintenant, grâce à Sa présence auprès du Père, il est proche de chacun de nous, pour toujours. Chacun de nous peut le tutoyer ; chacun peut l’appeler. Le Seigneur se trouve toujours à portée de voix. » (Benoît XVI, homélie de l’Ascension, 07.05.05)

« Si Marie goûtait une grande joie quand son Fils vivait corporellement à côté d’elle et autant de joie quand ce même Fils après avoir détruit la mort resurgit des enfers ; aurait-elle eu moins de joie quand son Fils, devant ses yeux, entra dans les cieux avec cette chair que, comme elle le savait bien, il avait pris d’elle ? […] Les bonnes mères de ce monde ont l’habitude d’éprouver une grande allégresse quand leurs fils sont élevés aux honneurs terrestres ; et cette mère - sans aucun doute une bonne mère ! - ne se serait pas réjouie d’une joie ineffable lorsqu’elle vit son fils unique pénétrer tous les cieux avec puissance et domination et, s’élevant, atteindre le trône de Dieu le Père Tout Puissant ? » (Saint Eadmer, De excellentia, 6)

« Grâce du mystère de l’Ascension, descendez dans mon âme et la rendez vraiment céleste. » (St L-M de Montfort, Méthodes 4)

La Pentecôte

« Je mettrai en vous mon esprit et je ferai que vous marchiez selon mes lois et que vous observiez et pratiquiez mes coutumes. » (Ez 36,27)

 « Le fruit de l’Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi : contre de telles choses il n’y a pas de loi. » (Ga 5,22-23)

«  La Pâque du Christ s’accomplit dans l’effusion de l’Esprit Saint qui est manifesté, donné et communiqué comme Personne divine. » (CEC 731)

« C’est sous la forme de langues "qu’on eût dites de feu" que l’Esprit Saint se pose sur les disciples au matin de la Pentecôte et les remplit de lui (Ac 2,3-4). La tradition spirituelle retiendra ce symbolisme du feu comme l’un des plus expressifs de l’action de l’Esprit Saint "N’éteignez pas l’Esprit" (1Th 5,19). » (CEC 696)

« Nous vous demandons par ce mystère, et l’intercession de votre sainte Mère, la descente du Saint Esprit dans nos âmes. » (St L-M de Montfort, Méthodes 13)

L’Assomption

 

« Le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis. » (1Co 15,20)

« …Nous déclarons et Nous définissons comme un dogme divinement révélé que : l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la gloire céleste.» (Pie XII, Constitution apostolique "Munificentissimus Deus", 01.11.50)

« Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t’offrir notre action de grâce ; toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant, par le Christ notre Seigneur.

Aujourd’hui la Vierge Marie, la Mère de Dieu, est élevée dans la gloire du ciel :

Parfaite image de l’Église à venir, aurore de l’Église triomphante, elle guide et soutient l’espérance de ton peuple encore en chemin.

Tu as préservé de la dégradation du tombeau le corps qui avait porté ton propre Fils et mis au monde l’auteur de la vie.

C’est pourquoi, avec tous les anges du ciel, pleins de joie, nous (disons) chantons :

Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers ! » (Paul VI, préface de la messe de l’Assomption)

Le couronnement de Marie

« Fasse Dieu que tu sois éternellement exaltée et récompensée de mille biens, puisque tu n’as pas ménagé ta vie quand notre race était humiliée, mais que tu as conjuré notre ruine en marchant droit devant notre Dieu. » (Jdt 13,20)

« Pour eux je me consacre moi-même, afin qu’ils soient eux aussi consacrés dans la Vérité » (Jn 19,19)

« Confier le monde au Cœur Immaculé de Marie signifie nous approcher, grâce à l’intercession de la Mère, de la source même de la vie, qui a jailli au Golgotha. » (Jean Paul II, Portugal, mai 1982)

« A toi, avec confiance, nous nous consacrons tous. Avec toi, nous voulons suivre le Christ, Rédempteur de l’homme… » (Jean Paul II, extrait de l’acte de consécration, 13 mai 1997, Fatima)

« Je te choisis aujourd’hui, ô Marie pour ma mère et ma reine, je te livre et consacre en toute soumission et amour, mon corps et mon âme mes biens intérieurs et extérieurs et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, te laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient, sans exception, selon ton bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité. » (St L-M de Montfort, A.S.E. 225)

« Enfin la Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs (cf. Ap 19,16), victorieux du péché et de la mort. » (Concile Vatican II, Lumen gentium 59)