Mystères douloureux

L’Agonie de Jésus au jardin

« Entré en agonie, il priait de façon plus instante, et sa sueur devint comme de grosses gouttes de sang qui tombaient à terre. Se relevant de sa prière, il vint vers les disciples qu’il trouva endormis de tristesse, et il leur dit : "Qu’avez-vous à dormir ? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation." » (Lc 22,44-46)

« Au moment où il s’identifie avec notre péché, abandonné par son Père, il s’abandonne entre les mains de son Père, Ses yeux restent fixés sur son Père. […] Lui seul, qui voit son Père et en jouit pleinement, mesure en plénitude ce que signifie résister par le péché à l’amour du Père. Avant d’être une souffrance pour son corps et à un degré beaucoup plus élevé, sa passion est une souffrance atroce pour son âme. » (Jean Paul II, N.M. 26)

« Le Rédempteur fut tenté trois fois […] : - Dis à ces pierres de devenir du pain, car c’est le soutien nourricier des hommes. - Et de nouveau : Je te donnerai les royaumes de leur gloire, car telle est la promesse de la loi. - Et enfin ; Jette-toi de haut en bas, ce qui est la descente de la mort. Mais lui ne fut troublé par aucune de ces propositions. Il ne se réjouit aucunement quand Satan le flattait, pas plus qu’il ne se tourmenta quand il cherchait à l’effrayer. Mais il allait son chemin, et accomplissait la volonté de son Père. » (Saint Ephrem, Diatessaron IV, 12)

 

La Flagellation

« Il en est beaucoup, je vous l’ai dit souvent et je le redis aujourd’hui avec larmes, qui se conduisent en ennemis de la croix du Christ : leur fin sera la perdition ; ils ont pour dieu leur ventre et mettent leur gloire dans leur honte ; ils n’apprécient que les choses de la terre. » (Ph 3,18-19)

« La tempérance est la vertu morale qui modère l’attrait des plaisirs et procure l’équilibre dans l’usage des biens créés. Elle assure la maîtrise de la volonté sur les instincts et maintient les désirs dans les limites de l’honnêteté. La personne tempérante oriente vers le bien ses appétits sensibles, garde une saine discrétion et "ne se laisse pas entraîner pour suivre les passions de son cœur" (Si 5,2). » (CEC 1809)

« Grâce de la flagellation de Jésus, descendez dans mon âme et la rendez vraiment mortifiée. » (St L-M de Montfort, Méthodes 3)

 

Le Couronnement d’épines

« Les soldats, tressant une couronne avec des épines, la lui posèrent sur la tête, et ils le revêtirent d’un manteau de pourpre ; et ils s’avançaient vers lui et disaient : "Salut, roi des Juifs !" Et ils lui donnaient des coups. » (Jn 19, 2-3)

« Et si la mission semble rencontrer à notre époque des oppositions plus grandes qu’en n’importe quel autre temps, cela montre qu’elle est encore plus nécessaire actuellement et, malgré les oppositions, plus attendue que jamais. Nous touchons indirectement ici le mystère de l’économie divine[1] qui a uni le salut et la grâce à la croix. » (Bx Jean Paul II, R.H. n° 11)

« Sang du Christ, Fils du Père éternel, sauve-nous. Sang du Christ, émanant de la couronne d’épines, sauve-nous. » (Litanies du Précieux Sang de Jésus)

 

Le Portement de croix

« Alors il [Pilate] le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus. Et il sortit, portant sa croix » (Jn 19,16-17)

« La force est la vertu morale qui assure dans les difficultés la fermeté et la constance dans la poursuite du bien. Elle affermit la résolution de résister aux tentations et de surmonter les obstacles dans la vie morale. La vertu de force rend capable de vaincre la peur, même de la mort, d’affronter l’épreuve et les persécutions. Elle dispose à aller jusqu’au renoncement et au sacrifice de sa vie pour défendre une juste cause. "Ma force et mon chant, c’est le Seigneur" (Ps 118,14). "Dans le monde, vous aurez de l’affliction, mais courage, moi j’ai vaincu le monde" (Jn 16,33). » (CEC 1808)

« Le chemin de l’amour selon le Christ est un chemin difficile, exigeant. Il nous faut être réalistes. Ceux qui ne vous parlent que de spontanéité, de facilité, vous trompent. La maîtrise progressive de notre vie, apprendre à être celui que Dieu veut, demande déjà un effort patient, une lutte sur nous-mêmes. Soyez des hommes et des femmes de conscience. » (Jean Paul II prie le rosaire à Lourdes)

« Au pied de la croix, la mère de Jésus se tient en silence et en prière. Si nous suivons le Christ dans sa passion, Marie sera sans cesse à nos côtés. » (Jean Paul II, Angelus du 14 mars 1999)

 

La Crucifixion

« Lorsque les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses vêtements et firent quatre parts, une part pour chaque soldat, et la tunique. Or la tunique était sans couture, tissée d’une pièce à partir du haut; ils se dirent donc entre eux : "Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l’aura": afin que l’Ecriture fût accomplie : Ils se sont partagé mes habits, et mon vêtement, ils l’ont tiré au sort. Voilà ce que firent les soldats. Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : "Femme, voici ton fils." Puis il dit au disciple : "Voici ta mère." Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit comme sienne. Après quoi, sachant que désormais tout était achevé pour que l’Ecriture fût parfaitement accomplie, Jésus dit: "J’ai soif." Un vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d’une branche d’hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit: "C’est achevé" et, inclinant la tête, il remit l’esprit. » (Jn 19, 23-30)    

« N’ayez pas peur d’accueillir dans votre vie la croix du Christ ! Elle donne sa pleine valeur et sa signification aux joies et aux peines de la vie, en aidant chacun de nous à faire de sa propre existence un don d’amour envers Dieu et les hommes. La croix nous enseigne à aimer tout le monde, y compris nos ennemis, afin de coopérer à l’œuvre rédemptrice du Christ et à l’accomplissement du Royaume de Dieu. » (Jean Paul II, Angélus du 14 mars 1999)

« Grâce du mystère de la mort et de la passion de Jésus Christ, descendez dans mon âme et la rendez vraiment sainte. » (St L-M de Montfort, Méthodes 3)

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[1] Economie divine signifie la sagesse et l’art de l’agir de Dieu